Manifestation: les taxis ne veulent pas se moderniser déplorent les hôteliers

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Des chauffeurs de taxi ont manifesté devant l’hôtel Veranda à Pointe-aux-Biches lundi 13 mai.

Des chauffeurs de taxi ont manifesté devant l’hôtel Veranda à Pointe-aux-Biches lundi 13 mai.

«Ils manifestent à chaque occasion mais ils ne sont pas vraiment ouverts aux propositions. Il y a toujours l’envers d’une pièce.» Propos d’un membre de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) au sujet de l’énième manifestation tenue par des chauffeurs de taxi d’hôtels lundi 13 mai.

Une trentaine d’entre eux se sont massés devant l’hôtel Veranda. Ils déplorent encore une fois le fait que plusieurs hôtels ne respectent pas la décision avalisée par le Conseil des ministres, le 7 avril 2016. En effet, 45 hôtels sur 90 ayant au moins 50 chambres n’ont pas mis sur pied le Taxi Desk dans l’enceinte de leur établissement, comme préconisé par le gouvernement.
 
Jocelyn Kwok, le Chief Executive Officer de l’AHRIM, soutient qu’une quarantaine d’hôtels ont bien mis sur pied des Taxi Desks suite à un accord. Sauf que dans la majorité des cas, dit-il, cette mesure n’a pas eu l’effet escompté. «Les hôteliers ne sont pas contre mais ils ne sont pas rassurés quant à l’efficacité de cette mesure. Nous attendons encore un communiqué conjoint de la National Transport Authority et de la Tourism Authority, le régulateur, pour que les hôtels connaissent la marche à suivre.» Les hôteliers ont posé des conditions, comme un bon entretien du véhicule et le port d’un uniforme.

Internet

Un autre membre abonde dans le même sens et évoque la complexité de cette mesure. «Les chauffeurs de taxi doivent aussi revoir leur façon de travailler et se réinventer. Ils se font rattraper par les avancées de la technologie et les services qu’ils proposent sont obsolètes. Il y a Internet maintenant et ce n’est pas un bureau qui résoudra le problème. Les hôtels ont des standards à respecter.»

Pour notre interlocuteur, les chauffeurs de taxi d’hôtels ne disent pas toute la vérité. «Nous leur avons proposé plusieurs options mais ils refusent. Par exemple, ils sont contre certains horaires ou ils s’opposent au port d’un uniforme.»

Les touristes préfèrent avoir recours à des options en ligne pour la réservation d’un taxi plutôt que de passer par un bureau. C’est d’ailleurs ce qu’a fait ressortir le ministre du Tourisme, Anil Gayan, au Parlement, le 2 avril. «Ces personnes sont très réticentes à changer leurs habitudes.»

En attendant, les chauffeurs de taxi d’hôtels accentuent la pression. D’autres manifestations ne sont pas à écarter, selon le président de la Federation of Hotel Taxis Association, Yashpal Murrakhun. Ils demandent au gouvernement de réglementer les mesures préconisées par le Conseil des ministres en 2016 à travers une législation.

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