Ève Isambourg: une volonté d’acier pour tracer une voie verte

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Certains s’engagent par conviction ou par profession afin que demain soit plus vert. Ève Isambourg est une jeune femme motivée, qui tente de faire les deux.

D’origine française Ève Isambourg est venue s’installer à Maurice avec sa famille, en 2011. Amoureuse de son pays d’adoption, elle se dit «Mauricienne de cœur». Engagée pour la protection de l’environnement, cette étudiante, résidant à Tamarin, a fait partie de l’équipe qui a organisé le World Clean Up Day d’il y a un peu plus d’un mois, dans le cadre de sa troisième année d’étude.

«Mon frère et moi sui- vions nos parents sur les sentiers de trail ou dans les vagues. L’appel de l’océan était assez rapide. C’est à 13 ans que je prenais mes premières vagues, une sensation unique, qui ne me quittera plus», raconte Ève Isambourg. «Je pense que mon adolescence, en contact permanent avec la nature, justifie mon engagement aujourd’hui.»

Ève Isambourg a quitté Maurice il y a deux ans, après l’obtention de son bac, pour intégrer la faculté des Sciences politiques à Paris. Après avoir passé le cap de la sélection et s’être confrontée à la diffi- culté de l’université, elle se rend compte que la nature lui manque. Forte de ses nouvelles expériences et de son temps à Maurice, elle s’oriente vers des cours qui nourrissent sa passion pour la nature. «Pendant deux ans sur Paris, j’ai alors sélectionné mes cours en fonction de mes intérêts, et j’ai étudié la gouvernance environnementale, le droit de la nature, le développement durable, la conservation de l’océan», explique la jeune femme. «Je suis maintenant en troisième année à SciencesPo Paris, une année qui se fait à l’étranger sous forme de stage.»

Engagée pour la nature, des petites actions aux grandes, Eve Isambourg fait tout son possible. Aussi bien sauver un chaton que participer à l’organisation du World Clean Up Day. 

Enthousiasme

Ce stage l’a menée à devenir la responsable de communication pour Let’s Do It Mauritius et l’organisation du World Clean Up Day 2018, qui s’est tenu début septembre. C’est avec un enthousiasme certain qu’elle a contacté l’équipe responsable de Let’s Do it Mauritius et qu’elle y est accueillie. Ce sentiment de participer avec une équipe à un tel évènement est ce qui fait carburer Ève Isambourg. «Je veux être utile, agir, sensibiliser, que ma voix ait un impact, je veux me joindre à ceux qui partagent les mêmes valeurs et veulent aller de l’avant, avec l’espoir que Maurice devienne un jour, cette île durable», confiet-elle. Le World Clean Up Day a même eu une très bonne réponse autour du pays, avec pratiquement 8 000 participants. Ce qui a permis que beaucoup de déchets aient été nettoyés dans différents coins.

«Ce fut extrêmement gratifiant de voir autant de personnes réunies pour la cause, quand on sait que l’on travaille sur l’organisation depuis plusieurs mois», raconte Ève Isamboug. «C’est agréable de voir l’union pour une cause comme celle-ci, pour notre planète. Il n’y a plus de barrière, de couleur, d’âge, de niveau social, rien que des humains sensibles à la protection de ce qui nous est cher.»

Durant le nettoyage dans la région de Tamarin, où Ève Isambourg a directement participé, ils ont même trouvé un chaton dans une poubelle. Depuis, il est devenu la nouvelle addition au sein de la famille d’Ève Isam- bourg. C’est avec volonté qu’elle s’implique personnellement avec des choix de consommation précis et qu’elle est soutenue par sa famille. Cette volonté fait d’elle une optimiste.

«Je suis une positive, c’est ainsi que j’aborde toujours la question. Si l’on part en dé- faitiste, la réponse est claire. Mais pour celui qui croit, et qui essaie et donne le meil- leur de lui-même, alors ce sera toujours un pas dans la bonne direction», réplique Ève Isambourg. Ce qui lui permet d’affirmer qu’«il y a beaucoup de choses qui ne vont pas lorsque l’on parle du respect de l’environnement à Maurice, tout comme dans beaucoup d’endroits du monde. Mais je pense aussi que nous n’avons jamais autant avancé sur la bonne voie». Cela en rai- son de l’engagement pour l’environnement, de plus en plus commun. En tout cas, elle est certaine que malgré le travail qu’il y a encore à faire, Maurice est bien lancé.

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