Royal Park : joyau à vendre

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Les villas de standing royal sont en faillite. La société Royal Park Balaclava est en receivership depuis hier. C’est par voie de communiqué qu’Ernst & Young a annoncé que Gerald Lincoln a été nommé receiver manager.

Qu’est-ce qui a engendré cette situation ? Selon Xavier Duval, leader de l’opposition, c’est la faute au montage financier, «très mauvais. Dès le départ, la compagnie n’était pas viable». Cela aurait poussé les promoteurs à accepter «des fonds d’Alvaro Sobrinho sans se soucier de la source de l’argent, parce qu’ils étaient asphyxiés financièrement». Cela, alors même que l’homme d’affaires angolais controversé n’est pas inconnu de la justice portugaise et suisse.

Xavier Duval se félicite qu’avec «l’effort conjugué» de partis de l’opposition, «[nous] avons pu éviter qu’Alvaro Sobrinho ne s’implante massivement à Maurice».

Royal Park est un projet immobilier de 131 villas à Balaclava. En mars 2018, le Premier ministre répondait, suite à une question parlementaire, qu’Alvaro Sobrinho avait réservé 34 villas à Royal Park. L’une de ces villas devait coûter plus de USD 1,56 million, soit quelque Rs 56 millions. L’homme d’affaires, fondateur du Planet Earth Institute (PEI) – le même institut que dans l’affaire Platinum Card de l’ex-présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim – projetait d’en acheter 59 autres pour un montant de Rs 1.6 milliard. Si les autorités avaient dans un premier temps autorisé l’une des sociétés d’Alvaro Sobrinho à acheter ces villas, cela lui avait été refusé par la suite.

Fin août 2018, une trentaine des 150 employés de Royal Park ont été remerciés. Des employés qui devaient, semble-t-il, travailler à la construction des villas que devait acheter le milliardaire angolais. Au début de l’année dernière, plusieurs chantiers ont été gelés. L’Independent Commission Against

Corruption a aussi initié une enquête. Alvaro Sobrinho, Sydney Bathfield, Chairperson de Royal Park, ont été interrogés. Parmi les actionnaires de Royal Park figurent Bernard Maigrot, Mushtaq Oosman et André Bonieux de Price Waterhouse Coopers.

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