LaMinuteInfo: des restes humains retrouvés à Bel-Air, la victime pas identifiée

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À la Une de LaMinuteInfo de ce samedi 17 novembre : des restes du corps d’un homme ont été découverts sur une plage à Bel-Air dans la soirée d’hier. Un pantalon gris a été retrouvé non loin. Également dans l’actualité, Reporters sans frontières condamnent les amendements apportés à l’ICT Act et une voiture atterrit près d’une rivière à Saint-Pierre.

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LaMinuteInfo: Vishal Shibchurn se constitue prisonnier

Au sommaire de LaMinuteInfo de ce vendredi 16 novembre ; la cavale de Vishal Shibchurn a pris fin aujourd’hui après plus d’une semaine. Le pompier suspendu de ses fonctions s’est constitué prisonnier. Également dans l’actualité, deux internautes poursuivies pour avoir tenu des propos contre le gouvernement mauricien sur Facebook.

 
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LaMinuteInfo: la route fait une nouvelle victime

Au sommaire de LaMinuteInfo de ce jeudi 15 novembre, Giani Chaumière périt dans un accident de la route à Plaine-Magnien. Aussi dans l’actualité, Yatin Varma porte plainte devant la Cour suprême contre les amendements apportés à l’ICT Act et Jenny Tossé meurt dans l’incendie de son domicile.

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Charles Cartier, Chairman: «La baisse du taux d'épargne résulte l'optimisme des ménages»

Charles Cartier, Chairman, EDB.

Charles Cartier, Chairman, EDB.

Que pensez-vous de la polémique sur les taux de croissance entre la MCB Focus et les autorités ?
Je tiens tout d'abord à préciser que l'EDB s'appuie dans sa communication et dans son analyse sur les prévisions officielles de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de la Banque de Maurice et de Statistics Mauritius, dont les estimations se situent entre 3,9 % et 4 %.

Nous ne savons pas quelle est la méthodologie utilisée par la MCB pour arriver à une estimation de 3,7 %.

Il faut surtout noter que tous les indicateurs économiques confirment une solide reprise ces trois dernières années, avec une croissance qui passe de 3,4 % à 4 %, un taux de chômage qui passe de 7,9 % à 6,9 %, et des chantiers à travers tout le pays. Vous n’êtes pas sans connaître l'adage qui dit que quand la construction va, tout va.

Vous ne partagez donc pas l'inquiétude qui ressort du rapport de la MCB Focus ?
Nous devons tout d'abord noter que le rapport MCB Focus évoque autant les forces de l'économie mauricienne que les défis à venir. Par exemple, il rappelle qu'en plus d'avoir gagné cinq places au classement ‘Ease of Doing Business’ de la Banque mondiale, Maurice a maintenu sa performance sur deux critères d’évaluation et l’a améliorée sur 8 autres.

Par contre, je tiens à pondérer l'inquiétude exprimée par certains économistes sur l'impact d'une baisse du taux de l'épargne. Je voudrais rappeler que cela fait plus de trois quarts de siècle que les économistes libéraux et les Keynésiens se disputent sur le lien de causalité entre taux d'épargne et le niveau de l'activité économique. Pour ma part, j’estime que lorsque les ménages ont confiance en l'avenir, surtout avec un chômage bas et une croissance saine, ils consomment plus et épargnent moins. La baisse du taux d'épargne n'est donc qu'une résultante de l'optimisme des ménages. De plus, nous devons relativiser cette baisse puisque, avec un taux d’épargne à 10 %, Maurice se situe dans la moyenne haute des pays de l'OCDE.

Les défis de la productivité nationale qui progresse plus lentement que les salaires et plus lentement que la productivité de nos concurrents, ne gênent ils pas vos ambitions à l’EDB?
Entre 2014 et 2017, la productivité de notre main-d’oeuvre a connu une croissance cumulative de 9,9 %. En ce qu’il s’agit de 2017, nous avons enregistré une hausse de 2,4 %. Durant la même période, sur la base de notre roupie, le coût unitaire de main-d’œuvre, qui mesure la rémunération de l’employé par rapport à sa productivité, a  connu une croissance cumulative de 6 % de 2014 à 2017,de 2014 à 2017, et de 1,7 % en 2017. Il n’est donc pas vrai de dire que la productivité, en particulier celle de la main-d’œuvre, a été en-deçà des coûts qui n’ont cessé d’augmenter. En fait, si nous considérons le coût unitaire de main-d’œuvre en termes de dollars, il a en fait baissé de 5,8 % entre 2014 et 2017, en raison bien entendu d’une forte dépréciation du dollar américain face à la roupie en 2015.

