Des membres du MSM: «Sinatambou devrait se taire»

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Le ministre Etienne Sinatambou se précipitant à bord de la voiture d’Ivan Collendavelloo après une réunion houleuse avec des habitants de Résidence Barkly, lundi 4 septembre.

Le ministre Etienne Sinatambou se précipitant à bord de la voiture d’Ivan Collendavelloo après une réunion houleuse avec des habitants de Résidence Barkly, lundi 4 septembre.

Etienne Sinatambou devrait se terrer dans le silence. Pour des membres du bureau politique du MSM, ses conférences de presse hebdomadaires, ces derniers temps, ont causé plus de tort au gouvernement. D’autant plus que les démolitions du 1er septembre, à La Butte et Résidence Barkly, ainsi que la prise de position de quelques membres du MSM sur le sujet, ont sérieusement entamé la popularité du gouvernement. 

Gênés, ces ministres préfèrent ne pas faire de commentaire en public. Ce qui n’est pas forcément le cas du ministre Sinatambou. Pour un backbencher du MSM, «c’est le Premier ministre qui a pris ce dossier en main et c’est lui qui devrait communiquer au sujet du Metro Express quand il faut».

Or, ils sont nombreux à ne pas comprendre comment Etienne Sinatambou peut convoquer des conférences de presse à sa guise pour parler au nom de tous les élus du gouvernement. «Il se fait descendre par les internautes. Il nous fait beaucoup de mal», avance un membre du bureau politique. Et d’affirmer que quelques-uns des députés, invités à participer à cet exercice de communication les samedis, ne sont pas toujours à l’aise. 

Qui plus est, il nous revient que la conférence de presse de l’ex-lord-maire Oumar Kholeegan, entouré d’une vingtaine de personnes, qui a jugé bon de défendre l’action gouvernementale, passe mal auprès de certains députés des régions rurales. «Leur passage à la télévision a donné l’impression que le gouvernement doit justifier chaque projet. De plus, le compte rendu était assez long», déplore un élu. Même si Oumar Kholeegan a rappelé qu’il parlait en son nom personnel, il demeure qu’il est un représentant du MSM, insiste notre interlocuteur. 

L’ex-lord-maire s’en défend. «J’ai jugé qu’il était nécessaire d’être sur le terrain suivant la tournure des événements. Surtout après certaines déclarations politiques de l’opposition. Je n’engage nullement le MSM. Je ne suis même pas le porte-parole de ce parti», dit-il. 

De son côté, le ministre Mahen Jhugroo, responsable des Administrations régionales, présent sur le terrain la semaine dernière, est resté loin des événements du vendredi 1er septembre. Pourtant, le tramway passera dans plusieurs villes. Interrogé, il explique que jeudi dernier, il s’est rendu à La Butte après avoir appris qu’une partie d’une route s’était fissurée. 

«Mon ministère n’a rien à faire avec le Metro Express et c’est pourquoi je me suis abstenu de faire de commentaire.» Il reconnaît toutefois qu’il siège sur le comité présidé par Ivan Collendavelloo pour répondre à d’éventuelles questions concernant les municipalités. 

De leur côté, des élus des régions urbaines expliquent leur silence par le fait qu’ils soutiennent ce projet, même si le Metro Express fera un détour dans leur circonscription. Le ministre Eddy Boissézon admet qu’il n’a pas encore pris connaissance du tracé exact, mais il croit comprendre qu’aucun bâtiment ne sera démoli. «À ce stade, il n’y a aucune appréhension. J’ai cru comprendre qu’il n’y a aucune infrastructure sur le passage de l’ancien chemin de fer où passera le Metro Express.»

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