Bhadain: «Il y a eu une série de persécutions contre moi»

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Roshi Bhadain est revenu sur la commission d’enquête initiée sur la vente de Britam, lundi 17 avril.

Roshi Bhadain est revenu sur la commission d’enquête initiée sur la vente de Britam, lundi 17 avril.

«Tout cela est fait contre moi.» Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, a pris à partie «la cuisine qui opère dans cette affaire» lundi 16 avril, lors d’un point de presse à l’hôtel Voila Bagatelle.

Il avait promis des révélations à son retour d’Angleterre. «Depuis que j’ai quitté le pays, il y a eu une série de persécutions contre moi. J’étais avec ma fille qui suit son traitement. Les journalistes se sont adressés à ma fille aînée en lui disant que j’ai le devoir de m’expliquer sur cette affaire. J’ai compris que ce sont Showkutally Soodhun et le conseiller de Pravind Jugnauth, Rudy Veeramundur, qui sont derrière cette situation. C’est du harcèlement.» Pour Roshi Bhadain, toute cette affaire est une chasse aux sorcières et une vendetta politique.

Il a soutenu avoir déjà demandé une commission d’enquête sur toute l'affaire BAI, lors d’une précédente conférence de presse. Il voulait en ce faisant démontrer que c’est Vishnu Lutchmeenaraidoo et le gouverneur de la Banque de Maurice qui ont révoqué la licence de l’ex-Bramer Bank. L’ex-ministre a soutenu que cette commission d’enquête n’a pas sa raison d’être et défie Pravind Jugnauth d’accepter un face-à-face avec lui.

 «Il y a un trou de plusieurs milliards de roupies et le gouvernement ne peut révéler cela à la population. Les assesseurs choisis pour faire partie de la commission d’enquête sont très critiqués. Sattar Hajee Abdoola est un membre intégral de la cuisine. Il était administrateur de la BAI. En 18 jours, il a réclamé Rs 25 millions au gouvernement. C’est malheureux de voir que Pravind Jugnauth doit accepter ce que la cuisine décide. J’espère que le Premier ministre a bien vérifié les Terms of Reference avant de choisir Sattar Hajee Abdoola.»

Roshi Bhadain s’est interrogé sur les chiffres avancés par deux membres du gouvernement par rapport à la somme manquante dans la vente de Britam. Il se demande comment Etienne Sinatambou est arrivé à une conclusion de Rs 600 millions alors que l’enquête n’est pas encore finie tandis que Sudhir Seesunkgur a lui parlé d’un chiffre de Rs 800 millions.

La participation du gouvernement kenyan a aussi été abordée. «Le gouvernement a accordé son soutien à Maurice sur ce dossier. On aurait dû déjà avoir payé les policy holders de la Super Cash Back Gold depuis le 30 juin 2016. Le gouvernement kenyan a remercié le ministère des Finances à travers une lettre d’avoir accepté la proposition faite pour le rachat de Britam. Qui était le ministre des finances à cette époque? Et qui a demandé d’initier une commission d’enquête? Comment cela se fait qu’il ne sache la somme convenue par son ministère? Comment peut-il ne pas savoir que les deux gouvernements ont trouvé un accord sur Britam ?» a conclu l’ex-ministre.

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