Deux poids deux mesures pour le personnel du foyer pour enfants La Colombe ?

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Les «caregivers» demandent que justice soit faite dans leur cas. © Rishi Etwaroo

Les «caregivers» demandent que justice soit faite dans leur cas. © Rishi Etwaroo

La ministre de l’Egalité du genre et du développement de l’enfant a fait une déclaration ce mardi 14 mai, au Parlement, au sujet du shelter La Colombe. Après une plainte la directrice a été transférée au National Children’s Council.

Mais d’autres cas plus anciens remontent à la surface, avec cette énième naffire, dans cet abri qui est loin d’être un havre de paix. Depuis dix mois, elles attendent d’être convoquées devant un comité disciplinaire. Ces femmes qui ont travaillé au sein de l’abri La Colombe comme soignantes (caregivers) veulent faire entendre leur voix. 

Elles disent ne pas comprendre comment la responsable du shelter a déjà été convoquée devant un board alors que dans leur cas, elles sont toujours dans l’attente. Sollicité, le Chairman du National Children’s Council, Mouazam Murtuza, dit attendre le rapport de la police dans ce cas.

Cette affaire a fait grand bruit vendredi 10 mai. La responsable de La Colombe aurait agressé un de ses pensionnaires. Ce dernier est admis à l’hôpital de Beau-Bassin. La responsable est passée devant un board lundi et l’on apprend qu’aucune sanction n’a été prise à son égard. Cependant, elle a été mutée ailleurs, a également dit la ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo lors d’une conférence de presse lundi 13 mai à l’hôtel Labourdonnais. Entre-temps, des employées de ce même abri crient à l’injustice. Elles parlent de «politique de deux poids, deux mesures».

Elles racontent que depuis le 1er août dernier, elles sont suspendues de leurs fonctions de soignantes à la suite d’allégations portées contre elles par des pensionnaires. «Ils nous ont accusées de les avoir malmenés et de les avoir frappés. Mais ce n’est pas le cas», lâche une d’elles. Au total, six employées se sont retrouvées au «chômage» même si elles touchent leur paie en fin de mois.

Bloquée à Maurice

Une autre confie qu’elle ne comprend pas pourquoi elle a reçu une lettre du National Children’s Council lui interdisant de quitter le pays. «On ne nous donne aucune explication. Nous sommes allées frapper à toutes les portes. Et toujours rien. Nous n’avons même pas touché notre bonus de fin d’année.»

De son côté, Mouazam Murtuza, qui est en déplacement actuellement, soutient qu’il a déjà pris les choses en main en ce qui concerne l’affaire impliquant la responsable de l’abri. «Après avoir visionné les images de la caméra, nous avons pu nous faire une idée de la situation. Beaucoup de fausses informations circulent sur cette affaire.» Pour ce qui est des femmes suspendues, il indique attendre le rapport de la police. «Nous avons déjà recruté d’autres caregivers en attendant.»

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