Rama Valayden sur l’affaire L’Amicale : «Une commission d’enquête pour qu’éclate la vérité»

Avec le soutien de

L’incendie de L’Amicale remonte à 1999. Quatre personnes ont, depuis, été condamnées dans le cadre de cette affaire. 

La commission de pourvoi en grâce ne tranchera pas le cas des condamnés de L’Amicale. Cette décision a été annoncée ce vendredi 6 septembre. Mais pour Me Rama Valayden, cela ne compromet en rien leurs démarches en vue de faire libérer les quatre condamnés dans cette affaire.

«Ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils n’obtiennent la liberté.» Me Rama Valayden, auteur du rapport Wrongfully convicted, avec plusieurs autres avocats, affiche ainsi l’optimisme après refus de la commission de pourvoi en grâce de trancher le cas des condamnés de l’Amicale. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 6 septembre, cette instance soulignait notamment que Sheik Imran Sumodhee, Khaleeloudeen Sumodhee, Abdool Naseeb Keeramuth et Muhammad Shafiq Nawoor devraient plutôt se tourner vers la nouvelle loi, le Criminal Appeal Act pour obtenir justice.

Réunissant la presse peu après, Me Rama Valayden relève que même si cette décision est «décevante», «ce n’est pas une défaite. La lutte pour la vérité se poursuit». Il demande notamment l’institution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur cette affaire. C’est la raison pour laquelle il souhaiterait rencontrer au plus vite le Premier ministre. Il faut, a-t-il ajouté, une commission d’enquête qui soit au-delà de la politique avec des Terms of reference bien définis.

D’autre part, a-t-il indiqué, un panel d’avocats étudiera la prochaine marche à suivre durant le week-end. Et il compte par la suite réunir la presse dans la courant de la semaine prochaine.

Mais, Me Rama Valayden émet déjà des doutes sur le fait qu’il puisse se tourner vers le Criminal Appeal Act. Car, soutient-il, son rapport soumis au président est antérieur à la promulgation de cette loi. En fait, en justifiant sa décision ce vendredi 6 septembre, la commission de pourvoi en grâce laisse notamment comprendre que cette loi a diminué ses prérogatives dans de telles circonstances.

«On doit la dignité aux vivants et aux morts, la vérité», a résumé Me Rama Valayden lors de son point de presse. Avant d’assurer avec conviction qu’il se ré-engage et redouble d’énergie pour que les quatre condamnés de l’affaire L’Amicale retrouvent la liberté. 

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires