Hausse des prix: lait et boissons plus chers, le porte-monnaie s’inquiète

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Les prix font désormais tiqer.

Les prix font désormais tiqer.

Soupe à la grimace en vue. Depuis vendredi, certaines marques de lait en poudre coûtent plus cher. La hausse varie de Re 1 à Rs 2. Inutile de songer à noyer son chagrin financier dans un Guiness ou un Smirnoff Ice, cela risque, tel un Orangina, de secouer davantage votre portemonnaie. Car, les prix de ces boissons ont également pris l’ascenseur depuis mercredi (voir tableaux). La question que tout le monde se pose : d’autres prix vont-ils grimper ?

Du côté de l’hypermarché Jumbo à Riche-Terre, hier, devant le rayon lait, certains empilent trois ou quatre paquets. «Nous consommons du lait matin, midi et soir chez moi. Il faut compter une dizaine de paquets par mois. Cumulées, les quelques roupies d’augmentation pèseront lourd dans notre caddie», confie Issa Dookee, une habitante de Notre-Dame.

Il en est de même pour Obert Jeranyama. Les prix le font tiquer, il en aurait presque des sueurs froides. «Je ne perçois pas un gros salaire. Même deux malheureuses roupies de plus peuvent débalancer le budget mensuel que je consacre à l’alimentation.»

Pour Ramdin Dararanj de Montagne-Longue, l’augmentation est contrariante. «Je n’achète que deux paquets de lait par mois. Mais qu’en est-il des familles nombreuses et dans le besoin ?» Et d’ajouter : «Mé ki pou fer? Nou konsomater, nou bizin sibir…»

Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice a une explication pour ces hausses. «Cela résulte d’une dépréciation de la roupie par rapport aux principales devises étrangères.» Il est d’avis que cette dévaluation – de 1,7 % par rapport au dollar américain entre mai 2018 et mai 2019 selon les statistiques de la Banque centrale – résulte de la décision de Pravind Jugnauth, qui a annoncé dans le dernier Budget qu’il allait puiser quelque 18 milliards de roupies du Special Reserve Fund de la Bank of Mauritius pour éponger les dettes du pays.

Doit-on s’attendre à ce que d’autres prix augmentent ? «Nous dépendons beaucoup des importations, surtout pour les produits alimentaires. Si la roupie se déprécie, il est normal que les prix en payent les conséquences.»

Justement, du côté de Phoenix Beverages, on souligne que les augmentations sont dues à «une hausse des prix des matières premières et autres frais généraux à l’international, ainsi qu’à la fluctuation des devises». Aucune autre hausse de prix n’est prévue. Pour l’instant.

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