Ces taux correspondent à ceux que l’on recense dans des économies plus développées et c’est un fait que Maurice ne peut plus être considéré au même titre que nos principaux compétiteurs dans le textile et d’autres industries manufacturières. Par exemple, notre PIB par tête d’habitant est de USD 10, 000 alors que pour le Bangladesh, il est de USD 1, 516, et de USD 1, 939 pour l’Inde.

C’est un état des faits que nous devons désormais accepter. Notre économie a connu un changement structurel et nous misons désormais davantage sur l’industrie des services, où nous avons encore un avantage concurrentiel. Nous devons maintenant améliorer notre productivité multifactorielle, qui a connu une hausse de 1,4 % en 2017. Cet indice indique le taux de changement en matière d’efficacité productive et tient compte de facteurs qualitatifs tels une meilleure gestion et une qualité améliorée du travail à travers la formation et la technologie.

Une telle transition nécessite aussi un apport en termes d’innovation. L’EDB a d’ailleurs la mission de mettre en place l’écosystème nécessaire pour favoriser cette démarche. Pour cela, il nous faut d’ores et déjà adopter une politique d’ouverture pour pouvoir attirer des compétences et talents qui ne sont pas encore disponibles à Maurice. Nous réfléchissons aussi au développement des mécanismes appropriés sur lesquels l’économie mauricienne pourrait s’appuyer pour instiller les principes et valeurs de l’innovation dans tous les secteurs, incluant les services, l’agro-alimentaire et le manufacturier. La réinvention de l’architecture économique du pays passera en grande partie par l’innovation.

En clair, la stratégie de l’EDB est d’amener un meilleur développement de secteurs émergents tels que la Fintech, la biotechnologie et les services financiers tout en faisant en sorte d’avoir une base manufacturière compétitive.

Le déficit commercial 2018 est estimé à Rs 113 milliards et celui des comptes courants à Rs 30 milliards. Quelle part de ceux-ci peut être comblée par le renouveau de la politique industrielle de l’EDB sur les prochaines 3/5 années ?
Un déficit du compte courant, surtout quand il est récurrent, constitue certes une menace à notre stabilité macroéconomique. Toutefois, un flux constant d’investissements directs étrangers a permis d’atténuer les conséquences d’un tel phénomène jusqu’ici et d’assurer une stabilité du taux de change.

Nous concevons toutefois, une telle approche ne saurait s’inscrire dans la durée. C’est pourquoi nous concentrons nos efforts pour non seulement augmenter nos exportations de biens et de services, mais aussi pour réduire notre dépendance à l’égard des importations. Et justement, dans l’optique de diversifier les secteurs d’exportation, nous nous attelons aussi aider au développement des activités qui démontrent un potentiel de croissance encourageant à ce niveau – tel est le cas pour les activités de ravitaillement et d’avitaillement des navires par exemple, qui connaissent une croissance régulière depuis 2016.

Nous travaillons de concert avec le gouvernement pour améliorer notre accès aux marchés. L’accord de partenariat économique avec l’Inde (CECPA) et l’accord de libre-échange avec la Chine garantiront un accès préférentiel à nos exportations, avec des clauses sur le commerce des biens et des services qui nous permettront d’avoir un avantage compétitif sur d’autres exportateurs.

En parallèle, nous ne lésinons pas sur les moyens pour rendre notre environnement économique et entrepreneurial plus apte à attirer des investisseurs qui peuvent utiliser Maurice comme une plateforme pour vendre leurs biens et proposer leurs services à des pays étrangers. Les parcs industriels de Riche-Terre et de Rose-Belle sont des piliers de cette nouvelle stratégie.

En parallèle, nous nous penchons sur les moyens de réduire notre dépendance à l’égard de l’importation. L’importation de carburants pèse lourd dans notre compte courant. La stratégie du gouvernement en matière d’énergie renouvelable, qui est fortement appuyée par l’EDB, a pour objectif de réduire de telles importations. En outre, l’EDB travaille avec divers ministères et d’autres parties prenantes pour attirer des investissements dans le secteur de l’agro-industrie sur la base de plusieurs mesures incitatives. L’autosuffisance alimentaire sera une autre étape clé de cette démarche.

