Electrocution de Jootun : le CEB parle de compensation et la famille, de poursuites

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Après l’explosion aux Casernes centrales mercredi 31 juillet, syndicat, police mais aussi la famille du défunt, Ashwin Jootun réclament des comptes. Les supérieurs de ce dernier seront entendus par la police, tandis que le syndicat du CEB fait état d’une situation alarmante quant à l’insécurité au travail.


«La responsabilité revient au Central Electricity Board ou au ministère concerné», réagit la sœur d’Ashwin Jootun. Ce dernier est mort électrocuté alors qu’il effectuait des réparations dans une sous-station du Central Electricity Board (CEB) mercredi 31 juillet. La famille du défunt envisage ainsi des poursuites contre l’Etat.

Au niveau des autorités, la police interrogera les supérieurs de la victime, Ashwin Jootun. Ils devront fournir des détails sur les travaux qui devaient être effectués à la sous-station.

Une réunion s’est également tenue jeudi 1er août au CEB, présidée par le chairman Balraj Naroo. Il a annoncé l’institution d’un Disciplinary Committee afin de faire la lumière sur les circonstances du drame. Pour sa part, Shyam Thanoo directeur du CEB, indique que cette institution accordera une compensation à la famille de la victime, soit 144 mois de salaire.

Le syndicat du CEB tire, lui, la sonnette d’alarme sur l’insécurité au travail. Car, il y a eu non seulement l’électrocution d’Ashwin Jootun, mais le lendemain, un autre technicien a trouvé la mort alors qu’il effectuait des réparations sur un pylône du CEB. Giandeo Peeharry président de l’Union of Employees of Central Electricity Board (UCEB), a adressé une missive à la direction du CEB évoquant un constat alarmant sur l'insécurité au travail. Le syndicat souhaite une rencontre au plus vite pour prendre des mesures urgentes afin d’empêcher de nouveaux incidents.



«Les interventions de nos employés sont risquées. Il faut voir ce qu’il faut améliorer à avenir. Mais qu’on ne nous dise surtout pas que l’employé (NdlR : Ashwin Jootun) ne devait pas être là. Cela aurait pu être un autre. Cessons de s’attarder sur ces détails, mais faisons une enquête pour déterminer les causes de ce drame et tirer les conclusions pour ne pas répéter les même erreurs»,souligne le président de l’UCEB, qui est également membre du comité sur la santé et la sécurité. Il affirme ainsi qu’il faut revoir des procédures.



Sollicité, Shakeel Mohamed, ministre du Travail, a, lui, souligné que c’est à l’employeur de prendre les dispositions nécessaires. Quant à une éventuelle compensation, il a dit attendre le rapport de l’enquête menée par son ministère.

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