Ministère des Arts et de la culture: réorganisation en cours

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Les célébrations de la fête nationale le 12 mars 2018. Le ministère a récemment recruté des «Culture Officers» pour organiser des manifestations officielles.

Les célébrations de la fête nationale le 12 mars 2018. Le ministère a récemment recruté des «Culture Officers» pour organiser des manifestations officielles.

Culture House, musée de l’Esclavage, stade musical… Des projets qui traînent depuis des lustres au ministère des Arts et de la culture. Mais il se pourrait qu’il y ait une amélioration. Sachant qu’une «remise en ordre» est en cours.

«Lakaz diab.» L’expression de Dan Baboo, le précédent ministre des Arts et de la culture, colle à l’institution. Les projets qui traînent depuis des années y sont légion : Culture House, musée de l’Esclavage, stade musical, Status of Artist Bill, pour ne citer que quelquesuns. Y a-t-il une améliora- tion en perspective durant le mandat de son successeur, Pradeep Roopun ?

Le ministère des Arts et de la culture est actuellement dans une phase de regroupement des services. Une «remise en ordre», dit-on de source officielle. Cela, dans un ministère géographiquement éparpillé, où il se chuchote que «la main droite ignore ce que fait la main gauche».

Fin août, le ministère a lancé un appel d’offres pour louer des espaces bureaux. Superficie requise : environ 3 000 mètres carrés, soit à Port-Louis, soit à la cyberci- té, à Ébène, ou à Moka. Une location pour une période ini- tiale de cinq ans.

Au ministère des Arts et de la culture, une source officielle explique que les ser- vices répartis entre plusieurs étages du Renganaden Seeneevassen Building, à PortLouis, «manquent d’espace». Ajouté à cela, l’augmentation du nombre de fonctionnaires, avec le recrutement de nouveaux Arts et Culture Officers (voir hors-texte).

Le département des «Arts» du ministère est, lui, à la Baden Powell Court, à la rue portant le même nom, à Port-Louis. Il est notamment constitué de la drama section. Alors que le bureau de la National Art Gallery – qui n’a pas de galerie – se trouve à la Lancaster Court, Port-Louis.

Ce n’est pas le premier agrandissement de ce ministère. Il s’est progressivement installé dans les cellules de l’ancienne prison centrale, située à côté du Renganaden Seeneevassen Building. Ce bâtiment, longtemps à l’abandon, a été la prison centrale de Port-Louis de 1839 à 1953. Parmi les institutions culturelles qui s’y trouvent : la Bhojpuri Speaking Union et l’Hindi Speaking Union.

Par contre, la Creole Speaking Union a récem- ment pris ses quartiers dans un immeuble à la rue Bernardin de Saint-Pierre, à Quatre-Bornes.

La Culture House à pas comptés

Qui dit regroupement de services dit, par extension, «Culture House». À l’origine, ce projet pharaonique avait justement pour but de rassembler la Bibliothèque nationale et les Archives nationales sous un même toit. Une seconde phase du projet prévoyait que les services administratifs rejoindraient la «Culture House».

Le ministre Pradeep Roopun explique qu’un appel à manifestation d’intérêt a été lancé récemment. Mais des recoupements indiquent que ce projet ne concernerait plus la Bibliothèque nationale et les Archives nationales, qui pourraient être logées dans un bâtiment séparé. 

Des postes additionnels remplis

«Renforcer l’équipe administrative aussi bien que l’équipe technique.» C’est là l’objectif des récents recrutements au ministère des Arts et de la culture. Ainsi, le nombre de «Culture Officers» est passé de 4 à 12, alors qu’il y a désormais 15 «Arts Officers» contre 9 auparavant.

Que font-ils exactement ? Au ministère, on explique que l’«Arts Officer» «s’occupe surtout de l’organisation du National Drama Festival», qui se tient dans une dizaine de langues. «Il aide aussi dans les commémorations officielles, par exemple, en faisant la liaison avec les artistes.» Un poste qui manquerait d’envergure, fait-on comprendre. Le «Culture Officer» est également impliqué dans l’organisation des manifesta- tions officielles, ce qui le met en contact avec les artistes. Un «Project Coordinator», responsable du suivi des projets d’investissements, vient aussi d’intégrer le ministère. L’organigramme montre que le ministère compte actuellement 47 fonctionnaires.

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