En Italie: Nandanee Soornack s’explique

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Les procédures d’extradition à son égard ayant échoué et les mandats d’arrêt demandés par l’Etat mauricien ayant été annulés, Nandanee Soornack sort de l’ombre. Elle a animé un point de presse, à Milan, ce mercredi 19 avril. Tantôt émue jusqu’aux larmes, tantôt vindicative, elle a dénoncé les manoeuvres du gouvernement et parle de «vendetta politique». «Ma famille, mes enfants, mes parents et moi-même avons beaucoup souffert», confie-t-elle.

 

Réecoutez les «révélations» de Nandanee Soornack

La conférence de presse qui a duré plus de deux heures prend fin

Nandanee  Soornack : «Je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont écoutée. Keep on going. Keep on moving.»

«The case is not over», dit l’avocat italien de Nandanee Soornack

«Justice was done at least in Italy but the case is not over. We still to go on and try to get the Mauritius government to have this request to have Mrs Soonack arrested defeated everywhere.»

«No basis for the Mauritian government»

L’avocat italien de Nandanee Soornack revient sur la demande d’extradition du gouvernement mauricien. «There was no basis for the Mauritian government. It was entirely clear that they wanted to arrest Mrs Soonack on a false basis. I have worked on a lot of extradition cases, and i have never seen a foreign government in being so interested in having this extradition.»

A l’heure des questions-réponses

Q. «Vous étiez une activiste politique. Pourquoi selon vous l’ex PM a-t-il perdu les élections ?»
R. «Il a perdu les élections. C’est bon. Le peuple a eu un meilleur gouvernement… L’on voulait du changement…»

 

«Un article peut détruire la vie d’une personne»

«Les médias et le gouvernement actuel a circulé des faussetés. Quand vous mettez un article, at least investigate. Parce qu’un simple article peut détruire la vie d’une personne. Il faut faire votre devoir.»

«Parce que je suis une femme, je ne peux pas faire du business»

«Il y a 5 outlet tropical à l’aéroport. Mais Tropical c’est qui ? C’est le beau-frère de Pravind Jugnauth. Se pose-t-on la question pourquoi il l’a eu ? Parce que je suis une femme, je ne peux pas faire du business ? Moi je suis passée par les procédures…»

A l’heure des questions-réponses

Q. «On a vu les photos de vous avec Navin Ramgoolam…»
R. «J’aime danser. Je prends d’ailleurs des cours de salsa. Je ne suis pas en contact avec Navin Ramgoolam. C’est ma vie privée. Je ne peux pas répondre.»

 

A l’heure des questions-réponses

Q. «Que faites-vous pour maintenir la forme ?»
R. «Il faut être positive. Quand votre cœur est propre, cela se reflète sur votre visage. J’ai fait des cours d’esthétique. Je connais la couture. Il faut savoir s’occuper de soi…»

 

A l’heure des questions-réponses

Q. «Est-ce que vous étiez dans le campement à Roches-Noires avec Navin Ramgoolam ?»
R. de son avocat : «Il y a un procès en cour. L’on ne peut répondre.»

 

Soornack revient sur le fameux «ou koné ki moi»

«Ou pe fer ou travay trankil. On est venu me prendre en photo. Quand j’ai demandé au photographe, vous avez pris ma photo ? Il a dit non. Pour avoir accès à l’école, il fallait un passe et il n’en avait pas. Quand j’ai demandé qui vous étiez ? où est votre badge ? Et là une policière est intervenue. On a regardé son téléphone, et effectivement il avait pris cette photo. Jamais je n’ai dit ‘ou koné ki moi’. Je ne faisais que défendre mon droit.»

Soornack : «Je mets Soodhun au défi»

«L’on a dit qu’il y a un terrain que j’ai eu avec le gouvernement et quand le gouvernement est revenu au pouvoir, il a repris ce terrain. Au fait, nous avions un projet d’hôtel sur un terrain. Nous avions eu une reservation letter en 2008. Nous avions fait une visite du site et les arpenteurs nous a dit qu’il  n’y avait pas de chemin. 2008 à 2010, nous avons attendu. En vain. En 2012, nous avions écrit une lettre au ministère des Terres, nous avions dit si nous n’avons pas de route, nous avons rendu le terrain. Cela a été fait en 2013. Je mets le ministre Soodhun au défi.»

