Paul Bérenger sur la réforme électorale: «À ce stade, c’est non»

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Paul Bérenger a encore une fois fustigé l’attitude de la Speaker, Maya Hanoomanjee.

  Paul Bérenger a encore une fois fustigé l’attitude de la Speaker, Maya Hanoomanjee.  

Le MMM est contre la proposition de réforme électorale proposée par le gouvernement. C’est ce qu’a déclaré Paul Bérenger ce mardi 4 décembre lors d’une conférence de presse après la première tranche des travaux parlementaires.

Selon le leader du MMM, une loi aussi fondamentale que celle-ci doit être précise et la proposition actuelle ne l’est pas. «Pa kapav éna enn lakordéon de 6 à 10 député siplémanter», a-t-il déclaré. Il a rappelé que le MMM avait demandé 63 élus First Past the Post et 20 députés supplémentaires qui seront par la suite nommés. À ce stade, précise Paul Bérenger, le MMM n’est pas d’accord. Toutefois, poursuit-il, si le gouvernement amende sa proposition, le parti va réagir.

Le leader des mauves est aussi revenu sur l’affaire Tarolah. Faisant référence au Standing Order 74, Paul Bérenger affirme qu’il y a Contempt of Assembly et qu’une décision devrait être prise à la première occasion. «Si sa pa urgent, mo pa koné ki urgent», a-t-il fustigé. L’ancien leader de l’opposition a fait savoir que suite à la lettre de Reza Uteem, Maya Hanoomanjee aurait dû les informer par écrit pour donner son avis. «Mem sa li pann éna désans fer.» Il s’en est aussi pris à ceux qui critiquent le bureau du Directeur des poursuites publiques, qui, dit-il, a donné son avis sur cette affaire.

Quant à la New Declaration of Assets Act, Paul Bérenger est d’avis qu’elle doit être plus précise. «Dans l’ébauche du texte, il est précisé que l’Independent Commission against Corruption devra dévoiler les avoirs au public. Mé kot pou afis sa? Dan bazar ?» a-t-il ironisé. Il a conclu par rappeler que le MMM votera si le gouvernement propose des amendements. 

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Maurice est bel et bien engagé pour réformer son système électoral, tout en introduisant la proportionelle. C’étaient les propos de SAJ en 2015. Trois ans plus tard, le gouvernement a soumis ses propositions. Elles devront être validées au Parlement par une majorité des trois-quarts.  Ce qui est loin d’être gagné car la quasi-totalité des partis d’opposition se sont déjà prononcés contre.

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