Vaccination anti-Covid: «MO LEKOR, MO DRWA, MO SWA»

Avec le soutien de
© Beekash Roopun

© Beekash Roopun

«Non à la campagne de vaccination obligatoire.» Un mouvement prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux pour s’élever contre la décision du gouvernement d’obliger le personnel éducatif et celui de la santé de se faire vacciner. Un site Web, «mybodymychoicemyvoice.com»,  et une page Facebook, «My body My Choice My Voice», ont été créés le 1er juin, en vue de sensibiliser les citoyens contre ce qu’ils appellent être une atteinte à «nos droits fondamentaux». Ce groupe a donc décidé de prendre les devants. Une pétition a été lancée en ligne il y a quelques jours. Plus de 4 000 personnes se sont déjà associées à cette cause, qui est d’ailleurs un mouvement international. Depuis mardi 8 juin, 120 billboards ont été installés dans divers endroits à travers l’île.

© Beekash Roopun

L’obligation pas la solution

Les experts s’accordent sur deux points : l’importance de la vaccination pour mettre un frein à la propagation et l’importance de la communication et sensibilisation pour diminuer l’hésitation vaccinale. L’obligation de se faire vacciner est même jugé contre-productive. Dans une déclaration en décembre dernier, Kate O’Brien, directrice du département des vaccins à l’OMS, avait déjà dit que l’obligation vaccinale n’est pas la voie à suivre, même si dans certains pays et sous certaines conditions, il est fortement recommandé de se faire vacciner. Quant à Michael Ryan, directeur des questions d’urgences sanitaires de l’instance, il avait fait savoir qu’expliquer les avantages du vaccin est plus productif que le fait de les imposer sans aucune pédagogie. 

L’hésitation vaccinale a aussi été abordée dans un autre papier médical publié dans The Lancet en mars 2021. Selon le Dr Oliver Wouthers, Assistant Professor of Health Policy au London School of Economics et les auteurs, trois facteurs contribuent à l’hésitation : la vitesse à laquelle les vaccins ont été développés, le fait que c’est la première fois que les vaccins mRNA sont utilisés et les théories de complot. Les solutions proposées sont simples : sensibilisation et communication claire sur les vaccins, demander aux personnalités de s’engager dans la campagne et s’assurer que celle-ci se déroule dans les lieux accessibles et sans problème. Force est de constater que jour après jour, les files d’attentes interminables dans les centres et ceux qui ont attendu toute une journée pour finalement se dire qu’il n’y a pas de vaccin va contre cette proposition. Ce papier dit aussi que le système doit prévoir des compensations en cas d’effets secondaires graves. Pour rappel, à Maurice, le formulaire de consentement qui dédouane l’État est toujours obligatoire et le mécanisme de compensation évoqué par le ministre de la Santé au Parlement le 23 mars est toujours très flou.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x