A l’heure des questions-réponses

Q. «Nandanee Soornack a été une de mes erreurs, a dit Navin Ramgoolam. Que pensez-vous de cela ?»
R. «Les gens ont le droit d’avoir des opinions. L’on continue.»

 

A l’heure des questions-réponses

Q. : Quel était votre rôle au sein d’Airway Coffee…
R. : «Les choses ont changé parce qu’il a changé. J’étais la directrice de la compagnie. Il y a un procès en cour et nous attendons…»

A l’heure des questions-réponses

Q. «Vous êtes résident en Italie depuis 2011. Vous avez un passeport italien… » 
R. Son avocat refuse de répondre. «This is not relevant»

Nandanee Soornack remet les pendules à l'heure sur ses richesses

Soornack : «Zot inn met moi marsan cotomili…»

«Les gens regardent la richesse. Mais ils ne voient pas le travail, les sacrifices… Avoir de la vision, n’est pas un péché. Mon premier voyage, c’était en 1994. Je suis partie en Malaisie, en Indonésie, Singapour en Inde.. J’ai commencé à faire de petits business… Zot inn met moi marsan cotomili, tou respet mo ena pou planteur, zame monn planté moi. Mo ti couturière, monn travay dan buro… J’ai travaillé pour avoir ce que j’ai. J’ai fait beaucoup de sacrifices. Ce n’était pas en une semaine… Avec mon premier magasin, j’avais pris un emprunt…»

Soornack : «Je ne place pas la vie d’un couple en public»

«Si aujourd’hui mes enfants sont avec moi, c’est pour quelle raison ? Et non avec leur père ? Il y a beaucoup que je peux dire contre lui, si vous le saviez, je suis sûr que les gens changeront d’avis. Mais j’ai du respect pour mes enfants, je ne peux pas. Je ne place pas la vie d’un couple en public.»

A l’heure des questions-réponses

Q. «Allez-vous revenir à Maurice ?»
R. de Nandanee Soornack :  «Wherever mo été, as long as I am happy, I am happy. Je vais revenir mais pas tout de suite.»

A l’heure des questions-réponses

Q. : «Est-ce que votre enfant est de Navin Ramgoolam»
R. de l’avocat de Nandanee Soornack : «Jamais il n’y a eu d’affidavit en ce sens. Si vous allez voir, vous verrez que tel n’est pas le cas… » 
R. de Nandanee Soornack : «Je vais vous dire que je ne vais pas faire de commentaires sur un enfant mineur. Merci.»

A l’heure des questions-réponses

Q : Vous aviez des conditions modestes. Est-ce votre ascension a eu lieu grâce à Navin Ramgoolam ? En cour, vous aviez dit que c’est à cause de vos relations avec l’ex-PM que l’on veut vous extrader…
R. : Non, pas du tout. Je n’ai plus de contact avec Navin Ramgoolam. L’avocat De Nandanee Soornack prend le relais : «c´était in chambers. I think i am not justice to my profession to answer…»

Le contrat d’Airway Coffee

«Le contrat d’Airway Coffee a été obtenu en 2010. C’est Rakesh Gooljaury qui gérait Airway Coffee.  Quand il y a eu changement de gouvernement, nous avons eu la demande de mise en liquidation. Il nous a donné la lettre et a démissionné comme directeur. Mais j’ai pris ce problème sur ma tête. J’ai sauvé Airway Coffee. Rakesh Goolajury avait aussi du personnel au sein d’Airway Coffee et quand il est parti, tout ce monde est parti avec lui. Il a laissé la compagnie dans un trou. J’ai essayé de sauver la compagnie, jusqu’à aujourd’hui. Il y a un procès légal. Je crois en la justice et j’espère que cette vendetta politique contre moi, ma famille, ma compagnie, j’espère que les gens réalisent qu’il s’agissait de fausses accusations.»

«Il faut penser à ce que vous faites à ma famille…»

«Je n’ai pas de château en Italie… Je ne suis pas propriétaire du magasin Dodo en Italie. Je ne voyage pas en BMW. (Elle montre un billet de train). Je voyage par train. Ce sont des faussetés… M. Bhadain est venu. Il a montré un dossier et montre une signature : Soornack. Vous avez-vous ce qu’il y a dans ce dossier. L’on dit que j’ai de l’argent dans plusieurs pays… J’aurais été la première personne qui aurait été ravie de savoir que j’ai autant de comptes en banque. Il faut penser ce que vous faites à ma famille. J’ai mon enfant, mon papa, ma maman… J’ai perdu mon père en raison de ces allégations. Mon père était cardiaque. Quand on m’a arrêtée, il était choqué… Il y avait des gens envoyés par le gouvernement, une heure, deux heures du matin, pour les convaincre de me demander de revenir. Cela a tellement fatigué mon père qu’en quatre mois je l’ai perdu… Et je n’ai même pas pu assister à ses funérailles… Les larmes que mes parents, moi et mes enfants… Je ne souhaite de mal à personne, mais je laisse Dieu faire son travail…»

«Si j’ai un accès VIP, je ne peux pas l’utiliser ?»

«Je voulais vous montrer une deuxième preuve. Mo ena enn VIP acces parce que j’ai beaucoup voyagé. Voici le Gold Card d’Air Mauritius… Si j’ai un accès VIP, je ne peux pas  l’utiliser ? C’est mon dû parce que j’ai beaucoup voyagé. Il n’y a personne qui est venu me protéger… Si vous voulez des copies je peux vous les donner…»

SAJ : «Où sont les preuves ?»

«Dans un meeting, SAJ a dit qu’il y a une personnel de MK m’a aidé à transporter ces 12 valises. Pourquoi cette personne n’est pas venue de l’avant ? Pourquoi ne l’a-t-on pas interrogée ? Où sont les preuves ?» Pourquoi dénigrer une personne en public comme cela ?»

«Toutes les preuves sont là»

«Le lendemain que je quitte le pays, Nandanee Soornack a quitté le pays avec des millions. On a émis des mandats d’arrêt contre moi, comme si j’avais fait un crime… Quand j’ai voyagé, le 11 décembre 2014, voici mon billet, c’est un billet d’Emirates. Deuxième : Ça c’est mon luggage tag et flight details.» Nandanee Soornack continue de montrer les preuves, et cela dit ‘no hand luggage’. Si je n’en avait pas, comment voulez-vous que j’ai voyagé avec 12 valises ?»

Nandanee Soornack en larmes

«Je suis venue faire mon devoir civique. J’ai eu un appel le jour du dépouillement, on m’a appelé et on m’a dit que la première chose que le gouvernement va faire, c’est de mettre une interdiction de quitter le pays contre moi. Ce qui m’est venue en tête, c’est surtout mon enfant (Moment d’émotion, Nandanee Soornack s’en excuse). Je n’ai pas quitté Maurice parce que j’ai volé, ou que j’ai peur des gens. Non c’est mon pays mais j’ai pensé à mon enfant…»

Nandanee Soornack : «Je n’ai pas quitté Maurice en catimini»

«Le plus choquant, c’est de dire que j’ai quitté Maurice avec 12 valises de Rs 800 M. Mo mem mo pa conner ki été sa quantité kas la. J’ai des preuves et je veux les montrer à la population pour qu’elle-même juge. Bon dié donn nou lespri. Pas laisse dimounn manipul zot lesprit. Demann zot : est-ce ki kapav fer sa ? Je n’ai pas quitté l’île Maurice en catimini. Je suis résident italien depuis 2014. En août, je suis venue en Italie avec ma petite, et je suis restée jusqu’en novembre. Et a la fin de novembre, il y avait les élections. Je suis revenue 13 jours avant les élections. Je n’étais pas en campagne comme on le disait.»

