Cake news: le «cholo», les mensonges et les oublis…

Avec le soutien de
Pravind Jugnauth, surprend par son attitude ces jours-ci.

Pravind Jugnauth, surprend par son attitude ces jours-ci.

Un mot péjoratif, «cholo», lancé à un adversaire politique, des informations non-fondées mais balancées comme des vérités absolues, des «oublis» de circonstances, entre autres. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, surprend par son attitude ces jours-ci.

Mercredi, à Belle-Vue-Maurel, Pravind Jugnauth a indiqué que c’est sous l’ère de Navin Ramgoolam que le Parlement a été rénové au coût de Rs 350 millions, cela par la compagnie Ireko. Celle-ci appartenait au défunt groupe British American Investment, de Dawood Rawat. Or, interrogé hier, jeudi 15 novembre, l’ancien Project Manager en charge de ce contrat a soutenu que les travaux ne concernaient que l’Hôtel du gouvernement et non pas le Parlement. «Il n’a jamais été question de rénover le bâtiment abritant l’Hémicycle», a-t-il indiqué.

Toujours mercredi, au même endroit, le Premier ministre a demandé au député Shakeel Mohamed d’«aret fer to cholo». Au député du Parti travailliste de se défendre, mais nous avons obtenu un e-mail de Fleuriot Juste, président de Fundamental Rights and Equity Empowerment for Democracy Optimization Movement (FREEDOM).

Il affirme, se référant aux propos du Premier minister, qu’il «feel deeply annoyed, humiliated, inconvenienced, distressed and anxious about your using the word ‘cholo’ or ‘Tiolo’ to denigrate and insult Honourable Shakeel Mohamed for his posting and his comments on a video showing leakages in the roof of the National Assembly».

«Terme de mépris»

Fleuriot Juste rappelle que le terme «cholo» visait autrefois à dénigrer des personnes de la classe laborieuse, celle surtout de citoyens d’origine africaine, qui chantaient et dansaient le séga. Il précise que, dans le Diksioner Morisien (2e édition, 2011), le mot «cholo» est défini comme «enn dimounn ki pena enn laparans korek (terme de mépris se référant aux chanteurs et danseurs de séga

D’autre part, Pravind Jugnauth ne cesse de répéter, lors de ses sorties publiques, que l’express a fait état d’une mise en scène concernant la saisie de 110 kilos d’héroïne au large du Coin-de-Mire, le 30 octobre. Et que l’express a rapporté que deux journalistes avaient pris place à bord d’un hélicoptère pour filmer toute la scène de la saisie. Or, jamais, ni dans le quotidien ou sur son site Web, l’express n’a mentionné une quelconque présence de journalistes à bord d’un hélicoptère. Qui a fourni ce fake news à Pravind Jugnauth ?

Au chapitre des «oublis», on se souvient que le Premier ministre avait dit, fin septembre, qu’il n’a jamais déclaré que les élections villageoises auront lieu avant la fin de cette année. Or, au Parlement, le 25 juin (comme en témoigne le Hansard, pp 88-89), lors de la tenue du Committee of Supply, Pravind Jugnauth, répondant à une interrogation du député mauve Rajesh Bhagwan, au sujet des élections villageoises, avait dit ceci :«Yes, this year. Let’s get ready!»

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires