Tramway + électricité = les autorités pas vraiment au courant

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Un tram carburant à l’électricité, à Barcelone. Le Metro Express sera calqué sur le modèle espagnol.

Un tram carburant à l’électricité, à Barcelone. Le Metro Express sera calqué sur le modèle espagnol.

Ce qu’on croit savoir : le tram sera calqué sur le modèle espagnol. Il carburera à l’électricité. Ce qu’on veut savoir : combien cela va-t-il coûter ? Le réseau pourra-t-il absorber ce surplus dans la demande ? Comment y fera-t-on face ? Les experts le savent-ils seulement ?

À quoi va carburer le Metro Express ? Une question à laquelle peine, déjà, à répondre le gouvernement, une dizaine de jours après avoir choisi Larsen & Toubro comme consultant pour le Metro Express. Cette compagnie, chargée de mettre le projet sur les rails, étudie toujours la question, nous dit-on.

Plusieurs options sont envisagées, les trams devant être calqués sur les modèles espagnols. Ceux de la Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles sont alimentés par des dynamos (NdlR, une machine qui convertit de l’énergie mécanique en électricité), des batteries rechargeables ou encore l’énergie cinétique (NdlR, qui est générée par un corps en mouvement).

Selon une source officielle, il est fort probable que l’on opte pour l’Over Head Line Equipment, soit des câbles de haute tension, soutenus en hauteur, avec tout un système de pylônes et reliant les stations entre elles. Le nom du dispositif articulé : pantographe. Qui permet à une locomotive électrique ou à un tramway ou à d’autres systèmes automoteurs électriques de capter le courant par frottement. Pour faire simple, le courant traversera le tram grâce aux câbles avant d’alimenter les rails. La traction donnera alors «du jus» pour faire tourner le moteur.

C’est bien beau tout ça, mais où trouvera-t-on le courant ? Cela ne va-t-il pas accentuer la pression sur le réseau électrique déjà saturé ? En fait, le choix devra se porter sur le courant continu ou le courant alternatif. La quantité ? Personne ne sait encore… «Des informations à ce propos seront fournies au gouvernement au fur et à mesure et elles seront divulguées en temps et lieu», affirme la source officielle.

En attendant, c’est le black-out. Qu’en est-il des travaux de câblage ? Les estimations de Rs 300 millions – en sus des Rs 18,8 milliards projetées – sont-elles proches de la réalité ? Combien d’électricité consommera le tram à chaque kilomètre parcouru ? «Il faudra attendre avant d’avoir les détails…»

Notre source assure, cependant, que le Central Electricity Board sera en mesure de fournir l’énergie requise. Puisque la production est appelée à augmenter au cours de prochaines années, grâce à l’apport des producteurs indépendants, appelés IPP, affirme-t-on. Tient, qu’en pense le ministre de l’Énergie, Ivan Collendavelloo, de tout cela ? «Je ne suis pas ingénieur, je ne peux pas vous répondre», se contente-t-il de balancer sans pétage de câble, est-il bon de préciser. À savoir qu’à Maurice, 3 042 gigawatt-heure d’électricité sont générées annuellement.

Sinon, d’autres interrogations demeurent quant aux câbles eux-mêmes. Seront-ils «vulnérables» face aux rafales, aux chauves-souris, à la foudre ? Seront-ils reliés au réseau ? Se prendra-t-on les pieds dans quelque «fil» qui traîne un beau jour en marchant près d’une station de métro ?

Vous le saurez en regardant les prochains épisodes du projet Metro Express. Ou pas.

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