Wakashio: «Les sauveteurs ont pris une semaine pour arriver», explique Alain Donat

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Le directeur de la marine, Alain Donat et Me Kannen Colunday, son représentant juridique, à leur sortie de l’audience de la cour d’investigation, mardi 23 février.

Le directeur de la marine, Alain Donat et Me Kannen Colunday, son représentant juridique, à leur sortie de l’audience de la cour d’investigation, mardi 23 février.

«En temps normal, les salvors auraient pris 48 heures mais ils sont arrivés le 31 juillet. Ils auraient dû arriver le 28 juillet.»  C’est ce qu’a affirmé Alain Donat, Director of Shipping, lors de la reprise de son audition ce mardi 23 février, à la cour d’investigation pour enquêter sur le naufrage du MV Wakashio, survenu le 25 juillet 2021.

Mais le Covid-19 a tout chamboulé. Du coup, les renfloueurs et les remorqueurs ont pris 7 à 8 jours pour arriver sur le site du naufrage.

Selon lui, le retard était deux fois supérieur avec la pandémie. C’était la seule façon de procéder. «Si l’équipage était infecté, il n’y aurait pas eu de sauvetage.»

Il explique qu’il a fallu prendre beaucoup de précautions à cause du Covid-19. Par exemple les pilotes qui ont emmené les salvors à bord ont été envoyés en quarantaine après l’atterrissage, bien qu’ils portaient une combinaison. «Le ministère de la Santé ne voulait prendre aucun risque

Maurice pas équipé pour une grosse marée noire

Aussi, il a fallu tester l’équipage à bord du vraquier japonais car salvage master aurait demandé à ce que certains membres d’équipage puissent être évacués. «Le protocole de la Santé est très important. Même pour le démantèlement, les salvors étaient en quarantaine

Autre révélation, c’est que Maurice est équipé uniquement pour une marée noire à l’échelle 1 (tier 1), soit entre 0-10 tonnes alors que celle du MV Wakashio était de la catégorie Tier 3, soit plus de 100 tonnes métriques.

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Le 26 juillet, les habitants de Pointe d’Esny se réveillent avec une triste image: l’épave du MV Wakashio drossée sur les récifs. Le navire japonais battant pavillon panaméen s’est échoué la nuit précédente. 12 jours après, il déverse son contenu dans nos lagons, causant une marée noire. Sans perdre de temps, les Mauriciens, main dans la main, s’activent pour limiter les dégâts. Retour sur la pire catastrophe écologique du pays…

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