Poursuivi pour outrage: Soodhun «unifie» l’opposition

Avec le soutien de
Les membres des partis de l’opposition sont unanimes sur le fait que le vice-Premier ministre doit «step down».

Les membres des partis de l’opposition sont unanimes sur le fait que le vice-Premier ministre doit «step down».

Une fois n’est pas coutume, l’opposition est sur la même longueur d’onde : Showkutally Soodhun doit démissionner. Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 5 octobre, le Directeur des poursuites publiques (DPP) a annoncé que le vice-Premier ministre sera poursuivi pour outrage à un membre de l’Assemblée nationale sous l’article 156(1) du code penal. Il avait proféré des menaces de mort à l’encontre du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, en juillet dernier.

«À la place de Soodhun, je démissionnerai comme vice-Premier ministre», martèle le leader du Parti mauricien social-démocrate (PMSD). De faire ressortir que ce développement le réconforte après la décision «difficile» de quitter le gouvernement. «C’était justement pour protéger l’indépendance des institutions et le poste du DPP qui était menacé par la création d’une Prosecution Commission.»

Xavier-Luc Duval précise, du reste, qu’il n’a rien de personnel contre Showkutally Soodhun. Et qu’il est important qu’un leader de l’opposition puisse faire son travail «sans frayeur et ni faveur».

Même son de cloche du côté de Paul Bérenger et d’Alan Ganoo. Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) n’y va pas par quatre chemins. «Il (NdlR, Showkutally Soodhun) doit step down. Il faut appliquer la loi.»

Le président du Mouvement patriotique (MP) estime, lui, que si le vice-Premier ministre «était un homme d’honneur, il aurait dû step down et ne pas attendre que le PM prenne la décision pour lui». Alan Ganoo salue, dans la foulée, la décision du DPP. «J’ai toujours eu confiance dans le bureau du DPP. Encore une fois, le DPP a montré son indépendance. Il a pris la décision qu’il fallait. Mais il faut maintenant laisser cette affaire suivre son cours et Showkutally Soodhun devra affronter la justice.»

Au Parti travailliste (PTr), on ne veut pas s’aventurer, préférant «laisser la justice suivre son cours». Toujours est-il, dit Patrick Assirdaven, le président des Rouges, que «la moindre des choses pour Soodhun, c’est de step down jusqu’à ce que l’affaire soit terminée». D’autant plus qu’il «est un ministre de la République».

Roshi Bhadain est, lui, beaucoup plus critique. «Soodhun et Duval doivent arrêter leur cinéma !» Au dire du leader du Reform Party, «le pays mérite mieux. Il est temps de réformer notre pays».

Il n’empêche qu’à ce stade, rien n’oblige le vice-Premier ministre à step down. En effet, explique Me Robin Ramburn, Senior Counsel, «il n’y a aucune loi qui puisse le forcer à soumettre sa démission comme ministre ou parlementaire, même s’il est accusé formellement».

Publicité
Publicité

Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires