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Le Yerrigadoogate est passé à un autre niveau. Celui d’une guerre pour la vérité. Suivez en live les différents fronts sur lesquels elle se joue. Le ridicule cover-up est devenu affaire d’Etat.

Egalement à voir le dossier : Scandale: Ravi Yerrigadoo à la trappe

Chronologie des événements

L’express under arrest !

Depuis tôt ce matin, lundi 25 septembre, la police s’est déployée pour arrêter les journalistes de l’express. Dès 4h50 elle était chez Yasin Denmamode, avec mandat d’arrêt et perquisition. Une heure plus tard, les policiers se sont rendus à Port-Chambly, chez le directeur des publications, Nad Sivaramen. Ce, dans le cadre de la révélation du Yerrigadoogate et de la rétractation de Husein Abdool Rahim. Suivez cette journée en direct.

Yerrigadoogate: l’express répond aux questions des lecteurs

«L’expressgate». Le mot est lâché. Les événements ont pris une autre tournure dans le sillage du scandale Yerrigadoo. Depuis que sur une radio privée, le «dénonciateur», Husein Abdool Rahim, a retourné sa veste. Il a changé de version comme il change d’haltère à la salle de gym. Allant jusqu’à demander pardon à l’ancien Attorney General, qui a fondu en larmes, qui a fait plus fort que Tulsi, Marimar et Rosa réunies. Et il n’était même pas 18 h 30. Depuis, les lecteurs de «l’express» se disent perdus. Si d’aucuns affichent leur soutien inconditionnel au journal après les allégations faites par Rahim, les détracteurs, eux, s’en donnent à cœur joie. Mais quel a été le rôle du quotidien dans toute cette affaire ? Des journalistes? Du Directeur des publications? Que s’est-il passé dans les coulisses? Ci-dessous, des réponses à quelques questions que vous vous posez, extraites de «lexpress.mu».

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Les trajets de Husein Abdool Rahim

Husein Abdool Rahim a poursuivi sa constitution des faits ce dimanche 24 septembre 2017. Il s’est rendu devant les locaux de La Sentinelle à Baie du Tombeau en fin de matinée. Les agents de sécurité du siège sociale, indique, que le «dénonciateur» du scandale Bet 365 s’est pointé vers 11 hr 30 en compagnie de la Scene Of Crime Office (SOCO) et un véhicule de la police.

Husein Abdool Rahim a indiqué où il s’est rendu  lors de son passage dans les locaux de la Sentinelle Ltée. Les officiers de la SOCO ont pris les photos du jeune homme indiquant les bureaux de l’express.

Husein Abdool Rahim s’est, ensuite, rendu au Port Chambly. Il a poursuivi son trajet jusqu’au domicile de Me Shakeel Mohamed.

Le «dénonciateur» s'est rendu à Port Chambly dans la matinée de ce dimanche.

Husein Abdool Rahim au domicile de me Shakeel Mohamed.

Yerrigadoogate: Bhadain réclame Rs 50 M à Husein Abdool Rahim, Radio Plus, Defi Plus et Nawaz Noorbux

Il réfute les allégations portées contre lui. Roshi Bhadain a servi une mise en demeure à Husein Abdool Rahim, Radio Plus, au Défi Plus et à Nawaz Noorbux, directeur de l’information de Radio Plus. Le leader du Reform Party leur réclame Rs 50 millions.

C’est dans la soirée du samedi 23 septembre que l’ancien ministre a servi sa mise demeure à travers son représentant légal, Yash Balgobin. Roshi Bhadain estime les propos, tenus par Husein Abdool Rahim sur les ondes de Radio Plus jeudi 21 septembre, diffamatoires. Ce dernier a soutenu avoir été manipulé par l’ancien ministre et l’express.

Il demande à la rédaction de Radio Plus et du Défi Plus de lui présenter des excuses et un communiqué pour rétablir les faits. Le candidat à la partielle au no 18 n’écarte pas des poursuites en Cour suprême. 

Affaire Yerrigadoogate: Sylvio Sundanum remet son téléphone à la police

Yerrigadoogate: les mensonges de Husein Abdool Rahim

J’ai été manipulé par l’express et Roshi Bhadain»

Il avait contacté l’express via la messagerie du compte Facebook de la
rédaction pour parler à Axcel Chenney

Husein Abdool Rahim est venu vers la rédaction de son propre chef. D’ailleurs, il avait contacté l’express via la messagerie du compte Facebook de la rédaction pour parler à Axcel Chenney, le samedi 8 septembre. Soit la veille de sa rencontre avec le directeur des publications, Nad Sivaramen, et le journaliste Yasin Denmamode.