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LaMinuteInfo: encore des déviations attendues à Port-Louis

À la Une de LaMinuteInfo: la fin des travaux de l’autopont de Decaën oblige, d’autres déviations sont attendues dans la capitale dès demain. Également dans l’actualité, Raouf Gulbul obtient le feu vert pour contester le rapport Lam Shang Leen en Cour.

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LaMinuteInfo: le gouvernement se mure dans le silence dans l’affaire Korimbocus

À la Une de LaMinuteInfo de ce dimanche 11 novembre : Pravind Jugnauth joue aux abonnés absents suivant la bande sonore qui incrimine Showkutally Soodhun concernant le cas du Mauricien Shameem Korimbocus, établi à Dubaï. Autres titres: Parsan Hurkoo décède une semaine après avoir sauvé sa mère des mains de son agresseur et le match Manchester City vs Manchester United à ne pas rater à 20 h 30 ce soir.

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L'express leaks du dimanche 4 novembre au vendredi 9 novembre

Des bruits de couloir, les derniers buzz ou les derniers scandales, l'express vous dévoile ici ce que les autres vous cachent. 

 
 
 

Petits copains

Le sergent est tombé des nues lorsqu’un assistant commissaire de police (ACP) lui a ordonné de ne pas procéder à l’arrestation d’un entrepreneur. Pourtant, il y avait bien un mandat d’arrêt émis contre ce dernier. Mais un appel de l’entrepreneur à l’ACP aurait suffi pour changer la donne. Le sergent a alors fait une entrée contre son supérieur au motif de favoritisme.

 

Toussaint fait des émules

Son «Fou li la ba» a fait un tabac sur le Net. Et pour ne pas rester dans l’ombre de Stéphan Toussaint, un député de la majorité a lui aussi voulu faire montre de son talent. Lors d’un Divali Night, l’élu n’a pas hésité à prendre le micro et pousser la chansonnette. Il en a fait de même lors de différentes sorties dans sa circonscription.

 

Barbie dérange

Propulsée du jour au lendemain au poste de Confidential Secretary au sein d’un important organisme d’État, la personne décrite dérisoirement comme «Barbie», profite toujours aux côtés du CEO lors des réunions, rencontres et cérémonies officielles. Elle se ferait même véhiculer par le chauffeur de l’organisme alors qu’elle n’effectuait jusqu’à tout récemment que des simples tâches administratives au sein d’un ministère. Un mot d’ordre a été émis pour que cette jeune femme, fille d’un ancien lord-maire, recoive en copie de tous les mails envoyés au CEO. Une démarche que peu d’employés de cet organisme apprécient...

 

Le ton hautain du père

La fille d’un leader politique s’attire les foudres des militants de son parti depuis qu’elle s’est permis d’apostropher, sur les ondes d’une radio, un adversaire politique de son pater. Le ton utilisé, similaire à celui du père, et sa méconnaissance de la chose politique font davantage du tort, chuchote-t-on dans les rangs du parti.

 

Deux profs rouges

Les Rouges semblent avoir finalisé la liste de leurs candidats pour le n°6, Grand-Baie-Poudre-d’Or. Outre Mahend Gungaparsad qui occupe le terrain depuis au moins trois ans, les deux autres candidats probables seraient Raviraj Beechook et Avinash Ramkhelawon. Beechook est un ancien chargé de cours alors que Ramkhelawon est enseignant.

 

Les flics et le sabot

Des efforts déployés par une équipe de la Criminal Investigation Division d’Eau-Coulée, pour faire enlever un sabot qui a été placé sur une des roues de leur véhicule garé dans une rue de la capitale ont été vains. La Traffic Branch aux Casernes centrales, sollicitée à cet effet, est restée insensible dans ce cas. Le sabot a été enlevé seulement après que ces policiers se sont acquittés de l’amende auprès de la caisse du bureau des District Headquarters de la Metropolitan Police de la division Sud.

 

Bye-bye Ken ?

Depuis que l’appel à candidatures a été lancé, le 1er novembre, pour le recrutement d’un Head of Investment and Trade de l’Economic Development Board, les spéculations vont bon train sur la mise à l’écart de celui qui était un ancien directeur du Board of Investment. Ce dernier, à en croire le bruit de couloir, ne serait pas très apprécié par Lakwizinn du PMO. Ce qui pousse les employés à se demander si les jours de Ken Poonoosamy, qui occupe le poste de Deputy CEO et qui est responsable de la section investissements, sont comptés au sein de cette instance.

