Période festive: la police augmente ses effectifs pour assurer la sécurité routière

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Un motard de la police effectue in contrôle de routine.

Un motard de la police effectue in contrôle de routine.

Opérations crackdown, suspension immédiate du permis ou encore cellule de dégrisement, les autorités ne lésinent pas sur les moyens pour assurer la sécurité des usagers de la route en ce mois de décembre. Interrogé, l’inspecteur Shiva Coothen, responsable de la cellule de communication de la police, explique que depuis le début de décembre jusqu’au 5 janvier 2018, la Traffic Branch mobilisera tous ses effectifs afin de multiplier les contrôles sur les routes. Ceux qui commettent des infractions au Code de la route seront lourdement sanctionnés.

Environ 400 officiers de la Traffic Branch seront mobilisés. Ce département de la police travaillera de concert avec toutes les autres unités notamment l’Emergency Response Service, la Police, la Divisional Support Unit, la Special Mobile Force et la Special Supporting Unit. «Nous aurons en moyenne une dizaine d’officiers de chaque division. Pendant les fêtes, nous aurons à peu près deux tiers de nos effectifs en opération de façon rotative.» Ajouté à cela, plus de 170 motards seront déployés à travers l’île.

Les opérations ont d’ailleurs déjà débuté. Les artères principales et les régions côtières sont les plus ciblées. «Les opérations crackdown sont faites pendant un laps de temps, soit trois heures à un endroit, et ensuite l’équipe bouge vers un autre.» Et d’ajouter que «les gens se trompent s’ils croient que les opérations seront effectuées qu’à des endroits spécifiques comme Flic-en-Flac et Grand-Baie. Les policiers veilleront au grain. Nous serons intransigeants envers ceux qui conduisent en état d’ébriété», nous confie le responsable de communication de la police.

Il rappelle que la loi autorise 23 microgrammes d’alcool par litre d’air expiré, soit l’équivalent d’un verre de bière ou d’une coupe de vin. Selon l’inspecteur, si c’est le double de la limite autorisée, une disposition de la loi autorise les officiers à demander la suspension du permis de conduire du chauffeur ivre pendant une période définie. «Pas besoin d’attendre que le cas soit appelé en cour. Ceux qui conduisent en état d’ébriété ne vont pas échapper à la cellule de dégrisement jusqu’à ce que la police soit satisfaite qu’ils ne sont plus éméchés.»

Hormis des infractions au Code de la route, les autorités policières passeront aussi les véhicules suspects au peigne fin à la recherche de produits illicites. Shiva Coothen cite comme exemple un braquage qui avait été déjoué, il y a quelques années, lorsque des officiers avaient contrôlé un véhicule suspect se trouvant sur une aire de stationnement d’un supermarché, dans le centre du pays. Quatre malfrats avaient été épinglés à bord du véhicule avec des cagoules et des armes blanches.

L’inspecteur Shiva Coothen exhorte aussi les automobilistes à être plus prudents sur les routes de l’île, surtout après les récents accidents. «Nous lançons un appel à la collaboration du public. Sans leur aide, il sera difficile de mettre un frein aux accidents de la route.»

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