Drogue synthétique: star schools sous influence…

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En février, la vidéo d’un jeune, dans un état second après avoir consommé du «synthé», avait fait le buzz sur Facebook.

  En février, la vidéo d’un jeune, dans un état second après avoir consommé du «synthé», avait fait le buzz sur Facebook.  

Le cas a été rapporté la semaine dernière. Des élèves fréquentant une star school sise dans la ville des fleurs avaient consommé de la drogue synthétique. «Ils n’étaient pas dans leur état normal et en sus de cela, même l’hôpital a, par la suite, refusé de les prendre en charge. Ils ont dû être redirigés vers des cliniques», confie une source policière. L’affaire a été référée au poste de police de Quatre-Bornes.

«Ti ariv enn ler kot éna zélev ladan ti pé mars touni an piblik…» Les collégiens avaient acheté «zafer-la» dans une boutique qui se trouve à proximité.

Autre «collège d’élite», même délire. Dans cet établissement situé à Rose-Hill, la drogue synthétique s’échange comme les stickers Panini pendant la Coupe du monde. «Zot fer koumadir zot népli per nanyé. Ki so tifi garson tou marsé lor lari ek zot sigaret aster. Ek éna pa konténir zis taba», déplore notre source.

Eh oui, le «synthé» est également à la mode chez les filles. «Une fois, on en avait découvert sur une élève. Des policiers étaient venus pour tenter de nous sensibiliser. Sauf qu’on s’est moquées d’eux parce qu’ils nous ont dit que nous allions arrêter d’avoir nos règles si on consommait de la drogue synthétique…» ricane une collégienne.

De fait, les policiers ont bien du mal à gérer la situation. «Sintétik népli get gran ou bien tipti lékol aster. Li partou.» Le hic, c’est que s’ils ne sont pas pris la main dans le sac, ou dans le cartable, il n’est pas toujours évident de savoir ce que les collégiens ont consommé comme «substance», sur le coup.

«Ou trouvé zot pa dan zot léta normal, zot mem kapav fer bann kriz mé li kapav lalkol, médsinn, ou éna zis malad.» La procédure veut que les policiers fassent une enquête pour déterminer les causes exactes de l’«intoxication».

Il y a, toutefois, des signes qui ne trompent pas. Ainsi, durant la semaine écoulée, une scène insolite s’est produite à la gare de Curepipe après les heures de classe. «Enn group zélev san konpran finn masé lor lagar. Zot ti pé déliré. Nou ti pé fer patrol kan nounn trouv zot, nou’nn ramas zot, nou’nn amen zot lopital», raconte le policier. Qui ajoute qu’il y a «un laisser-aller général. La plipar zélev pé fer fraka asté ki li ladrog, simik, sigaret, lakol. Star school pa star school, partou éna».

À tel point que la brigade des mineurs ne sait plus où donner de la tête. Ni les parents et profs, d’ailleurs. «Franchement, on ne sait plus quoi faire. Il n’y a pas de meilleur prof que l’expérience dit-on», déplore une mère de famille, enseignante dans un collège qui produit souvent des lauréats. «Sauf que dans le cas de la drogue synthétique, les enfants peuvent y laisser leur vie.»

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