Youth Employment Programme: les paramètres revus

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Harris Bheemul a été arrêté puis libéré sous caution après une plainte d'un responsable du ministère du Travail.

Harris Bheemul a été arrêté puis libéré sous caution après une plainte d'un responsable du ministère du Travail.

Les autorités n’ont pas tardé à réagir. L’arrestation du directeur de la compagnie Train to Gain Ltd, Harris Bheemul, par l’Independent Commission against Corruption (ICAC) hier, jeudi 18 avril, pousse à des changements. Ce dernier est soupçonné d’avoir encaissé frauduleusement de l’argent à travers le Youth Employment Programme (YEP). Une enquête a été initiée après qu’une plainte a été faite par un responsable du ministère du Travail. Au ministère de tutelle, on souligne qu’une enquête est en cours, pour détecter d’autres éventuels d’abus. Les spécificités liées au YEP feront d’ailleurs, l’objet d’une refonte.

Mais d’abord, qu’est-ce que le YEP ? Auparavant sous l’égide du ministère des Finances, il est, sous ce gouvernement, passé sous la tutelle de celui du Travail. Dans le but de combattre le chômage, le YEP a pour objectif de faciliter le placement des jeunes dans des entreprises. Celles-ci bénéficient alors d’un remboursement du Human Resource Development Council (HRDC).

«Même si certains cas d’abus sont soupçonnés, le YEP demeure une réussite. Selon une étude réalisée il y a deux ans, 88 % des jeunes placés se voient offrir un emploi permanent», avance-t-on au ministère. Toutefois, les procédures seront plus sévères désormais. Le ministère du Travail devra ainsi «endorse» toutes les demandes de paiement, avant que celles-ci ne soient effectuées par le HRDC.

Car, dans les milieux proches du HRDC, on avance que l’instance n’agit que comme «agent». En d’autres mots, tous les enregistrements des entreprises intéressées à offrir des placements aux jeunes à la recherche d’un emploi se font au niveau du ministère du Travail. «Le HRDC n’a aucun moyen de vérifier si les demandes de remboursement sont authentiques ou pas.» Soupçonnant des cas de maldonne, le HRDC a sollicité le ministère du Travail à ce sujet. À la suite de cette rencontre, le ministère a accepté de s’impliquer davantage dans les procédures de remboursement. Ainsi, il a été décidé que dorénavant, les demandes devraient transiter par le ministère. Et les fonds ne seront décaissés que si celuici vérifie leur authenticité après des vérifications.

Des chiffres officiels obtenus auprès du ministère, à mars 2019, 27 215 jeunes sont enregistrés au YEP. Parmi eux, 21 980 ont été placés dans des entreprises. Les employeurs enregistrés sont au nombre de 5 189 et 2 424 d’entre eux ont procédé à des recrutements.

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