SBM saga: Un demi-million par mois pour Nayen Koomar Ballah

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Nayen Koomar Ballah (debout, à dr.) accompagne aussi les délégations mauriciennes à l’étranger, comme à La Haye, en septembre.

  Nayen Koomar Ballah (debout, à dr.) accompagne aussi les délégations mauriciennes à l’étranger, comme à La Haye, en septembre.  

Il serait un homme indispensable. Le secrétaire au Cabinet porte huit casquettes, ce qui fait qu’il a un «gross work overload», comme l’affirment des actionnaires de la SBM dans une lettre. Explications.

Huit. C’est le nombre de chaises qu’occupe Nayen Koomar Ballah. D’ailleurs, celui qui est principalement secrétaire au Cabinet et chef de la fonction publique, empoche plus de Rs 515 000 pour ces postes, excluant les diverses allocations auxquelles il a droit. Ce «gross work overload» est souligné dans la lettre envoyée par des actionnaires de la SBM Holdings à son Chairman, Kee Chong Li Kwong Wing, le 10 octobre dernier. Outre la surcharge professionnelle de celui qui s’avère être le cousin de Lady Sarojini Jugnauth, cette lettre qui a fait surface dans la presse cette semaine, met aussi en exergue les ingérences politiques qui polluent la SBM.

Sa dernière nomination en date remonte au mois de mai, quand Nayen Koomar Ballah a été nommé Chairman de Metro Express Ltd. Un énième poste à responsabilité qui vient s’ajouter au tableau de travail déjà chargé du secrétaire au Cabinet et chef de la fonction publique. En effet, il est aussi Chairman de la SBM, de la Mauritius Regulatory Authority, de Mauritius Telecom et de Multi-Carrier (Mauritius) Ltd. Des institutions dont l’importance et le travail abattu ne sont pas négligeables. Mais ce n’est pas tout. Nayen Koomar Ballah siège aussi sur le conseil d’administration de la compagnie nationale d’aviation, Air Mauritius, ainsi que sur celui de Mauritius Duty Free Paradise.

Ce sont ses positions de secrétaire au Cabinet et chef de la fonction publique et celle de Chairman du board de la SBM qui rapportent le plus à Nayen Koomar Ballah. Il touche Rs 200 000 par mois, excluant ses allocations en tant que chef de la fonction publique. Quant à la présidence de la SBM, il a obtenu Rs 1,9 million en 2017 et Rs 2,1 millions en 2016, soit une moyenne de Rs 170 000 par mois (voir la rémunération pour chacun de ces postes au tableau ci-dessous).

Cette accumulation de postes à haute responsabilité inquiète les actionnaires de la SBM Holdings. Dans la lettre datée du 10 avril, ces derniers font ressortir que cette situation est problématique, surtout à un moment où l’institution est sujette à des pressions. «These duties do not involve mere decorative attendance at meetings. They require much preparation, perusing of complex documents, thinking ahead (…), and regular consultation with various internal and external stakeholders», soulignent les auteurs de la lettre.

Ces derniers font aussi ressortir que les responsabilités de Nayen Koomar Ballah, en tant que secrétaire au Cabinet et chef de la fonction publique, sont déjà lourdes. «The incumbent is charged to coordinate the whole machinery of Government, and to ensure that all ministries implement Cabinet decisions.» Mention est aussi faite du rôle important qu’a joué Nayen Koomar Ballah au sein de la délégation de l’État à l’Assemblée générale des Nations unies, en juin 2017, dans le cadre de la bataille pour la souveraineté des Chagos.

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