Dans les hôtels: la quarantaine coûte environ Rs 50 000 à l’Etat par personne

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Pour les hôtels utilisés comme centres de quarantaine, l’Etat a dû décaisser notamment en termes de frais de location, alimentation, soins et tests PCR effectués.

Pour les hôtels utilisés comme centres de quarantaine, l’Etat a dû décaisser notamment en termes de frais de location, alimentation, soins et tests PCR effectués.

Le Récif Attitude, les hôtels Ambre et Casuarina. Voici les trois établissements qui comptent toujours des personnes en quarantaine. Celles-ci sont des Mauriciens rapatriés récemment, notamment de l’Inde et le personnel soignant œuvrant dans les hôpitaux publics. Alors que le pays ne compte plus aucun cas actif de Covid-19 depuis maintenant 19 jours et que les rapatriements se font au compte-gouttes, le gouvernement a déjà «rendu» la majorité des hôtels aux propriétaires. 242 personnes sont toujours en isolement. Mais la quarantaine a un coût…

 Si le gouvernement dispose de locaux publics, à l’instar du centre de loisirs de Pointe-aux-Piments, l’option des hôtels a été choisie quand les contaminations étaient en hausse, de par leur capacité. Mais outre les frais de location, l’alimentation des «pensionnaires» ainsi que les soins et les tests PCR effectués représentent des dépenses. Selon nos recoupements à l’hôtel du gouvernement, pour une personne placée en quarantaine, l’État  décaisse Rs 50 000.

Ce qui représente des frais d’au moins Rs 125 millions, en se basant sur les 2 500 personnes qui ont séjourné dans les divers centres. À cela, s’ajoutent des coûts non prévus au départ, tels que des dédommagements payés aux hôteliers pour dégâts causés. «Nous avons malheureusement des abus, du matériel détruit et des hôtels vandalisés. Il est dommage que des citoyens mauriciens se permettent de faire ça», avance Jean-Michel Pitot, président de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM). D’ajouter que dans des cas pareils, outre la location, le montant des dégâts est également facturé à l’État. «Dans le cas de mes établissements, je n’ai pas eu ce souci. Ils m’ont été rendus dans un état impeccable mais d’autres hôteliers ont dû faire face à du matériel endommagé», dit-il.

Pourtant, au «pic» de la pandémie, jusqu’à 1 000 chambres d’hôtels avaient été mises à la disposition des Mauriciens. Les hôteliers seront-ils prêts à jouer le jeu encore une fois si le pays connaît une deuxième vague de contamination ? «Oui, à 200 %», répond le président de l’AHRIM.

Du côté du gouvernement, l’on indique disposer d’une capacité de 400 à 500 chambres pour les besoins de quarantaine en ce moment. «Bien sûr, en cas de nécessité, le gouvernement n’hésitera pas à faire à nouveau appel aux hôteliers», souligne une source autorisée.

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