De plus, avant de se tourner vers l’express, Husein Abdool Rahim avait déjà sollicité Roshi Bhadain. Mais, le même jour, l’avocat devait déposer devant la commission d’enquête sur Britam. Un rendezvous a donc été pris un autre jour.

«J’ai subi des pressions pour signer un papier où je confirme avoir menti à mon avocat»

Le dénonciateur du Yerrigadoogate avait refusé de signer cette lettre.

Le dénonciateur du Yerrigadoogate avait refusé de signer cette lettre. Par la suite, il a insisté pour revenir dans les locaux de La Sentinelle pour le faire, malgré le fait qu’un journaliste lui a demandé de ne pas y aller.

«J’ai été séquestré»

Husein Abdool Rahim avait un véhicule à sa disposition en
permanence pour ses déplacements.

Depuis le début de l’affaire, Husein Abdool Rahim avait un véhicule à sa disposition en permanence pour ses déplacements. Ces dispositions avaient été prises car sa famille et lui craignaient pour leur sécurité.

«Je n’ai subi aucune pression pour me rétracter»

Le 14 septembre, Husein Abdool Rahim a affirmé que les journalistes de Radio Plus ont essayé de le payer.

«Ils ont gardé mon téléphone» :

Husein Abdool Rahim a demandé à réparer un de ses portables.

Husein Abdool Rahim a demandé à réparer un de ses portables, dont l’écran a été brisé, car il contenait d’autres preuves qui auraient pu être utilisées dans le Yerrigadoogate.

Documentary Evidence

Document 1.

Mardi 12 septembre, l’Attorney General Ravi Yerrigadoo, confiant qu’il avait le plein soutien de son Premier ministre, a reconnu publiquement avoir signé la lettre de caution en faveur de Husein Abdool Rahim. Cet aveu de taille a surpris les membres du gouvernement Lepep et a provoqué sa démission. À aucun moment, l’authenticité de cette lettre n’a été remise en cause.

Document 2.

Ce document, attribué à Ravi Yerrigadoo, a été déposé lundi à la commission anticorruption afin d’aider l’enquête. Le manuscrit contient des instructions précises quant à l’ouverture des comptes bancaires à Dubaï et à Genève. Nous avons demandé à l’ICAC de procéder à un examen graphologique de ce document. À noter que Ravi Yerrigadoo n’a pas encore été interrogé sur ce document. La Sentinelle compte aussi faire appel à un expert indépendant afin de déterminer si, oui ou non, Yerrigadoo serait l’auteur dudit document.

Yerrigadoogate: fatigué, Husein Abdool Rahim ne viendra pas au CCID

Il était attendu aux Casernes centrales ce samedi 23 septembre. Cela, pour poursuivre sa déposition à la lumière de la nouvelle version des faits qu’il a récemment donnée dans l’affaire Yerrigadoogate. Mais, étant fatigué parce qu’il a été entendu deux jours d’affilée par les enquêteurs, Husein Abdool Rahim, le parieur professionnel, a demandé à ne pas être interrogé aujourd’hui. Le Central Criminal Investigation Department a accédé à sa requête de peur que son enquête ne soit pas consistante.

L’inspecteur Shiva Coothen, du Police Press Office, pour sa part, a assuré que «l’enquête se déroule de façon professionnelle par des enquêteurs chevronnés». Après avoir analysé toutes les dépositions des protagonistes, la police devrait décider de la marche à suivre.

Ravi Yerrigadoo est arrivé aux Casernes

L’ex-Attorney General est arrivé aux Casernes centrales dans la soirée de ce vendredi. Il donnera sa déclaration aux enquêteurs de la Central Crime Investigation Division sur les allégations de Husein Abdool Rahim.

Sylvio Sundanum et Dick Kwan Tat au CCID

Ils ont été appelés au CCID pour faire un statement dans le cadre de l’enquête.  Sylvio Sundanum et Dick Kwan Tat viennent d’arriver au CCID pour être interrogés comme témoins. Ravi Yerrigadoo est attendu au courant de la soirée.

Husein Abdool Husein est aussi revenu aux Casernes centrales après avoir expliqué les différents trajets qu’il a effectués depuis l’éclatement de cette affaire.

