Jayduth Gopal: 34 ans à livrer des lettres

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Le facteur Jayduth Gopal aime surtout la rencontre avec les gens.

Le facteur Jayduth Gopal aime surtout la rencontre avec les gens.

Cela a été son tout premier métier. Et la première fois qu’il a enfilé l’uniforme, il ne l’a plus jamais retirée. Trente-quatre ans déjà que Jayduth Gopal exerce la profession de facteur. Malgré les années, confie-t-il, il éprouve toujours la même passion pour ce travail.

C’est en passant devant le bureau de poste de Vieux-Grand-Port que nous tombons sur Jayduth Gopal dans son uniforme de couleur bleue. Une sacoche à la main, il se dirige vers sa motocyclette.

«Ce travail n’est pas du tout stressant», dit-il avec le sourire. L’habitant de Trois-Boutiques, marié à Smita, une femme au foyer, confie que ce qu’il aime surtout, «c’est la rencontre avec les gens». Et comme Jayduth Gopal est affecté dans une région pendant plusieurs années, «une relation amicale s’est tissée avec les habitants».

Évolution

Néanmoins, des changements, il en a connu au cours de sa carrière. «Cela a beaucoup évolué avec le temps», concède le facteur. «Auparavant, nous étions à bicyclette, il fallait parcourir toute la région en pédalant et c’était plus fatiguant. Kan ti éna pou fer bann lamonté, nou transpir gro !» se souvient-il. Avec l’introduction des motos, ça va beaucoup mieux. «C’est plus pratique et moins éreintant

Autre changement qui a facilité la vie des facteurs, au dire de Jayduth Gopal, l’introduction de la boîte aux lettres. «Auparavant, il fallait attendre que la personne sorte de sa maison pour lui remettre son courrier, mais maintenant, avec la boîte aux lettres, le métier est plus facile. Environ 60 % de la population en possèdent une», souligne-t-il.

Jayduth Gopal confie que certains jours, les facteurs sont bien accueillis. D’autres jours, en revanche, ne sont pas une partie de plaisir, surtout quand des chiens pas très commodes sont postés à la porte. «Il y a des gens qui ne comprennent toujours pas : soit ils laissent leurs méchants chiens traîner dans leur cour, soit ils prennent trop de temps pour venir récupérer leur courrier», déplore-t-il.

 Reconnaissance

Reste que, dit-il philosophe, comme pour tout métier, il y a des hauts et des bas. Lui, se dit très reconnaissant. «C’est grâce à mon métier que j’ai pu donner un meilleur avenir à mes enfants.» Son fils Rajiv est médecin alors que sa fille Karishma est radiothérapeute. «Je suis très fier de mes enfants.»

Après toutes ces années, Jayduth Gopal aspire désormais à un peu de repos. «Je souhaite travailler encore, mais je ne sais pas si j’en aurais encore le courage avec le temps», lance-t-il avant de se dépêcher d’aller distribuer ses lettres.

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