Casinos: la nomination d’un agent MSM du n°13 décriée

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L’«Assistant Surveillance and Security Manager» au cœur de la contestation aurait le moins d’ancienneté parmi ses collègues

L’«Assistant Surveillance and Security Manager» au cœur de la contestation aurait le moins d’ancienneté parmi ses collègues

Plusieurs instances ont été alertées depuis qu’un «protégé politique» a été promu au sein des casinos de Maurice. Le sélectionné est le junior de 25 autres de ses collègues qui ont au moins 25 ans de métier. Des employés ne cachent pas leur frustration.

Vague de protestations à la State Investment Corporation (SIC). La nomination d’un agent politique du Mouvement socialiste militant (MSM) de la circonscription n°13, Rivière-des-Anguilles-Souillac, comme Assistant Surveillance And Security Manager au sein du département de la sécurité des casinos de l’État, opérés par le bras d’investissement du gouvernement, est actuellement contesté devant plusieurs instances. Cette affaire fait l’objet d’une enquête de l’Independent Commission against Corruption (ICAC), en outre de la justice, du bureau du Travail, de l’Equal Opportunities Commission (EOC) et de la Human Rights Commission.

La commission anticorruption avait été alertée aussitôt la publication de l’avis de recrutement pour le poste en question en avril 2019. Depuis, sur la base d’informations fiables, un groupe d’employés, qui se présente comme «the very few officers who were chosen to join this department by the then management based on our clean records, qualifications, excellent attendance records and experiences and not because of our political affinities», avait signalé que l’avis de recrutement n’était qu’une façade puisque le choix de celui qui allait être nommé à ce poste était connu d’avance. D’ailleurs dans une autre correspondance à l’ICAC dont nous avons consulté une copie, les dénonciateurs précisent que lors d’une conversation téléphonique, un haut cadre de la SIC aurait dit, «pa ti bizin advertise post-la. Ti bizin donn li direckteman».

Poste surnuméraire

En effet, peu de temps après, la personne indiquée a bel et bien décroché le poste. Mais, là où le bât blesse au sein du département de la sécurité des casinos de l’État, c’est que le sélectionné est le junior de 25 autres de ses collègues qui ont au moins 25 ans de métier. C’est la raison pour laquelle, à la SIC, des voix s’élèvent contre la création de ce qu’elles qualifient de poste surnuméraire «pour caser un agent politique alors que les finances des casinos sont toujours dans le rouge».

 Depuis cette nomination, les faits et gestes du «protégé» sont suivis de près par ses collègues. L’on évoque une altercation verbale entre deux membres du département de la sécurité en présence de clients. Un seul employé aurait écopé d’un avertissement alors que son supérieur, un ancien garde du corps d’une amie proche d’un ex-Premier ministre s’en est sorti indemne.

Puis, il y a eu la fois où un chef de la sécurité au casino de Curepipe aurait accepté des tips directement d’un client. Ce qui est contraire aux règlements. Le principal concerné après des échanges téléphoniques avec son supérieur n’aurait remboursé que Rs 500 sans qu’aucune autre action ne soit prise contre lui.

Puis, il y a trois semaines, un client aurait agressé un Security Officer, toujours au casino de Curepipe. L’affaire n’a pas été portée à la police. Pour finir, un autre membre de la sécurité a porté plainte contre le «protégé politique» au poste de police de l’Escalier ainsi qu’au bureau du Travail pour des présumés insultes et harcèlement.

Des membres du personnel se disent dépités car pendant ce temps c’est du business as usual pour la direction de la SIC.

D’ailleurs, dans l’une des correspondances en notre possession, on peut lire que lors d’une audience tenue à l’EOC le 14 juillet 2020, l’avocat et ex-Attorney General Ravi Yerrigadoo représentant la SIC, a suggéré en présence du président de la commission, une négociation entre la direction de la SIC et un des contestataires.

«Pendant que les casinos enregistrent des pertes de Rs 22 millions et que des comités éternels se penchent sur les moyens pour les rentabiliser, faudrait-il une marche citoyenne devant les locaux de la SIC pour qu’elle se réveille enfin de sa léthargie ?» s’interroge un protestataire.

Nous avons sollicité Goolabchund Goburdhun, le directeur général de la SIC par mél et par téléphone sur cette affaire. Nous attendons son retour.

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