Maître d’un sou…...esclave de deux

Avec le soutien de

Soodhun qui voulait exclure une communauté de Mauriciens des appartements NHDC de Palma. Soodhun qui voulait s’emparer du revolver de son garde du corps pour descendre le leader de l’opposition sans autre forme de procès. Soodhun qui s’arrange avec Robin Appaya et le PMO pour vendre nos Pas géométriques à des Chinois (à qui on fait miroiter permis de résidence et passeports) alors que c’est son fils qui engrange les millions et non pas le contribuable. Aujourd’hui, Soodhun qui trouve normal de séparer les hommes des femmes - le temps d’une fonction officielle - et qui invoque «bon dié la haut» pour tenter de justifier cette discrimination importée. Et, enfin, Soodhun l’esclave auto-proclamé, qui veut nous enchaîner avec ses principes saoudiens…

Si, pour des raisons électoralistes ou claniques, le MSM tolère et soutire Soodhun (même s’il n’est plus ministre), on ne devrait pas pour autant nous imposer ce genre de personnage grotesque. Car, en choisissant de devenir le bouffon des princes et l’esclave des Jugnauth, Soodhun bafoue notre dignité de Mauricien et la souveraineté de notre pays. La souveraineté peut être définie comme l’exercice effectif sur une population d’une autorité politique exclusive. La souveraineté, c’est aussi et surtout l’absence de subordination d’un État par rapport à un autre ; par exemple si les femmes n’ont pas le droit de conduire en Arabie saoudite (il y aurait progrès sur ce plan), ce n’est pour autant qu’on devrait les cacher au passage du prince. Il y a une limite à tout !

Ce qui est en cause ici c’est notre liberté de décision nationale. Indépendamment d’éventuelles sanctions ou d’emprunts. Il faut faire en sorte qu’une telle menace ne puisse plus jamais être opposée à notre pays.

Face à un défi d’une telle ampleur, nous n’avons pas le droit de rester sans aucune réaction. Et les Saoudiens ne devraient pas être les seuls sur notre liste. Il faut sortir des schémas traditionnels et s’élever contre ce qui met en cause notre indépendance. Pourquoi devrait-on enlever les ralentisseurs pour la seule sécurité du président chinois ?

Ce faisant ne mettons-nous pas en danger tous les Mauriciens pour protéger une personnalité ? Pourquoi devrions-nus accepter l’omerta autour d’Agalega et le contrat alloué à Mangalore ?

***

«Mille fois Ramgoolam!» Ce refrain devient encore plus d’actualité, non seulement à cause de Soodhun, mais en raison de tous les «gopias» (dixit Hanoomanjee) qui entourent les Jugnauth.

Si on a toujours milité pour sortir du bipartisme mauricien, afin de favoriser des jeunes énergies, le triste sort du MMM nous ramène vers notre fatalité patronymique.

Notre bipartisme, on est bien d’accord, n’est pas un clivage entre une gauche et une droite, encore moins entre une politique ouverte sur le monde (pro-mondialisation) et une politique qui se replie sur le pré-carré national (antimondialisation). À Maurice, depuis près d’un demi-siècle, la transition démocratique se joue entre deux dynasties qui ont produit chacune deux Premiers ministres.

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