Hausse du prix des carburants: «La population doit se montrer patriote», dit Gungah

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Selon le ministre du Commerce, la STC n’avait d’autre choix que d’augmenter le prix de l’essence et du diesel.

  Selon le ministre du Commerce, la STC n’avait d’autre choix que d’augmenter le prix de l’essence et du diesel.

Il l’a répété à plusieurs reprises. La situation, dit Ashit Gungah, est «hors de notre contrôle». Le ministre du Commerce intervenait ce mercredi 16 mai, suivant la hausse «conséquente» du prix de l’essence et du diesel, décidée par le Petroleum Pricing Committee, hier soir.

Le litre d’essence est passé à Rs 52, contre Rs 47,30 auparavant. Quant au diesel, il faut désormais débourser Rs 41,90 le litre, contre Rs 38,10.

Pour le ministre du Commerce, c’est avec «le coeur serré» qu’une telle décision a été prise. «Cette augmentation est hors de notre contrôle», insiste Ashit Gungah, citant la conjoncture internationale. Notamment les sanctions prises par les États-Unis contre l’Iran, la baisse de production de l’OPEC et l’appréciation du dollar face à la roupie. «Tous les pays sont affectés, pas juste Maurice.»

D’expliquer qu’autant que possible, la State Trading Corporation (STC) tente d’absorber toute hausse de prix sur le marché international. N’empêche, «quand cette hausse est de plus de 4 %, nous n’avons pas d’autre choix que de la passer aux consommateurs», affirme Ashit Gungah.

D’ailleurs, ajoute-t-il, en avril et mai, la STC a perdu presque Rs 90 millions sur chaque pétrolier transportant du carburant. «C’est une situation très difficile à gérer. Ce qui nous a menés à la situation actuelle.»

Le ministre Gungah se dit, dans la foulée, pessimiste quant à une éventuelle baisse des prix des produits pétroliers à l’international. Il fait ressortir qu’en l’espace de cinq mois, le prix du pétrole est passé de 600 dollars la tonne métrique à 732 dollars la tonne métrique. «Si le prix baisse à l’avenir, nous apporterons une baisse», promet-il.

Entre-temps, Ashit Gungah fait un appel à la population et à tous les opérateurs, dont ceux de la Petrol Retailers Association. «C’est une situation difficile qui est hors de notre contrôle. Nous devons tous agir en patriotes et maryé-piké.»

Le gouvernement, affirme le ministre, prend ses responsabilités. «Nou pé fer nou travay, nou pran nou responsabilité. Mo koné nou éna enn popilasion ki konpran la sitiasion.»

 
 
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