Manif anti-LGBT: après Meetoo, quatre autres interpellés

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La manifestation anti-LGBT à la place d’Armes, samedi

La manifestation anti-LGBT à la place d’Armes, samedi

Après la manifestation de samedi dernier contre la Marche des fiertés organisée par le collectif Arc-en-ciel, la Criminal Investigation Division a procédé à quatre autres interpellations durant la matinée du vendredi 8 juin, après celle de Javed Meetoo la veille. Ces quatre personnes qui ont été interrogées under warning sont soupçonnées d’avoir pris part à un rassemblement illégal à la place d’Armes, Port-Louis.

Ce sont Ally Abdool Rahman, un mécanicien de 46 ans de Pailles, Mohammad Zubeid Kurmally, 36 ans, habitant Plaine-Verte, Aslam Thanaoulla, un directeur de compagnie de 53 ans de Pailles, et Ismaël Ibrahim Yousuf, un colporteur de 47 ans résidant à Terre-Rouge. Ils ont été autorisés à partir après leur interrogatoire.

Ces quatre personnes ont été mises devant le fait qu’elles ont enfreint la Public Gathering Act en participant à ce rassemblement, sans avoir eu l’autorisation de la police au préalable. Ils ont simplement déclaré à ces enquêteurs qu’ils se sont regroupés à cet endroit pour prier après avoir vu une invitation sur Facebook.

Javed Meetoo, que la police soupçonne d’être le meneur des manifestants, a été interpellé à son domicile à Vallée-Pitot. Il a donné sa version des faits en présence de son homme de loi, Me Raouf Gulbul. S’il accepte avoir été à la place d’Armes, il maintient que c’était uniquement pour faire une prière. A la presse, à sa sortie des Casernes centrales, il a dit, à propos de son interrogatoire : «Pena okenn repross ziska ler».

Quand Meetoo réclame de boycotter «l’express»

«L’express» a pu joindre au téléphone Javed Meetoo, soupçonné d’être le meneur de la manifestation anti-LGBT. Mais il a tout de suite refusé de nous accorder une interview. Selon lui, «l’express» a déjà pris position contre lui et il ajoute que lui, en retour, a donné le mot d’ordre pour boycotter notre journal, «afin que personne n’achète «l’express».

Le gouvernement s’exprime une semaine après

Le gouvernement, par la voix du député Zouberr Joomaye, non pas par celle d’un ministre, s’est, enfin, exprimé sur la discrimination sexuelle. Lors d’une conférence de presse hier, le député a déclaré que «le gouvernement tient à rappeler à la population que la République est avant tout un Etat de droit. Chaque Mauricien a le droit de vivre sa vie comme il l’entend». Il faisait référence à la manifestation illégale anti-LGBT de samedi dernier. «Le gouvernement rappelle que le droit de chaque citoyen sera respecté, et qu’il veillera à ce que la loi soit respectée. (…) L’engagement du gouvernement c’est de continuer à œuvrer pour qu’il n’y ait aucune discrimination envers qui que ce soit sur la base de son orientation sexuelle.»

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