Kishen Veerabudren, poignardé «par son amour de jeunesse» lors d’une énième dispute conjugale

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 Les proches ont préservé une vieille photo de Kishen Veerabudren qui témoigne de sa trépidante jeunesse.

 Les proches ont préservé une vieille photo de Kishen Veerabudren qui témoigne de sa trépidante jeunesse. 

Un coup de couteau qui lui a été fatal. Kishen Veerabudren, 45 ans est décédé hier, mardi 14 janvier, dans la maison où il vivait avec sa concubine et leur fille de 11 ans à Réunion, Vacoas. Sa compagne, une femme âgée d’une trentaine d’années serait l’auteure du crime. Elle aurait dit aux enquêteurs qu’elle était victime de violence domestique depuis des années.

Selon nos informations, Kishen Veerabudren, un récidiviste, ne travaillait pas. Il avait, d’après les dires d’un de ses voisins, perdu l’usage d’un œil et percevait une pension d’invalidité. Ce qui n’empêchait pas qu’il soit violent envers sa fille et sa concubine. «Si koltar ti kapav kozé», affirme le voisin. Celui-ci explique avoir été témoin de plusieurs grosses disputes conjugales.

«Personne ne travaillait dans cette maison. De temps en temps, on pouvait voir la femme qui vendait quelques légumes dans les environs mais rien de plus. Ils occupent la maison familiale des Veerabudren. Ils avaient reçu l’ordre de quitter la maison et à chaque fois la police intervenait pour leur demander de partir. Je pensais que cette fois encore, c’était la même histoire. Mais lorsque j’ai vu la petite sortir de la maison, j’ai compris que quelque chose de grave s’était produit», explique un voisin.

Ce dernier affirme que le drame semble s’être produit devant l’enfant. Il raconte qu’elle ne pouvait plus parler et ne faisait que mimer ce qui venait de se produire. De sources policières, nous apprenons que c’est la concubine, une dénommée Sweety, qui a alerté les secours. Le Samu a alerté la police avant d’arriver sur les lieux. Kishen Veerabudrun gisait inerte dans une mare de sang.

La maison dans laquelle vivait le couple appartenait à la mère du quadragénaire. Elle aussi vivait là avec une de ses filles. Mais suite aux comportements violents de son fils, elle aurait été contrainte de quitter la demeure. Après quoi, les autres héritiers de cette maison ont eu recours à la justice pour demander un ordre d’éviction.

Ce qui expliquerait l’état déplorable de la bâtisse. Pas de rideaux accrochés, des meubles cassés empilés dans la cour, des jouets d’enfant abandonnés devant l’entrée sous un bigaradier… Pourtant à entendre les proches de Kishen Veerabudren, ce dernier avait tout pour réussir.

Les frasques d’un jeune homme passionné de musculation…

Passionné de musculation, Kishen Veerabudren commence sa descente aux enfers depuis son jeune âge. Il était connu dans la famille comme étant le «pli zoli garson». «Il était grand et baraqué. Il faisait de la musculation et était joli garçon. Il faisait fureur».

Sa famille était aussi «bien fortunée». Un proche nous confie que le père de Kishen Veerabudren avait bâti son entreprise dans la distribution de nourriture. Un petit business qui a pris de l’essor rapidement et qui a permis à ses frères et ses cousins de s’envoler pour l’Angleterre où le grand-père s’était installé. Kishen Veerabudren, poussé par sa famille pour qu’il reprenne le droit chemin, a aussi atterri en Angleterre.

«Il avait commencé à se droguer. La famille a tout fait pour qu’il file droit. Mais malgré son séjour en Angleterre, il n’a pas réussi à s’en sortir. Il s’est marié alors qu’il était jeune mais cette relation a fini par un divorce. Après cela, il s’est relevé, avait repris ses petits boulots et tentait de se reprendre en main mais il n’a pas tenu», soutient un membre de sa famille.

Après son divorce, il a rencontré une autre femme avec qui il a eu un enfant. C’est durant cette relation qu’il a été arrêté par la police pour une affaire de drogue, entraînant par la même occasion sa compagne d’alors. Les deux ont été condamnés.

Et c’est à sa sortie de prison qu’il s’est mis en couple avec Sweety. Selon ses proches, il s’agit d’une femme qu’il aurait rencontrée alors qu’il travaillait, dans sa jeunesse, dans l’entreprise de son père. La vie les aurait unis de nouveau. Mais les frasques de Kishen Veerabudren ont fini par les rattraper.

Les voisins de Kishen Veerabudren ne comptent plus les fois où les disputes ont éclaté dans ce couple. Ils affirment que l’enfant était également victime de violence domestique. «A plusieurs reprises la police a été alertée mais la maman a fini par se rétracter. Sauf cette fois…» soutient un des voisins visiblement dépité.

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