Radio Plus porte plainte contre l’express

Fouad Jadooo (en bleu), Me Ashok Radhakissoon et Rashid Cassam aux Casernes centrales ce vendredi 22 septembre.

«Il y a eu des allégations malveillantes à l’égard de la rédaction de Radio Plus.» Déclaration de Me Ashok Radhakissoon, représentant légal du Défi Media group, ce vendredi 22 septembre, aux Casernes centrales.

Des membres du management de ce groupe de presse, nommément Fouad Jadoo et Rashid Cassam, accompagnés de leur homme de loi se sont rendus au Central Criminal Investigation Department pour porter plainte contre l’express. Dans son édition de ce matin, l’express a mis en lumière des messages Whatsapp qu’aurait envoyés Radio Plus à Husein Abdool Rahim, lui proposant de l’argent.

«Nous avons demandé à la police de poursuivre son enquête et d’aller au fond des choses», a fait ressortir Me Ashok Radhakissoon.

Shakeel Mohamed: «La police est venue me voir ce matin»

Les policiers sont venus frapper à sa porte, ce vendredi 22 septembre. Ils sont venus «vérifier la version de Husein Abdool Rahim». Au dire de Shakeel Mohamed, «la police voulait savoir s’il était venu me rencontrer et si c’était vrai que j’avais refusé de prendre cette affaire comme avocat». Et bien que la raison de son refus ne lui ait pas été demandée, l’homme de loi leur a «expliqué quand même. C’est à la suite de la déposition de ce garçon qu’ils ont pris contact avec moi».

Les messages WhatsApp postés par l’express sont tous véridiques

Le dénonciateur Husein Abdool Rahim a déclaré ce matin sur la radio que le message WhatsApp publié en Une de l’express de ce vendredi 22 septembre était faux. Il disait dans celui-ci que Radio Plus lui avait proposé de l’argent.

Or, à l’inverse de ceux qui ont circulé sur Axcel Chenney, ce message est authentique, en voici le déroulé. Pour rappel tous les messages publiés par l’express sont vérifiés et certifiés par un logiciel spécifique.

Husein Abdool Rahim a sollicité d’autres avocats et responsables de presse

Husein Abdool Rahim a contacté des avocats / politiciens et autres responsables de presse avant de solliciter l’express. Il aurait avancé avoir des documents incriminants contre un ministre. 

Osman Mahomed, député de la circonscription no 2 : 

«Husein Abdool Rahim a pris contact avec moi avant même que l’affaire n’éclate au grand jour. Il m’a dit que cela concerne Ravi Yerrigadoo et des paris. Il m’a dit qu’il a des documents contre lui.»

Zahirah Radha, rédactrice en chef de Sunday Times : 

«Il m’avait envoyé un message sur Facebook le jeudi 7 septembre pour me dire qu’il a un article important à paraître dimanche. Il ne voulait pas me parler au téléphone. Il m’a dit qu’il a suffisamment d’éléments pour faire tomber un ministre.»

Dev Hurnam dépose une plainte auprès de l’IBA contre Radio Plus

Il remet en cause deux émissions live de Radio Plus au courant de cette semaine. Dev Hurnam a déposé une plainte contre Radio Plus, ce vendredi 22 septembre, auprès de l’Independent Broadcasting Authority (IBA). C’est en sa qualité d’Executive Consultant of Justice & Human Rights que Dev Hurnam a envoyé un courrier électronique au Chairman de l’IBA.

Il est revenu sur l’intervention de Husein Abdool Rahim sur Radio Plus, hier, jeudi 21 septembre. Dev Hurnam se demande si cette émission ne viole pas le code d'éthique stipulé dans le second schedule de l’IBA. Ce,  indépendamment de la perception de déstabiliser la stratégie d’enquête des autorités compétentes ou la façon d’avoir obtenu une confession.

«The likelihood of term of penal servitude provided by the law is laid by a Radio for a scoop or a Show. You would note that in Court when a person is subject to incriminating evidence, the Court has a duty to warn the deponent on oath, NOT TO ANSWER AS SAME WOULD INCRIMINATE HIM OR HER», explique Dev Hurnam dans son courrier électronique.

Principe fondamental

L’ancien avocat demande à l’IBA de se procurer une copie de cette émission. Ajoutant qu’il sera ravi d’apporter son expertise dès que l’Ethics committee aura statué sur cette plainte. Dev Hurnam estime que le principe fondamental à retenir est que la liberté de tous les titulaires de licence de radiodiffusion est indivisible et soumise aux mêmes contraintes que celles qui concernent la personne et est fondée sur le droit de l’individu d’être informé et de recevoir et diffuser librement des opinions. 

