Receveuse agressée par des parents d’élèves: «Les passagers ne sont pas intervenus…»

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C’est mercredi 11 octobre que la receveuse, qui travaille pour la compagnie United Bus Service, a été agressée.

C’est mercredi 11 octobre que la receveuse, qui travaille pour la compagnie United Bus Service, a été agressée.

«Ces individus m’ont demandé pourquoi je n’avais pas laissé leurs enfants voyager dans le bus et pourquoi ils se trouvaient au poste de police de Plaine-Verte. Ils ont soudainement commencé à me frapper au visage et aux bras..»

Cela fait 14 ans qu’elle est receveuse d’autobus. Et, dit Pamela, c’est la première fois qu’elle vit pareille situation. Elle a été rouée de coups par des parents d’élèves, sous le regard impassible des passagers…

Les faits se sont produits mercredi 11 octobre, dans un autobus de la compagnie United Bus Service (UBS). Pamela raconte qu’elle a eu une prise de bec avec des élèves qui refusaient de lui montrer leur «Student Pass». Document qui permet à son détenteur de voyager gratuitement sur un trajet bien défini.

«Ils sont montés à bord de l’autobus à Pope Henessy et nous étions arrivés près du poste de police de Plaine-Verte lorsque je leur ai demandé de descendre. J’ai informé la police», explique l’employée de l’UBS. Elle était alors loin de se douter que des gens malveillants l’attendaient un peu plus loin, à Baie-du-Tombeau...

«J’ai vu une voiture s’arrêter devant l’autobus. Deux personnes sont descendues du véhicule et sont montées à bord du bus», poursuit Pamela. À ce moment-là, «je ne pouvais pas deviner qu’elles avaient l’intention de m’agresser».

Au dire de la receveuse, «ces individus m’ont demandé pourquoi je n’avais pas laissé leurs enfants voyager dans le bus et pourquoi ils se trouvaient au poste de police de Plaine-Verte». Et contre toute attente, «ils ont soudainement commencé à me frapper au visage et aux bras. Ensuite, ils sont redescendus». Et pendant cette agression, «personne n’est intervenue».

Selon la receveuse, il est temps que les institutions concernées fassent de leur mieux pour que la sécurité des employés soit assurée. «Nous ne sommes pas là pour jouer. Nous travaillons. Et ce n’est pas par plaisir que nous refusons de laisser voyager quelqu’un qui n’a pas sa carte, c’est parce que nous devons rendre des comptes à la fin de la journée», fait-elle ressortir.

Pamela est catégorique : «Je ne compte pas risquer mon poste à cause de quelques élèves qui refusent de respecter les consignes.»

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