Éducation et formation: ces sociétés qui recrutent sans le School Certificate

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Les centres d’appels emploient des candidats sans le SC à certaines conditions.

Les centres d’appels emploient des candidats sans le SC à certaines conditions.

Ne pas avoir le School Certificate (SC) n’est pas la fin du monde, loin de là. C’est ce qu’affirment des responsables de certaines sociétés, pour qui il est plus important de trouver des employés compétents, mais surtout expérimentées, pour les postes proposés. Car, si pour certains postes, le critère de qualification académique est obligatoire, pour d’autres, les recruteurs se basent sur d’autres facteurs.

CareerHub.mu, une agence de recrutement, souligne que des sociétés recrutent souvent sans prendre en considération les qualifications académiques du demandeur. «Il existe des entreprises qui prennent des candidats sans le SC, mais le candidat doit être titulaire d’un certificat équivalent ou d’une formation métier», nous fait part Melissa Doolaub, de CareerHub.mu. Parmi les domaines dont le recrutement peut être flexible se trouvent l’informatique, l’hôtellerie et la vente.

«Par exemple, dans le secteur de l’informatique, il existe différents cours avec des perspectives de carrière, comme spécialiste en support informatique, technicien informatique indépendant, technicien en helpdesk ou même spécialiste en support technique», ajoute notre interlocutrice. De plus, dans le domaine commercial, pour des postes dans le service après-vente et le télé conseil, avec une bonne maîtrise de la langue française et anglaise, il est possible de pouvoir être retenu pour un poste. Parler une troisième langue, dans ces situations serait un bel avantage.

La société Henry Schein, spécialisée dans la vente de produits médicodentaires, cherchait récemment une personne qui pourrait se charger de sa clientèle. «Nous cherchions quelqu’un qui pourrait renseigner nos clients, traiter les appels et assurer les négociations commerciales, entre autres», nous informe un employé de l’entreprise. Malgré les multiples responsabilités de ce poste, la société ne demande pas de qualifications académiques spécifiques. «Aucun critère scolaire n’est demandé. Nous demandons uniquement à ce que la personne maîtrise bien la langue française. Mais bien sûr, avant que la personne ne commence à travailler, elle doit être formée.»

Expérience et motivation

GPO Limited, filiale d’une société française exerçant dans l’univers de la comptabilité, cherchait, quant à elle, des auditeurs internes et externes. Le poste consiste à vérifier des documents comptables, pour assurer une régularité des comptes des sociétés. «Nous nous basons principalement sur les années d’expérience du candidat», souligne Chloé Untwan. «Pour ce poste, nous avions demandé deux à trois ans d’expérience minimum.»

Kevin Bauwens, directeur de la compagnie Yuni, spécialisée en fabrication et vente de décorations et meubles de maison, fait comprendre que c’est la rigueur et la motivation de l’employé qui priment. La société cherchait récemment un responsable d’entrepôt. «Une personne qui pourrait superviser l’embarquement des produits dans les camions, qui pourrait donner un coup de main dans le service d’inventaire et bien d’autres choses», souligne le directeur. La compagnie ne prend pas en compte les qualifications académiques, mais plutôt les années d’expérience et la motivation du candidat. «Nous ne tenons pas forcément à employer une personne selon ses compétences académiques», souligne Kevin Bauwens. «Si la personne a la tête bien sur les épaules et qu’elle a envie de toujours apprendre, elle a de grandes chances d’être recrutée.»

L’après résultats : casse-tête pour élèves et parents

Les élèves dont les résultats ne leur permettent pas de continuer leurs études dans leur collège peuvent se tourner vers le MITD, entre autres, pour apprendre un métier.

Depuis l’annonce des résultats du School Certificate (SC), le 16 janvier, plusieurs élèves qui n’ont pu obtenir les cinq «credits» pour passer en Grade 12 sont dans la tourmente. De nombreuses interrogations subsistent quant à leur sort. Alors que certains ne pourront faire une troisième tentative pour le SC, d’autres ont appris de leurs collèges respectifs qu’ils ne pourront pas refaire leur Grade 11 pour la seconde fois.

« L’ école nous a fait comprendre qu’il n’y avait pas de place pour accueillir ma fille, alors qu’en principe, tout le monde a droit à une deuxième chance pour passer les examens du SC», explique un parent. Ce dernier a entrepris des démarches auprès du ministère de l’Éducation, afin de trouver une solution.

Le ministère, lui, avait annoncé qu’il procéderait à une analyse de la situation au cas par cas. Un fonctionnaire explique que les institutions et autres organismes du secteur ne vont aucunement aller contre la décision des cinq «credits», mise en vigueur par le gouverne- ment. «Cependant, depuis le début de cette semaine, nous avons mis en place un comptoir d’information et de conseil, au ministère. Il vise à accueillir les parents et les élèves, et à trouver ensemble des solutions pour s’adapter aux besoins des élèves qui ont des problèmes. Je peux vous dire qu’ils sont nombreux tous les jours à s’y rendre.» Les demandeurs sont aussi conseillés sur un plan de carrière professionnelle, soit dans les centres du Mauritius Institute for Training and Development ou ceux de Polytechnics Mauritius.

«Tout est une question de réorganisation.»

Quant aux cas où des élèves n’ont pas été acceptés par leur collège pour une deuxième année de SC, des sources du ministère soutiennent ne pas être au courant. «Tout est une question de réorganisation. Plusieurs écoles, après l’annonce des résultats, ont dû travailler sur la liste des enseignants qui restent pour l’année scolaire et sur l’emploi du temps… Si un problème surgit, les élèves peuvent toujours se tourner vers le ministère ou la zone d’éducation de leur région, pour trouver une solution», avance-t-on.

D’autre part, la non-admission dans leurs collèges respectifs de certains qui n’ont pu obtenir le minima pour entrer en Grade 12 fait l’affaire des collèges privés payants. Des établissements comme City College, OCEP ou encore Mauricia Institute offrent ainsi, contre des frais de scolarité mensuels, la possibilité à des collégiens de retenter le SC tout en étant inscrits en Grade 12.

Cependant, l’élève se voit dans l’obligation d’avoir les cinq «credits» minimums lors du SC 2020, afin de pouvoir passer en Grade 13 l’an prochain. Et il doit aussi réussir à ses examens de Grade 12, concurremment.

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