Qui sera le prochain ou la prochaine présidente de la République selon vous ?

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Grand moment de la présidence de Barlen Vyapoory, avec l’accueil du pape François, au Réduit, le 9 septembre dernier, en présence du Premier ministre Pravind Jugnauth.

Grand moment de la présidence de Barlen Vyapoory, avec l’accueil du pape François, au Réduit, le 9 septembre dernier, en présence du Premier ministre Pravind Jugnauth.

Après 20 mois d’intérim à la présidence de la République, le vice-président a quitté ses fonctions, hier, mardi 26 novembre. Le PM a désormais les coudées franches pour nommer le prochain président. Ce sera chose faite d’ici lundi.

Voiture officielle avec gardes du corps et motards, un château au Réduit et un salaire de base de Rs 296 000, sans compter les autres privilèges qui vont avec... Le poste de chef d’État est vacant depuis hier, suite au départ de Barlen Vyapoory. Celui qui assurait la fonction de président de la République par intérim depuis le 23 mars 2018 a soumis sa démission au speaker de l’Assemblée nationale, Sooroojdev Phokeer. Pour le moment, c’est le chef juge Eddy Balancy qui occupe la fonction de chef d’État en attendant que le poste soit rempli. C’est le Parlement qui doit nommer le nouveau président, suite à une motion en ce sens présentée par le Premier ministre (PM), une action qui interviendrait, selon toute probabilité, le lundi 2 décembre.

Le nom du successeur de Barlen Vyapoory est gardé secret par Pravind Jugnauth. Seuls ses très proches collaborateurs connaissent le nom du futur président de la République ainsi que celui du prochain vice-président. Toutefois, depuis deux semaines, l’express a appris que l’entourage du chef du gouvernement aurait pris contact avec Abdurafeek Hamuth pour lui proposer le poste de président. L’ancien juge bénéficie également de l’admiration de sir Anerood Jugnauth, l’ex-Premier ministre.

Cependant, depuis que le nom de l’ex-juge a été cité dans la presse, il nous revient qu’au sein du Mouvement socialiste militant, il y a un lobby pour que le PM change d’avis, afin de propulser Kheshoe Parsad Matadeen à la tête de l’État. L’ancien chef juge a pris sa retraite au cours de cette année. Pour sa part, Maya Hanoomanjee, qui était présidente de l’Assemblée nationale et dont le nom a aussi été cité comme présidentiable, est hors de la course puisqu’elle embrasserait une carrière de diplomate très bientôt. 


«Tête haute» 

Pour le poste de vice-président de la République, peu d’informations sont disponibles. Depuis plus d’une semaine, le nom de Françoise Labelle, candidate battue à Vacoas–Floréal, est cité pour occuper cette position. Elle avoue qu’elle est sur le point de perdre patience face aux nombreux appels qu’elle reçoit à ce sujet. «Je n’ai aucune information sur une éventuelle nomination comme vice-présidente de la République. Les journalistes m’appellent pratiquement tous les jours, même à 7 heures du matin !» L’ancien ministre du Commerce, Ashit Gungah, candidat battu dans la circonscription de Grand-Baie–Poudre-d’Or, serait également de la course. Depuis sa défaite, il consacre son temps à ses proches, dit-on, et il a coupé contact temporairement avec la politique. 

Pour revenir au départ de Barlen Vyapoory, c’est hier matin qu’il a soumis sa lettre de démission au speaker, alors que son départ était annoncé depuis la semaine dernière. «C’est suite à un accord commun avec le Premier ministre que je cède la place au nouveau président de la République et au prochain vice-président. C’est tout à fait normal que Pravind Jugnauth nomme une équipe complète après les élections. Je pars avec le sentiment du devoir accompli, avec beaucoup de dignité et la tête haute. Je suis très honoré», confie-t-il à l’express, après un passage à la State House, hier matin.

L’ancien chargé de cours au Mauritius Institute of Education, nommé vice-président de la République le 4 avril 2016, consacrera désormais ses heures libres au social. Il dit vouloir mettre sur pied une organisation non gouvernementale qui militera pour la protection de l’environnement, la promotion de l’éducation et l’épanouissement des jeunes, entre autres.

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