Paul Bérenger sur le dossier Chagos: «que fait-on si la Grande-Bretagne ne bouge pas ?»

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Paul Bérenger intervenait lors de sa conférence de presse ce samedi 11 mai à Ebène.

Paul Bérenger intervenait lors de sa conférence de presse ce samedi 11 mai à Ebène.

«Je ne veux décourager personne (…) mais nous devons envisager que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis puissent ignorer le vote de l’Assemblée générale et refuser de respecter l’avis de la Cour internationale de Justice. Si tel est le cas, que fait-on ?», s’interroge le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) au sujet de la prochaine tentative de Maurice de faire reconnaître sa souveraineté sur les Chagos. Il intervenait lors de sa conférence de presse ce samedi 11 mai à Ebène.

Le leader des mauves est d’avis que Maurice devrait se préparer à ce qu’il ne se passe absolument rien et ce même durant les deux prochaines années suivant sa résolution déposée devant l’Assemblée générale des Nations Unies pour que la Grande-Bretagne applique l’avis rendu le 25 février dernier en faveur de Maurice.

Il prend en exemple un cas que le Nicaragua avait présenté à la Cour internationale de Justice contre les Etats-Unis en 1986. «Le Nicaragua avait obtenu un avis favorable devant la Cour internationale de Justice mais les Etats-Unis avaient avoy promné », soutient le leader du MMM.

Un an plus tard, souligne le leader des mauves, le Nicaragua a encore une fois déposé une résolution qui avait été approuvée pour demander le respect immédiat et total de l’avis consultatif mais encore une fois, il ne s’est rien passé», poursuit Paul Bérenger. Pour lui, le pays devrait se préparer à cette éventualité aussi.

Paul Bérenger explique que le vote du 22 mai prochain à l’Assemblée générale des Nations Unies est «extrêmement important» car il permettra de savoir quels sont les pays qui soutiennent Maurice. «Mais il y a aussi le risque qu’il ne change rien», précise le leader des mauves.

Autre sujet abordé lors de son point de presse : la tenue des prochaines élections générales. «Lorsque j’observe ce qui se passe au Parlement, tout indique que le prochain budget sera électoraliste. Ce qui va enfoncer le pays dans l’endettement. Selon mes informations, les prochaines électorales seront en décembre», poursuit Paul Bérenger.

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