Infections sexuellement transmissibles: recrudescence de la syphilis

Avec le soutien de
La banalisation du préservatif expliquerait, entre autres raisons, cette tendance.

  La banalisation du préservatif expliquerait, entre autres raisons, cette tendance.  

«Dépi 2-3 dernyé lané, nou trouv pli boukou dimounn testé pozitif a bann infeksion seksielman transmisib apar sida. Sirtou syphilis.» C’est ce qu’affirme une source au ministère de la Santé. Une tendance que PILS a également constatée, surtout chez la communauté «Men Having Sex with Men» (MSM) et transgenre. Raison pour laquelle l’association a lancé sa Rainbow Team, hier, samedi 11 août.

Selon le ministère de la Santé, le nombre de personnes transgenres atteintes de syphilis est de 47 %. Si les chiffres pour la population mauricienne en général remontent à 2012, ils n’auraient plus la même portée aujourd’hui.

En effet, selon le ministère toujours, on note une recrudescence dans les cas d’infections sexuellement transmissibles, hormis le sida. «Par exemple, nous effectuons obligatoirement des tests sur toutes les femmes enceintes et ces dernières années, nous avons beaucoup plus de résultats positifs.»

Comment expliquer ce phénomène ? Pour notre source, cela est dû à une banalisation de l’utilisation du préservatif. Il faut ajouter à cela un manque de sensibilisation sur le sujet auprès des communautés autres que les gays, transgenres ou les travailleurs du sexe.

«Nous offrons un service auprès de la population ‘vulnérable’, mais le dépistage concerne tout le monde. Il faut tout de même faire un effort pour ce qui est de sensibilisation et faire comprendre aux gens qu’ils doivent se faire dépister», souligne Nicolas Munbod, Senior Outreach Coordinator chez PILS.

Qu’est-ce que la syphilis ? Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible causée par une bactérie appelée Treponema pallidum. Elle se manifeste initialement par l’apparition d’une ulcération non douloureuse au pénis, au vagin ou à l’anus. Si elle n’est pas traitée, la syphilis peut causer des problèmes de santé graves, touchant le cœur et le cerveau.

«Le dépistage concerne tout le monde. Il faut tout de même faire un effort pour ce qui est de sensibilisation et faire comprendre aux gens qu’ils doivent se faire dépister.»

La syphilis peut être transmise lors de relations sexuelles orales, génitales ou anales, avec un partenaire infecté. Plus rarement, elle peut se transmettre par l’échange de seringues ou par une lésion cutanée. Enfin, elle peut se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse. L’infection se traite à l’aide d’antibiotiques.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires