Belle-Rive/Olivia: villages voisins connus pour leurs chevrettes et anguilles

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Assis en bordure de route, ils attendent les clients pour vendre leurs prises du jour.

Assis en bordure de route, ils attendent les clients pour vendre leurs prises du jour.

Pensent-ils qu’un jour ce métier disparaîtra ? Les habitants sont confiants que non. Du moins, tant que les Mauriciens aimeront le «ti cari, satini sévret». Sans oublier les touristes et expatriés. Il faut dire que les crevettes sont délicieuses. Rencontre.

Très appréciées en cuisine, elles ont pour habitat la rivière. Pourtant, très peu de riverains en profitent pour les commercialiser. Les villages de Belle-Rive et Olivia ont fait de la pêche de chevrettes d’eau douce une source de revenus pour subvenir aux besoins familiaux.

Assis sur le trottoir de la route principale, des pêcheurs font le tri dans leur sac contenant les minuscules crustacés qu’ils viennent de pêcher. Ensuite, ils les placent sur un plateau. Curieux, nous les approchons pour en savoir plus sur leur vie de pêcheurs de chevrettes. «On pêche, debout dans l’eau, les chevrettes de la rivière qui traverse notre localité.» Frank Vincent, âgé de 42 ans, a commencé à pêcher à l’âge de 20 ans. À ce moment-là, ce n’était qu’un passe-temps. Il était loin de se douter qu’un jour il en ferait son métier.

C’est au moment où il s’est marié et qu’il a commencé à avoir des responsabilités familiales que Frank Vincent a décidé d’en faire son métier. En parallèle, il travaillait aussi comme maçon. Mais lorsque le poids de l’âge a commencé à se faire sentir, il a préféré se consacrer uniquement à la pêche.

«Mo santi mwa pli alez ar travay-la parski li dan mwa sa.Mo péna pou fer bel zéfor.» Néanmoins, notre interlocuteur précise que ce métier n’est pas aussi facile que l’on pourrait penser. Les anguilles, par exemple, il faut savoir les pêcher. De confier qu’il lui est déjà arrivé de rester toute une nuit à la rivière et de rentrer bredouille. Parfois, il ne peut se contenter de pêcher uniquement à la rivière d’Olivia ou à celle de Kewal Nagar.

«Souvent, il m’arrive d’aller jusqu’à Bel-Air-Rivière-Sèche et même à Réduit.» Surtout que, dans ce métier, il y des hauts et des bas. Comme dans tous les autres métiers d’ailleurs, souligne-t-il.

Antonie Sajoune, lui, déplore que la prise soit plutôt difficile actuellement. «Pa pé gagn sévret ditou avek bann débordman ki nou pé gagné. Séki konn lapess angi pé kapav trasé sinon mayé mem.» Il ajoute que, normalement, les chevrettes sont vendues par plateau.«Enn plato li Rs 100 ek angi nou van li Rs 100.»

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