Nandanee Soornack : «Pour moi ce n’est pas suffisant»

«Je dois vous faire connaître la vérité. On dit que j’ai eu mon case, mais ce n’est pas suffisant. J’ai subi tant d’injustice. Je sais que tout le monde a ses questions, mais moi personnellement je voulais justifier avec preuves toutes les allégations contre moi.»

Nandanee Soornack : «Je dis un grand bonjour au peuple mauricien»

«Je remercie mon panel d’avocats. Je dis un grand bonjour au peuple mauricien. Un salut spécial à ma maman. Je la remercie personnellement parce que j’ai une grande pensée pour elle. J’ai tenu à faire cette conférence de presse à Milan pour vous faciliter les choses. Depuis longtemps, je voulais m’exprimer. Avec les conseils de mon équipe d’avocats, j’ai préféré garder le silence.»

Savina Boodhoo : «Au final, Maurice a perdu»

La cour de Bologne a finalement décidé de ne pas accepter l’extradition de Nandanee Soornack. Le gouvernement mauricien a fait appel et a perdu. «Le procès de Maurice n’était pas admissible. Je salue également la décision de la magistrate qui a annulé les mandats d’arrêt. La police n’a jamais été prête pour des charges contre Nandanee Soornack. It’s amazing how one person’s life inn devir enba lao à cause banne dimounn qui voulait des choses… Zot inn vine ecout Nandanee Soornack, mo laisse zot»

Savina Boodhoo : «Les demandes de mesures de sécurité de Maurice…»

Poursuivant le rappel des faits en cour de Bologne, l’avocate de la défense souligne que lors de la prochaine séance, nous avons reçu une lettre démontrant que Maurice demandait des mesures de sécurité supplémentaires pour cette session. «C’était un cinéma. Ils ont demandé des mesures de sécurité parce que Nandanee Soornack marchait avec des gardes du corps. Moi, je n’ai jamais vu cela et elle voyageait même par le train.»

Maurice a été conseillée de se trouver un avocat italien

Savina Boodhoo : «C’était embarrassant pour Maurice. Sur la manière dont ils ont traité ce procès. C’était ‘unbelievable’ dans la cour de Boulogne. Maurice était sur une plateforme internationale et c’était embarrassant au plus haut point. Il y avait un certain nombre d’irrégularités. La cour d’Italie était embarrassée avec la présence de Ravi Yerrigadoo et a conseillé à Maurice de se trouver un avocat italien»

Savina Boodhoo : «Un autre mandat d’arrêt»

L’avocate de Nandanee Soornack : «Dans le dossier à charge, il y avait un autre mandat d’arrêt portant sur l’affaire Dufry-Frydu. Maurice a évoqué les conditions du traité avec l’Italie, mais les autorités ont demandé davantage de précision. C’était pour moi en tant qu’avocat, un travail d’amateur.»

Une valise avec «Rs 800 M»

Savina Boodhoo : «Nandanee Soornack a été arrêtée en 2015. Elle a été en ‘house arrest’. Procédures pour extradition ont été entamées. Dans le dossier à charge, nous avons vu beaucoup d’information et de nouvelles allégations. Il n’y avait rien sur l’affaire de valise et sur ce que contenaient les 12 valises.»

Nandanee Soornack prend place. A sa gauche, Savina Boodhoo et à sa droite, Raj Boodhoo.

La conférence de presse de Nandanee Soornack a démarré avec une série de vidéos et de déclarations parues dans la presse.

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C’est une affaire qui a défrayé la chronique. Celle de Nandanee Soornack, l’amie intime de l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam. Ce mercredi 19 avril, l’activiste rouge qui a quitté le pays après la défaite du PTr, parlera de sa vie personnelle et sociale aux membres de la presse. Voici un dossier pour mieux-comprendre toute cette polémique autour de la femme d’affaires désormais établie à Milan.

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