Pointe-aux-Sables: les neuf suspects repassent en cour aujourd’hui

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La police est intervenue au centre de quarantaine de Pointe-aux-Sables, samedi.

  La police est intervenue au centre de quarantaine de Pointe-aux-Sables, samedi.  

Ils ont comparu devant la Bail and Remand Court, hier, sous une accusation provisoire de séquestration. Neuf suspects, âgés entre 21 et 32 ans et arrêtés suite à l’incident qui s’est produit au centre de quarantaine de Pointe-aux-Sables, samedi, se sont vus refuser le droit de recouvrer la liberté, car la police pense qu’ils pourraient interférer avec les témoins de l’affaire ou manipuler des preuves. Ils comparaissent à nouveau en cour ce matin.

Retour sur cet incident. Samedi, vers 14 heures, le médecin qui s’occupe des 70 patients du James Burty David Quarantine Centre, à Pointe-aux-Sables, décide de faire un briefing avec 41 d’entre eux. Cela, pour les informer de la situation présente et leur dire que leur «séjour» au centre sera prolongé. C’est là, selon les dires du médecin, que ceux présents auraient changé de comportement envers lui. «Je peux les identifier. L’un d’eux m’a pris par le bras et m’a malmené. Je me suis illico dirigé vers mon bureau, accompagné de la Nursing Officer. Neuf personnes y ont fait irruption, en proférant des injures et en me menaçant à l’aide d’une paire de ciseaux.» Il dit avoir tout de suite appelé la police, tout en étant séquestré dans son propre bureau.

Toutefois, les résidents ont une autre version des faits. «Sé enn fos case kinn mété. Le médecin nous a dit que nos examens médicaux allaient être faits la semaine prochaine alors qu’ils auraient dû être déjà effectués. Quand on a exprimé notre mécontentement, le médecin nous a lancé des jurons et nous a provoqué», confie un témoin de la scène.

Selon un autre témoin, ce serait le médecin qui aurait proféré des injures à leur encontre après que ces derniers ont demandé des explications quant à la raison de cette prolongation de la quarantaine et celle pour laquelle les tests n’avaient pas encore été effectués. «Le dernier test remonte au 26 mars. On l’a suivi dans son bureau uniquement pour avoir une réponse claire et voilà qu’il nous accuse de séquestration !» s’indigne un autre. Il ajoute que le médecin n’était pas dans son état normal. «Personne ne l’a agressé. Certains ont certes utilisé un langage vulgaire, mais c’est uniquement parce que le docteur en avait fait de même.»

Ce n’est que vers 17 h 30, samedi, que des membres de la Special Supporting Unit, armés et portant une combinaison sanitaire, ont appréhendé ceux qui ont été identifié par le médecin. Reconduits en cellule, ils sont incarcérés au Vacoas Detention Centre. L’express a tenté de savoir, au- près du ministère de la Santé, les mesures prises pour ces détenus mais le responsable de communication est resté injoignable. Le Deputy Commissionner of Police, Krishna Jhugroo, a d’ailleurs évoqué ce problème lors de la conférence de presse du comité national, hier, disant que la police montrerait zéro tolérance envers ceux qui agiraient contre le personnel soignant.

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