Pèlerinage: «Père Laval inn guéri mwa…» raconte Doorga ma

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 Cela fait 60 ans que Satamah Jagmaya, 74 ans, effectue le pèlerinage au caveau du bienheureux Père Laval.

 Cela fait 60 ans que Satamah Jagmaya, 74 ans, effectue le pèlerinage au caveau du bienheureux Père Laval. 

Cette année encore, des milliers de Mauriciens, toutes communautés confondues, convergent vers le caveau du Père Laval, à Ste-Croix. Parmi, Satamah Jagmaya, plus connue sous le nom de «Doorga ma», (NdlR, Durga maa est l’une des principales divinités du panthéon hindou). Nous l’avons rencontrée à l’issue de son pèlerinage, hier après-midi, samedi 8 septembre.

Six décennies se sont écoulées depuis le premier pèlerinage de cette die-hard, aujourd’hui âgée de 74 ans. «À l’époque, j’habitais à Roche-Bois. Je me suis recueillie devant le caveau du Père Laval pour la première fois à l’âge de 14 ans. C’était ma maman qui m’avait emmenée ici», raconte Doorga ma, Hospital Attendant qui a pris sa retraite.

Auparavant, elle se rendait à pied jusqu’à Ste-Croix. Aujourd’hui, elle doit prendre l’autobus, à cause de sa santé. «Tousel mo vini mwa. Ek aster péna pou pey bis», dit-elle en riant.

 «Mo krwar dan tou sin. Si ou léker dir ou sa li bon, li bon. Si ou priyé enn ros ousi li bon (…) Samem ki zoli dan nou péi, nou priyé tou bondié, nou ansam-ansam…»

Comment expliquer cette affinité avec l’apôtre de Maurice ? Est-ce parce qu’elle a travaillé dans un hôpital, qu’elle a vu la souffrance des autres ? Entre autres, oui, avoue Doorga ma. Mais c’est aussi et surtout parce qu’elle-même a dû traverser des épreuves, qui ont renforcé sa foi. «Mo’nn gagn enn ulcer en 1960, mo ti bizin opéré. Mé Père Laval inn guéri mwa…» affirme avec émotion cette mère de deux fils, âgés de 35 et 49 ans.

Cela dit, il faut aussi prendre sa santé en main et ne pas se laisser aller, prévient Doorga ma. «Mo pa manz séki pa bizin. Mo pran mo bann medsinn ek mo al testé mo diabet.»

La septuagénaire n’attend pas le 9 septembre ou la veille pour aller «rendre visite» au bienheureux Jacques Désiré Laval. «Mo éna boukou problem familial alor mo vinn get li souvan pou li ed mwa…» confie-t-elle, au bord des larmes. «Mo krwar dan tou sin. Si ou léker dir ou sa li bon, li bon. Si ou priyé enn ros ousi li bon», affirme Doorga ma, avec toute la conviction que confère la foi. «Samem ki zoli dan nou péi, nou priyé tou bondié, nou ansam-ansam…»

Hier, son pèlerinage accompli, elle s’est rendue chez une parente, venue d’Australie. Elle devait ensuite se rendre dans un temple, où elle fait du volontariat. 

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