Concernant l’émission avec le Deputy Chief Whip Ravi Rutnah sur ses propos contre Laëtitia Mélidor, journaliste à l’express, Dev Hurnam se demande si leur confrontation a été «cross-examined» afin d’assurer la sécurité de l’État…

Reza Uteem: «La vérité indiscutable, c’est que Yerrigadoo a écrit une lettre…»

Alors que la polémique enfle depuis le jeudi 21 septembre, Reza Uteem prend position sur sa page Facebook. Au-delà des allégations de Husein Abdool Rahim contre l’express et l’avocat Roshi Bhadain, souligne le député mauve, il n’en demeure pas moins que «la vérité indiscutable, c’est qu’un Attorney General inn ecrire ene lettre autorisant le transfert d'argent d'un présumé escroc et facilite l'ouverture d'un compte bancaire». Il va même plus loin. Cet argent, fait ressortir Reza Uteem, «capav proceeds of a crime!». Pour lui, indéniablement, «c’est ene crime en lui même et enquete bisin faire».

Retournement de veste de Rahim: «This amounts to blackmailing», affirme Me Hurhangee

Me Ashley Hurhangee s’est retiré en tant qu’avocat de Husein Abdool Rahim dans l’affaire de sextorsion lorsque ce dernier lui a avoué qu’il avait menti dans cette affaire.

Il avait mis en garde le directeur des publications du groupe La Sentinelle. Dans un courriel à Nad Sivaramen, Me Ashley Hurhangee l’avait prévenu que Husein Abdool Rahim lui ferait du chantage si le groupe de presse ne lui apportait pas son soutien dans l’affaire de sextorsion.

«Not later than today Mr Rahim stated to you in my presence that he did phone Sylvio Sundanum to claim that whatever he had stated so far was untrue. To me this amounts to a direct blackmailing by him to your person», écrit Me Ashley Hurhangee à Nad Sivaramen.

D’ailleurs, l’homme de loi s’est retiré dans l’affaire de sextorsion, estimant que Husein Abdool Rahim ne lui a pas dit toute la vérité. «C’est une question d’éthique. Il semble qu’il ne me fait pas confiance car il m’a caché des choses précises sur ces allégations de sextorsion avant d’avouer avoir menti. Il ne peut ainsi pas être mon client car il n’y a plus de confiance mutuelle.»

Effectivement, selon Nad Sivaramen, «la coupure est survenue avec l’affaire de sextorsion». Le directeur des publications du groupe La Sentinelle explique que lorsqu’il a été découvert que Husein Abdool Rahim mentait, «nous avons pris nos distances». Et c’est justement «à partir de ce moment (qu’)il a commencé à nous faire chanter. Il a même menacé de se suicider».

Nad Sivaramen est catégorique. «Le chantage est un jeu auquel nous ne pouvions participer.»

Yerrigadoogate: Face-à-Face entre Axcel Chenney et la MBC

La Mauritius Broadcasting Corporation a sollicité l’express pour une déclaration d’une minute après l’éclatement du Yerrigadoogate. Axcel Chenney, un des journalistes protagonistes est en live avec nos confrères de la télévision nationale.

Yerrigadoogate: Nad Sivaramen donne la réplique à Rahim sur Radio One

Le Directeur des publications du groupe La Sentinelle ne compte pas rester les bras croisés devant les allégations, jugées ridicules, de Husein Abdool Rahim. Sur les ondes de Radio One, il donne la réplique au dénonciateur. Ce dernier a, hier sur Radio Plus, déclaré que Nad Sivaramen ainsi que le journaliste Axcel Chenney et l’avocat Roshi Bhadain auraient ourdi un complot pour avoir la tête de Ravi Yerrigadoo.

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Il s'est retrouvé impliqué dans une affaire de blanchiment d'argent allégué. En trois jours, les révélations de Husein Abdool Rahim ont eu raison de Ravi Yerrigadoo. Le Premier ministre n'a pas eu d'autre choix que de demander à l'Attorney General de step down, le jeudi 14 septembre. Mais le «dénonciateur» est revenu sur ces propos accusant l'express et Roshi Bhadain d'avoir initié un complot pour faire tomber Ravi Yerrigadoo.

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