Respirateur prêté à une clinique: «Ki mo ti bizin fer, less zanfan-la mor?» lance Husnoo

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Selon le ministre de la Santé, ce n’est pas la première fois que les hôpitaux publics viennent en aide aux cliniques privées.

Selon le ministre de la Santé, ce n’est pas la première fois que les hôpitaux publics viennent en aide aux cliniques privées. 

C’est le mardi 1er août que le neonatal ventilator, le seul que possède l’hôpital de Flacq, a été prêté au Wellkin Hospital. Un enfant de 21 mois en avait besoin. Or, jeudi 3 août, un bébé est né prématurément à l’hôpital. Et n’a pu, du coup, être placé sous respiration artificielle. Une situation que l’express a révélée dans son édition du 4 août. 

Depuis, la polémique enfle. Ce qui n’est visiblement pas au goût du ministre de la Santé, Anwar Husnoo. «Ki mo ti bizin fer, less zanfan-la mor?» Il réagissait, ce dimanche 6 août, au collège Islamic, à Plaine-Verte, à l’occasion d’un check-up gratuit à l’intention des fidèles qui entreprendront le hadj.

Anwar Husnoo raconte que le Wellkin Hospital l’a contacté, lui expliquant qu’un bébé âgé de 21 mois est gravement malade, souffrant de problèmes respiratoires. «Wellkin kontakté mwa pou gagn laparey prété.»

Le ministre de la Santé dit avoir demandé à l’établissement privé si l’enfant pouvait être transféré à l’hôpital. Mais on lui a répondu par la négative. Devant cette situation, «nous n’avions pas le choix», souligne-t-il. Et c’est ainsi que le respirateur artificiel a été prêté au Wellkin Hospital.

Du reste, fait remarquer Anwar Husnoo, ce n’est pas la première fois que le ministère de la Santé vient en aide aux cliniques privées. Il y a deux semaines, révèle-t-il, il a dépanné la clinique Fortis Darné. «Une patiente était gravement malade. Elle avait besoin d’un pacemaker.»

Tout cela démontre, insiste le ministre de la Santé, la relation de travail qui existe entre les hôpitaux publics et les cliniques privées. «Nous envoyons des patients dialysés à la clinique (…) Quand des appareils tombent en panne dans les hôpitaux, nous envoyons les personnes faire des examens en clinique.» Pour le ministre de la Santé, «kan nou an difikilté, zot ed nou é kan nou an difikilté nou ed zot».

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