Cap-Malheureux: une famille agressée par des jeunes à cause des fourmis

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Mercredi, des jeunes ont débarqué au commerce familial, à Pavillon, Cap-Malheureux, et s’en sont pris aux propriétaires, dont Salonee Panchoo (en médaillon).

Mercredi, des jeunes ont débarqué au commerce familial, à Pavillon, Cap-Malheureux, et s’en sont pris aux propriétaires, dont Salonee Panchoo (en médaillon).

Ce n’est pas la première fois qu’ils sèment la terreur dans la région. Une quarantaine de jeunes, dont des mineurs, ont sauvagement agressé la famille Panchoo mercredi. À l’origine de cette bagarre: la présence de fourmis dans des baguettes achetées dans leur commerce, à Pavillon, Cap-Malheureux. Les victimes ont désigné des habitants de la région comme étant les coupables et ont affirmé qu’elles pouvaient les identifier. La police de Grand-Baie et les éléments du Scene of Crime Office se sont rendus sur le lieu, hier matin.

Il est 17 h 30 lorsqu’un jeune a débarqué à Panchoo Store pour acheter quatre baguettes. Celui-ci a remis à Salonee Panchoo, âgée d’une quarantaine d’années, un sac et un billet de Rs 200. Mais elle aurait constaté que le sac contenait des fourmis. «Je l’ai secoué avant d’y placer les pains», relate-t-elle.

Au même moment, Abhijeet, le fils de Salonee, est venu aider sa mère. «Je lui ai dit de s’occuper de l’argent», se souvient-elle. Une trentaine de minutes plus tard, le jeune serait revenu. Pas pour faire d’autres achats mais pour se plaindre que le pain contenait des fourmis.

 
 

«Mon fils lui a demandé de lui montrer ces fourmis et a assuré qu’il le rembourserait», affirme la mère de famille. Cependant, le jeune homme aurait refusé et se serait mis à l’insulter. «Il l’a même griffé en lui disant, ‘‘mo pou fer grandi laboutik-la’’, en sortant.». Il aurait alors lancé une pierre sur la voiture d’un des membres de la famille Panchoo.

Sabres, blocs et gourdins

Ce n’était que le début du calvaire des Panchoo. Accompagné de plusieurs autres jeunes, armés de sabres, gourdins, blocs, cutters et fils électriques, le client a débarqué à nouveau dans le commerce. Selon Salonee Panchoo, ils ont commencé par s’attaquer à son fils et elle. Ils ont aussitôt alerté des proches qui n’ont pas tardé à venir.

«Mais ces jeunes ne voulaient rien entendre. L’un d’eux a essayé de m’étrangler tandis qu’un autre a placé un couteau à la gorge de ma bellesoeur», confie la propriétaire de la boutique. Son époux, Giandev Panchoo, 54 ans, a reçu un coup de bloc de ciment à la tête. Son beaufrère a, lui, été blessé avec un cutter. Ses neveux ont aussi été blessés avec des briques. En voulant calmer la situation, son fils et un autre proche ont été tabassés avec des tuyaux. Notre interlocutrice s’en est sortie avec une blessure au bras.

«Sink fwa zot inn alé vini dan tabazi. Kan enn parti pé alé, enn lot parti pé vini, kouma dir zot pé fer rélev.» De poursuivre : «Parmi ti éna bann zanfan 12 an é zot pa ti dan zot léta normal.» Salonee Panchoo avance que lorsque son mari, son fils et son beaufrère se sont rendus à l’hôpital, d’autres jeunes sont venus. «Zot inn kraz tabazi andan. Zot inn rod atak mo tifi ki ti la osi», soutient la quadragénaire.

Quatre membres de la famille Panchoo sont rentrés chez eux après avoir reçu des soins à l’hôpital du Nord. Giandev Panchoo y est, lui, toujours admis.

Il y a une semaine, ces jeunes s’en seraient pris à un habitant du coin avec un club de golf. Avant de le laisser en bordure de route. Que sait-on de ces vandales ? Selon des habitants du coin, ils sont issus de Résidence Pavillon. Et ils s’adonneraient au trafic de drogue au vu et au su de tout le monde.

Les habitants de la région ont, à maintes reprises, porté plainte à la police de Grand-Baie. Or, jusqu’ici, aucune sanction n’a été prise contre eux.

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