Argent saisi dans ses coffres-forts: Navin Ramgoolam veut récupérer ses Rs 95 M

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Navin Ramgoolam doit présenter son contre-affidavit le 25 février, au sujet des Rs 95 M.

Navin Ramgoolam doit présenter son contre-affidavit le 25 février, au sujet des Rs 95 M.  

Des Rs 220 millions saisies chez lui, en 2015, Rs 95 millions, en argent mauricien, ne seraient pas concernées, dit-il, par l’enquête judiciaire en cours. Raison pour laquelle l’ex-PM veut que cet argent lui soit retourné.

En février 2015, quelque Rs 220 millions avaient été saisies dans les coffres-forts de l’ancien Premier ministre (PM), Navin Ramgoolam. De cette somme, plus de la moitié était sous forme de devises. Le reste, Rs 95 millions, était en argent mauricien. Le jeudi 6 février, Navin Ramgoolam, par le biais de ses hommes de loi, est, à nouveau, parti en guerre contre l’Integrity Reporting Services Agency (IRSA). Cette fois, le leader du Parti travailliste (PTr) veut récupérer les Rs 95 millions, en monnaie locale, saisies par les enquêteurs à sa résidence.

Par l’entremise de son avoué, Me Raju Sewraj, Navin Ramgoolam a écrit au commissaire de police, le 6 février, pour lui demander de lui restituer ses Rs 95 millions. L’argent, en coupures de Rs 1 000 et de Rs 2 000, se trouve en possession de la Banque de Maurice (BoM). Il ne ferait, dit l’ex-PM, l’objet d’aucune enquête policière, contrairement au restant des Rs 220 millions, qui se trouve sous forme de devises.

Navin Ramgoolam a précisé qu’il doit échanger ses anciens billets de Rs 2 000 contre les nouveaux, en polymère, qui sont en circulation depuis le 1er février. L’IRSA a obtenu une copie de cette correspondance du leader des Rouges.

Dès le lendemain, 7 fevrier, l’IRSA est passée à l’action pour interdire au commissaire de police et à la BoM de rendre les Rs 95 millions au leader du PTr. Me Preetam Chuttoo, avoué qui représente l’IRSA, a déposé une injonction en ce sens devant le juge Bobby Madhub, siégeant en référé. Le juge a émis un ordre intérimaire le 8 février, interdisant à ces deux défendeurs de remettre l’argent à Navin Ramgoolam.

L’affaire sera appelée à nouveau le 25 février, afin de permettre aux défendeurs de présenter leurs contreaffidavits. Outre le commissaire de police et la BoM, la motion de l’IRSA est aussi dirigée contre Navin Ramgoolam et le Directeur des poursuites publiques.

C’est le directeur de cette agence, le Britannique Paul Keyton, qui a juré un affidavit pour expliquer les étapes menant à la saisie des Rs 220 millions, dont plus de la moitié est en devises. Il a aussi soutenu que Navin Ramgoolam fait actuellement face à un procès au criminel devant la cour intermédiaire par rapport à la saisie de Rs 220 millions chez lui et que le procès est toujours en cours. L’affaire concerne aussi la constitutionnalité, ou non, de la Good Governance and Integrity Reporting Act et a été renvoyée au 11 septembre.

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Depuis vendredi 6 février, Maurice est sous le choc : l’ancien PM, Navin Ramgoolam est sous le coup d’une arrestation. Il passera même quelques heures dans le centre de détention de Moka avant d’être traduit devant la Bail and Remand Court. Le week-end aura été infernal pour lui, entre perquisitions et des va-et-vient aux Casernes. Voici les faits saillants de cette affaire inédite à Maurice.

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