Riambel: Marie Rose, une super mamie

Avec le soutien de
Melody, cumule plusieurs activités pour survivre. La voici qui fabrique ses propres casiers et qui s’occupe de ses animaux.

Melody cumule plusieurs métiers pour survivre. La voici qui s’occupe de ses animaux.

«Si je ne gagne pas ma vie en mer, je la gagne sur la terre», tonne Marie Rose Randamy avec verve et bonne humeur. À plus de 50 ans, Marie Rose ne s’arrête pas une seconde. Tantôt pêcheur, tantôt jardinière, c’est une femme «Debout» prête à endosser plusieurs métiers pour subvenir aux besoins de sa famille.

Connue sous le sobriquet de Melody, cette habitante d’African Town, dans le quartier de Riambel, s’est accordé une petite pause pour faire le récit de sa vie mouvementée et bien remplie. Elle n’hésite pas à porter plusieurs casquettes pour gagner sa vie. Femme pêcheur, ses journées se partagent entre la mer et son jardin, un lopin de terrain de l’État qu’elle cultive.

«J’ai commencé à pêcher à l’âge de huit ans, lorsque la famille a quitté Rivière-des-Anguilles pour vivre à Riambel. J’ai appris avec mon oncle car je tenais absolument à rapporter du poisson Corne à ma mère», raconte-t-elle, en prenant appui sur sa fourche plantée dans la terre.

La pêche, c’est son dada depuis sa plus tendre enfance. Un métier qui lui permet de joindre les deux bouts aujourd’hui encore. «Je suis la seule femme du coin qui pêche hors lagon», déclare fièrement Marie Rose Randamy. Cette quinquagénaire va même jusqu’à fabriquer elle-même les casiers utilisés pour attraper les cornes et carangues. Une pratique et un savoir-faire qui facilitent sa vie de pêcheur.

Ce n’est pas tout. «J’ai six petits-enfants et une personne alitée à ma charge. Pour subvenir à nos besoins, je cultive la terre et je fais de l’élevage de canards et de cabris», partage cette habitante de Riambel. Le travail ne lui fait pas peur, clame-t-elle. «Je n’attends rien de personne et je continuerai à entreprendre plusieurs métiers si nécessaire pour m’en sortir.»

Altruiste, Marie Rose Randamy fait aussi du social. «J’ai envie de réussir, d’arriver à quelque chose dans la vie et je travaille dur pour cela.», ajoute-t-elle. Autrefois conseillère de village, elle est également à la tête d’une association de femmes. Elle fait tout son possible pour venir en aide aux habitants d’African Town, où vivent d’anciens squatters dont la situation a été régularisée. «Je souhaite vraiment améliorer la vie des gens dans le quartier.»

Son seul regret est «qu’il n’y ait pas assez de soutien offert à ceux qui veulent percer et qui ont des idées pour améliorer la société».

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