Séismes à Rodrigues: «Une quinzaine de tremblements de terre par an»

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Selon le géomorphologue Prem Saddul, ces tremblements de terre se produisent toujours à l’est de Rodrigues.

Selon le géomorphologue Prem Saddul, ces tremblements de terre se produisent toujours à l’est de Rodrigues.

Un nouveau séisme, de magnitude 4,9, a été enregistré à 296 km à l’est de Rodrigues, à environ 10 kilomètres de profondeur dans la nuit du mercredi 8 août au jeudi 9 août. Même si les Rodriguais n’ont ressenti aucune secousse, ce n’est ni le premier ni le dernier tremblement de terre dont ils entendront parler…

Le fait est que la région de Rodrigues se trouve non loin du Central Indian Ocean Ridge, sujet aux séismes. «Ce n’est pas le seul tremblement de terre dans la région de Rodrigues. Parfois, on peut compter plus d’une douzaine, voire une quinzaine, de tremblements de terre par an. C’est toujours à l’est de Rodrigues et cela ne dépasse jamais cinq sur l’échelle de Richter», explique le géomorphologue Prem Saddul. L’île ne risque pas d’être rayée de la carte dans un futur proche…

À la Réunion, l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise a également enregistré une série de secousses sismiques durant les semaines écoulées. Le dernier date du 7 août, étant de magnitude 2 sur l’échelle de Richter, rapporte la presse de l’île sœur. «C’est un petit tremblement de terre qui n’a rien à voir avec l’activité du Piton de la Fournaise», souligne un préposé de l’Observatoire volcanologique, joint au téléphone. «La dernière activité volcanique, elle, date du 13 juillet.»

L’expert ajoute, en outre, qu’il est presque impossible de savoir combien de tremblements de terre «secouent» le Piton de la Fournaise. Ce dernier étant un volcan actif, certaines des plus faibles secousses ne sont pas forcément enregistrées. Surtout si elles ont lieu à de grandes profondeurs en dessous de la surface terrestre.

«Il y a peu de chances pour que nous ayons un grand tremblement de terre ici», fait-il ressortir. «Nous sommes bien loin de l’activité sismique de la ceinture de feu du Pacifique.»

Toujours est-il que les activités sismiques n’ont pas manqué depuis le début d’année dans la région de l’océan Indien. En février, il y en avait une à 100 km au sud du Morne, et elle avait été ressentie par les Mauriciens. Durant le mois de mai, c’est Mayotte qui a été secouée, certains allant même jusqu’à émettre l’hypothèse que la plaque africaine allait se diviser en deux.

Allons-nous assister à la création d’une nouvelle île-continent ? La réponse est oui, la plaque africaine se sépare bien en deux au niveau de la Somalie et du Kenya. Mais seuls ceux qui seront là dans 50 millions d’années pourront le voir. Pour se faire une idée quant à l’échelle du temps, il y a 50 millions d’années, Maurice, tout comme l’Himalaya, n’existait pas. Alors que l’Inde se trouvait encore au milieu de l’océan indien.

Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas encore s’affoler et aller construire un bunker. Même si les caprices de Dame Nature ne sont pas toujours prévisibles…

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