Enseignement supérieur: pas de gratuité pour ceux qui sont déjà diplômés

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La ministre Dookun-Luchoomun a animé une conférence de presse hier, vendredi 11 janvier, au bâtiment du Trésor.

La ministre Dookun-Luchoomun a animé une conférence de presse hier, vendredi 11 janvier, au bâtiment du Trésor.

Concrètement, comment l’enseignement supérieur du public sera-t-il gratuit ? Les modalités de cette mesure, annoncée par le Premier ministre lors de son discours du Nouvel An, ont été dévoilées, hier, vendredi 11 janvier, par Leela Devi Dookun-Luchoomun. Il ressort que ceux qui sont déjà détenteurs d’une licence et qui veulent en obtenir une autre ne pourront le faire gratuitement.

«Le but est que des personnes qui n’ont pas les moyens d’obtenir une licence puissent le faire. Et non faire un double degree», a expliqué la ministre de l’Éducation et des ressources humaines, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle a animé une conférence de presse au bâtiment du Trésor.

Onze institutions publiques d’enseignement supérieur vont proposer, dès 2019, des cours gratuits. Ceux-ci sont ouverts à ceux qui souhaitent obtenir un certificate, un diploma ou un degree.

L’État s’engage à payer uniquement les frais de cours (tuition fees) dès 2019, soit à partir de la rentrée de février. Les étudiants déjà en formation vont bénéficier de la gratuité dès leur prochaine année, soit dès août prochain.

La ministre de l’Éducation précise que les tuition fees des cours en collaboration avec d’autres universités seront réglés pour ce qui touche l’aspect local uniquement. Les tuition fees dus à l’institution étrangère sont payables par l’étudiant.

Si les étudiants ne paieront pas les tuition fees, en revanche ils vont devoir régler les frais administratifs, qui coûteront environ Rs 10 000, selon Leela Devi Dookun-Luchoomun. Egalement en cas de resit, ce sera aux frais de l’étudiant.

Capacité d’absorption

«Les places ne sont pas un souci, tous les ans, les étudiants s’inscrivent. Chaque institution a son plan stratégique pour les guider», a fait ressortir la ministre de tutelle, à une question sur la capacité d’absorption de ces institutions. Selon elle, le même nombre d’étudiants sera admis comme tous les ans. La gratuité couvre des cours à temps partiel tout comme ceux à temps plein.

Qu’en est-il des mature students ? Selon Leela Devi Dookun-Luchoomun, s’ils satisfont les critères d’admission, ils seront éligibles. Le coût financier du projet est de Rs 600 millions pour 2019.

À une question sur l’impact sur les lauréats, la ministre de tutelle repond qu’il n’en aura pas, étant donné qu’ils sont détenteurs d’une bourse de l’État. «Cette mesure ne touchera que ceux qui n’ont pas les moyens d’aller à l’université», insiste-t-elle.

La ministre de l’Éducation s’est aussi appesantie sur les études techniques et technologiques, avant d’annoncer une cinquantaine de bourses dans des filières informatiques au niveau postgraduate, ce qui était une mesure budgétaire. L’accent sera mis sur l’intelligence artificielle, la robotique, la blockchain, entre autres nouvelles filières de développement. D’ailleurs, l’université des Mascareignes débute incessamment un Master en Artificial Intelligence et en robotique.

Les institutions publiques d’enseignement supérieur

  • L’université de Maurice ; 
  • L’université de Technologie de Maurice ; 
  • L’université des Mascareignes ; 
  • L’Open University of Mauritius ; 
  • L’Institut Mahatma Gandhi ;
  • Le Rabindranath Tagore Institute ; 
  • Le Mauritius Institute of Education ; 
  • Le Fashion and Design Institute ; 
  • Le Mauritius Institute of Training and Development ; 
  • Le Mauritius Institute of Health et
  • Le Polytechnics Mauritius Limited.
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