Partielle éventuelle au n° 18: les grandes manœuvres enclenchées

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Vijay Makhan, Roshi Bhadain et Alexandre Barbès-Pougnet, des candidats potientiels en cas d’élection partielle au n° 18.

Vijay Makhan, Roshi Bhadain et Alexandre Barbès-Pougnet, des candidats potientiels en cas d’élection partielle au n° 18.

Plusieurs partis politiques sont en train de choisir des candidats en cas d’élections à Belle-Rose–Quatre-Bornes. Des noms sont déjà cités.

Les choses s’activent en coulisse avec la démission probable de Roshi Bhadain du Parlement. Le député du Belle-Rose–Quatre-Bornes devrait mettre son siège en jeu cette semaine. Il a prévu de le faire après le vote du Finance Bill.

La candidature de Roshi Bhadain sous la bannière du Reform Party est presque confirmée. Il a déjà commencé à faire campagne avec les affiches au coin des rues, à Quatre-Bornes.

Le Mouvement militant mauricien (MMM) aurait déjà proposé le nom de Vijay Makhan comme candidat potentiel au n° 18. Le comité central en a pris bonne note. Ce sera au bureau politique des Mauves de trancher. Paul Bérenger a confirmé que le candidat est connu de la circonscription. Vijay Makhan a été candidat au n° 18 en 2010. Il a été battu par Nita Deerpalsing par 845 voix. Si ni les Rouges ni l’alliance Lepep n’alignent de candidat, le MMM voit une chance d’élire l’ancien Secretary to Home Affairs face à Roshi Bhadain. À noter que le nom du Dr Satish Boolell a également été évoqué. Mais Vijay Makhan connaît le terrain à Belle-Rose–Quatre-Bornes.

«Effet d’annonce»

Les Rouges ne comptent pas manquer l’occasion de renforcer leur présence au Parlement. Dans l’éventualité d’une élection, le Parti travailliste alignera aussi un candidat. C’est ce qu’a fait savoir un membre de l’exécutif. «Cela fait deux ans que nous travaillons sur le terrain. Le choix du candidat se fera au niveau de l’exécutif du parti, mais il est hors de question de ne pas être là.» La présence des travaillistes sera d’autant plus importante car, au-delà de renforcer leurs rangs au Parlement, cette élection partielle peut précipiter des élections générales, selon notre interlocuteur. «C’est la première fois qu’on voit un gouvernement si impopulaire à travers toutes les classes sociales

Qu’en est-il du Parti mauricien social-démocrate? Pour l’instant, les Bleus n’ont pas signifié leur intention d’aligner un candidat. Si la raison officielle est le soutien à Roshi Bhadain, des sources au sein du parti affirment qu’en cas de la présence des travaillistes, leur allégeance irait vers le candidat rouge. «De toute façon, le plan est de laisser le MMM et le Reform Party se battre entre eux», affirme-t-on.

Le Ralliement citoyen de la patrie (RCP) se positionne aussi pour aligner un candidat en cas d’une partielle au n° 18. Le président de cette formation politique, Alexandre Barbès-Pougnet, a été investi. «C’est une démarche citoyenne avant tout. Le RCP participera à la partielle pour se faire connaître car tout le monde sait que je ne vais pas passer. Nous élaborons un programme qui va être dévoilé en décembre 2017», affirme Alexandre Barbes-Pougnet.

 Par ailleurs, Rezistans ek Alternativ est en mode attente. Selon Stefan Gua, un des dirigeants, le parti de gauche ne va pas prendre position tant que Roshi Bhadain n’a pas démissionné. «Nou pa pou komant enn léfé danons.» À savoir que Kugan Parapen était leur candidat en 2014 au n° 18. Il a terminé septième avec 2 093 voix.

Timing

Roshi Bhadain envisage de notifier le Parlement de sa démission après le vote du Budget. Si tel est le cas, Maya Hanoomanjee doit déclarer le siège vacant et transmettre la missive à la présidente de la République dans les 15 jours. Ameenah Gurib-Fakim devra émettre un «Writ of Elections» sous trois mois, après que le siège est déclaré vacant. Puis, une élection peut avoir lieu entre 30 jours et 240 jours après. Le «Writ of Elections» viendra acter la date des élections et aussi indiquer le jour de la «Nomination Day». Celle-ci peut se tenir entre 15 jours et 60 jours avant une élection.

Y a-t-il enquête sur Pravind Jugnauth ?

À quoi Roshi Bhadain faisait-il allusion à la fin de son discours lors des débats budgétaires, vendredi ? L’ancien ministre de la Bonne gouvernance a déclaré que pendant la campagne électorale de la partielle, il dévoilerait une enquête que le «Serious Fraud Office» serait en train de mener sur Pravind Jugnauth. Selon nos recoupements, ce serait plutôt la «Metropolitan Police of London» qui mènerait l’enquête, avec, pour toile de fond, l’achat d’un terrain dans la région de Vacoas. L’investigation aurait démarré avant les élections de 2014, initiée par les autorités mauriciennes. Elle concernerait le financement de l’achat de ce terrain. Maurice aurait sollicité l’aide de la Grande-Bretagne, car les fonds proviendraient de ce pays. Par la suite, le royaume de sa Majesté aurait fait savoir qu’une enquête sur ces mêmes fonds aurait été enclenchée par ses enquêteurs et avait sollicité Maurice dans le cadre de la «Legal Mutual Assistance» à travers le bureau de l’«Attorney General». Sauf qu’entre-temps, il y a eu des élections et un changement de pouvoir…

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Roshi Bhadain a finalement mis sa menace à exécution ce vendredi 23 juin. Vers 18 h 30, la nouvelle de sa démission se répandait comme une traînée de poudre. Retour sur cette démission diversement commentée.

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