UK-Maurice: Pravind Jugnauth rencontre Boris Johnson

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Les chefs de gouvernements et d’Etat pausant dans le cadre du sommet UK-Afrique qui s’est ouvert ce lundi. Au centre : le Premier ministre britannique qui a publié cette photo sur Twitter.

Les chefs de gouvernements et d’Etat pausant dans le cadre du sommet UK-Afrique qui s’est ouvert ce lundi. Au centre : le Premier ministre britannique qui a publié cette photo sur Twitter.

La Grande-Bretagne et Maurice se cherchent des avenues de coopération. Alors que Londres a ouvertement indiqué qu’il compte devenir «l’investisseur de choix» des pays africains. Dans un communiqué, Downing Street promet plusieurs «accords valant des milliards de livres».

Que ramènera Pravind Jugnauth dans ses valises ? Il s’entretiendra sous peu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson. Ce, alors que s’ouvre aujourd’hui, lundi 20 janvier, l’UK-Africa Investment Summit. Le Premier ministre (PM) qui y assiste, compte donc mener une véritable opération marketing.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, doit rencontrer seize dirigeants africains dans le sillage de ce sommet afin d’élargir le panel des partenaires commerciaux du Royaume-Uni, alors que celui-ci s'apprête à sortir de l'Union européenne, annonce Downing Street dimanche dans un communiqué.  

Ce tout premier sommet Royaume-Uni-Afrique de l'investissement fait suite à la tournée en Afrique subsaharienne en 2018 de l'ancienne Première ministre conservatrice, Theresa May, la première qu'un dirigeant britannique effectuait en cinq ans.

De son côté, le chef du gouvernement participe cet après-midi, à une session de travail en présence du président mozambicain, Filipe Nyusi et de celui de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Pravind Jugnauth exposera les grands axes de l’économie mauricienne à l’assistance, définissant son évolution, voire son passage, des secteurs économiques traditionnels qui ont jusqu’ici généré de la croissance, à l’instar du tourisme, du sucre, du textile ou encore des services financiers vers de nouveaux piliers plus pointus et novateurs comme la Fintech et l’intelligence artificielle.

Lors de cette session intitulée «Africa growth opportunities generating investments for inclusive growth in Africa», le PM souhaite, à travers sa présentation, vendre les avantages comparatifs de Maurice auprès des opérateurs économiques britanniques et mobiliser des investissements étrangers dans des secteurs productifs. Cela, afin de positionner le pays dans une autre catégorie, celle des revenus élevés.

Parallèlement, Pravind Jugnauth a déjà eu des réunions avec des Chief Executives des entreprises de la finance et des banquiers, à l’instar de Bill Winters, Group Chief Executive de la Standard Chartered Bank Plc. Accompagné du Chief Executive officer de la filiale mauricienne, Mathieu Mandeng, Bill Winters aurait été très sensible, nous dit-on, aux propos de Pravind Jugnauth souhaitant une plus grande présence de cette banque à Maurice. Ainsi, vu son expertise dans le leasing des avions, Standard Chartered envisagerait d’aménager un «Aviation Hub» à Maurice et d’apporter ses connaissances techniques (know-how) dans le développement de la gestion de trésorerie dans l’île avec l’installation de son quartier régional. 

Autre opération de marketing de la partie mauricienne : la participation du chef du gouvernement à une table ronde prévue demain, lors de laquelle ce dernier recherchera les investissements potentiels et nécessaires pour poursuivre son programme de développement des projets d’infrastructures, financiers et dans le secteur de l’agro-industrie.

Si pour le PM, il s’agirait avant tout de saisir les opportunités liées aux incertitudes que constitue le Brexit pour les nombreux d’opérateurs souhaitant délocaliser leurs opérations de la City of London, son homologue britannique s’est penché sur la question déjà et souhaiterait trouver d’autres options pour limiter les dégâts.

Ne souhaitant nullement rester à l’écart d’autres puissances économiques qui ont fait de l’agenda africain une de leurs priorités en termes de stratégie d’investissements, la Grande-Bretagne souhaite se donner les moyens de renforcer les liens avec ses anciennes colonies et accessoirement, avec d’autres États financièrement prospères. 

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