Rapport Britam: des instances internationales pour faire la lumière sur les Rs 1,9 Md manquantes…

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À peine le rapport de la commission d’enquête sur la vente des actions du défunt groupe BAI au sein de Britam Holdings déposé mardi, le gouvernement a décidé de passer à l’action.

Ainsi, l’attorney general, Maneesh Gobin, annonce le recours à l’initiative STAR (Stolen Assets Recovery), spécialisé dans la restitution des avoirs volés, pour reconstituer cette transaction qui se veut douteuse sur la vente des actions de Britam, en partenariat avec la Banque mondiale et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

Il intervenait, hier, aux côtés du ministre des Infrastructures nationales, Bobby Hurreeram, et de son collègue des Services financiers, Mahen Seeruttun, pour dénoncer le rôle joué par Roshi Bhadain dans la vente des 23 % du capital de l’ex-BAI dans sa filiale kenyane. L’ex-ministre des Services financiers du gouvernement de feu Anerood Jugnauth en 2015 est accusé par les trois ministres d’être à l’origine du scandale financier qui a fait perdre à l’État mauricien Rs 1,9 milliard.

En effet, Mahen Seeruttun, tout en critiquant la manière dont ce deal a été concocté dans le bureau de l’ex-ministre, à l’insu du cabinet et des fonctionnaires, se demande comment il a choisi de liquider ces actions pour Rs 2,4 milliards alors qu’il avait des soumissionnaires pour des montants allant de Rs 4,2 milliards à Rs 4,6 milliards. «C’est un manque à gagner de Rs 1,9 milliards que nous aurions pu utiliser pour rembourser les victimes de Super Cash Back Gold», souligne le ministre.

D’ailleurs, le ministre Hurreeram a tiré à boulets rouges sur Roshi Badhain, critiquant ses réactions intempestives à l’égard du président de la commission d’enquête, l’ex-juge Bhushan Domah, qualifié comme une sommité de la profession légale, ainsi qu’à l’encontre du Premier ministre, Pravind Jugnauth. «Nous sommes dans un pays de droit, si vous n’êtes pas d’accord avec les conclusions de ce rapport qui, soit dit en passant, est damning contre votre personne, vous avez des instances appropriées que vous pouvez saisir pour demander réparation», affirme le ministre.

Bobby Hurreeram s’interroge par ailleurs sur les comportements du leader du MMM, Paul Bérenger à l’égard de Roshi Bhadain, membre de l’Alliance de l’Espoir, incriminé dans rapport Britam. Il se demande comment le dirigeant MMM peut s’asseoir à côté du leader du Reform Party, après avoir souligné en 2017, au moment de l’institution de la commission d’enquête, que le manque à gagner serait de Rs 600 millions. Or, aujourd’hui, il est de Rs 1,9 milliard, grâce à la façon dont l’ex-ministre a mené ces négociations. La riposte de Roshi Bhadain est vivement attendue.

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