Filtrage des réseaux sociaux: les messageries exclues

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Le système tel que présenté dans le document consultatif de l’ICTA, ne serait ni plus ni moins un filtrage qui va agir en interdisant l’accès à des plateformes publiques, telles que Facebook, Twitter et Instagram.

Le système tel que présenté dans le document consultatif de l’ICTA, ne serait ni plus ni moins un filtrage qui va agir en interdisant l’accès à des plateformes publiques, telles que Facebook, Twitter et Instagram.

Quelles sont les plateformes concernées par la proposition d’amendements à l’Information and Communication Technologies Act (ICT Act) et le filtrage à la source ? En voici la liste :

Sont concernées : Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, Pinterest, LinkedIn, Tumblr, Flickr, Reddit, Snapchat, Vimeo, Medium, TikTok.

Pas concernées : Messenger et Messenger App, WhatsApp Messenger, Skype avec l’option Private Conversations, Telegram, Viber, Wire, Threema, Wickr, Silence, line, Zoom App, Microsoft Team et Signal.

L’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) fait la distinction entre les services de messagerie instantanée et les plateformes de réseau social. La première catégorie concerne des applications qui incluent l’utilisation des appels voix, les appels vidéo et le partage des contenus par internet. Puis, les plateformes de réseau social qui utilisent les protocoles TLS et HTTPS, et ont pour but de partager des contenus publics ou dans des groupes avec plusieurs utilisateurs seront concernées pour un contrôle.

Confidentialité

LICTA n’a pas tardé à répondre à ses détracteurs par rapport à son document consultatif sur les réseaux sociaux. Une proposition qui vise à filtrer à la source, grâce à un serveur proxy, les contenus indésirables ou offensants.

Dans un communiqué publié hier, lundi 19 avril, l’ICTA choisit de répondre principalement sur l’aspect confidentialité qui sera préservé. Les échanges, partages et communications sur les applications ou services de messagerie ne seront pas filtrés, surveillés ou bloqués.

En effet, les services de messagerie instantanée, comme WhatsApp, Messenger, Telegram, Viber, Threema, Signal, entre autres, ne sont pas concernés par la réglementation. L’ICTA indique qu’il n’y aura pas d’intermédiaire (middle man) dans les échanges entre deux utilisateurs, avant d’ajouter que le chiffrement bout en bout (end-to-end) sur ces plateformes de messagerie ne permet aucun intermédiaire.

On apprend aussi que, dans le cadre de cette consultation publique, l’ICTA a demandé l’avis du bureau régional de Facebook en Afrique du Sud sur celle-ci et aussi des mesures alternatives pour lutter contre les abus et la mauvaise utilisation des réseaux sociaux.

Dégâts

L’autorité régulatrice souligne avoir mis en avant les dégâts faits par les réseaux sociaux. D’autant plus que Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a demandé aux gouvernements d’introduire des réglementations sur les réseaux sociaux. Il faisait spécifiquement allusion à la fusillade de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

L’ICTA souligne qu’une fois l’exercice de consultation publique terminé le 5 mai, un comité examinera les propositions du public avant de faire ses recommandations.

Le dossier sera ensuite envoyé au Prime Minister’s Office pour être présenté soit au Conseil des ministres ou au bureau de l’Attorney General pour s’assurer que les propositions sont en ligne avec l’article 12 de la Constitution.

Le chairman de l’ICTA, Dick Ng Sui Wa, dans une déclaration à l’express dit qu’il a voulu faire une consultation pour avoir l’avis du public sur cette proposition avant d’aller de l’avant. «L’ICTA va recueillir les avis et un comité va travailler sur ce que préconisent les Mauriciens. Une fois la consultation terminée, le document sera envoyé au gouvernement. Ce sera au gouvernement de trancher pour l’adopter ou pas.» Il donne l’assurance que l’infrastructure ne va pas épier ou sauvegarder les informations sensibles, dites privées.

Accès interdit

Malgré cette assurance, de nombreux internautes sont en colère. Le système tel que présenté dans le document consultatif, ne serait ni plus ni moins un filtrage qui va agir en interdisant l’accès à des plateformes publiques, telles que Facebook, Twitter et Instagram, qui utilisent le protocole HTTPS, dont le ‘s’ signifie sécurisé et les plateformes utilisant le protocole TLS.

Un serveur proxy va intercepter ces connexions entrantes et sortantes pour avoir en mémoire tampon les posts ou statuts publiés sur les réseaux sociaux visibles. Des règles seront créées pour filtrer des contenus spécifiques ou qui posent un danger.

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