 

Parking dangereux

Une ancienne députée en a vu de toutes les couleurs, mardi, à la rue Mgr Gonin, à Port-Louis. Alors qu’elle garait sa voiture toute neuve dans un parking en faisant marche arrière, le véhicule est monté sur une grosse pierre taillée, placée dans un caniveau. Il a fallu l’intervention des passants pour qu’elle puisse retirer la voiture. Ce n’est pas tout : en voulant continuer sa route, elle a constaté que la roche avait endommagé une des roues du véhicule.

 

Sauver sa peau

Un dirigeant politique pourrait quitter la circonscription où il a été élu lors des élections de 2014. Sentant qu’il peut glisser dans sa circonscription, il tâte le terrain dans deux régions où il a été candidat par le passé. Cependant, si l’éventuel partenaire d’alliance de son parti est jugé fort, il ne bougera pas.

 

Chasse aux sorcières

Au lieu d’enquêter sur un incident survenu lors d’un vol entre Maurice et Rodrigues, c’est l’inverse qui se fait à Rodrigues. Après avoir nié cet incident, on apprend que la direction a informé ses employés qu’une enquête interne sera initiée pour faire taire les sources.

 

Attaché boiteux

Ce ministre a voulu rectifier le tir en s’apercevant que son attaché de presse ne maîtrisait pas la langue de Molière, émettant souvent des communiqués truffés de fautes. Sauf que la personne contactée pour remédier à la situation, une journaliste, n’est pas non plus une référence. Dans un récent passé, elle faisait elle-même appel à des collègues pour rédiger ses articles.

 

EBC en consultation

Des commissaires de l’Electoral Boundaries Commission auraient rencontré des personnalités politiques avant de décider de la marche à suivre après avoir été traités de «fatras» par le leader de l’opposition...

 

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Tout part en vrille le 28 juin 1914 quand un terroriste serbe tue l’archiduc Ferdinand, héritier de la couronne austro-hongroise, et sa femme. L’étincelle de la Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, survient à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, une possession de l’Autriche-Hongrie. Selon Heredote. net, «l’empereur autrichien François-Joseph 1er se dispose à donner une leçon à la Serbie. La Russie apporte son soutien à cette dernière, par solidarité slave. La France se sent obligée d’apporter sa garantie à la Russie. L’Allemagne, de son côté, se doit de soutenir l’Autriche… Et c’est ainsi que l’équilibre européen va être victime de ses systèmes d’alliance.»

L’épicentre est peut-être européen, mais par ricochet, le reste du monde est impacté, de manière irréversible. Pour l’historien Jean-Jacques Becker, cité dans Le Figaro, la Grande Guerre, les universitaires l’ont surtout développée sous l’angle de la stratégie, de l’histoire diplomatique et militaire, et aussi par rapport à la Seconde Guerre. «Pendant longtemps, on a concentré l’attention sur les ‘causes’ de la guerre dans le but de déterminer les responsabilités, et de fulminer l’anathème contre elles, vouer aux gémonies, accabler du mépris public les hommes ou les systèmes ainsi montrés du doigt.»

SOLDATS MOBILISÉS PAR MILLIONS 

Aujourd’hui, dans une Europe en crise identitaire, le message est rendu encore plus flou, voire incongru : les puissances hier opposées se trouvent entraînées, ensemble, dans la spirale d’un irréversible déclin, «la Grande Guerre a changé de nature : le kriegspiel planétaire dont l’attentat de Sarajevo avait donné le signal apparaît comme un inutile massacre, un suicide collectif, le naufrage de la civilisation européenne. Si la Première Guerre mondiale intéresse, c’est moins en tant qu’événement fondateur de l’Europe contemporaine que comme une épopée, qui avait porté à son paroxysme la douleur des hommes.»

***

En ces temps de rappel historique, il nous est difficile de faire l’impasse sur ce qui s’est passé il y a quelque 100 ans de cela en Europe avec des répercussions jusqu’au fin fond de l’océan Indien. Une guerre avant tout barbare : au moins 11 millions de morts sur les champs de bataille. Une guerre qui a déconstruit le vieux continent et qui a redécoupé bien des territoires et des circonscriptions. La France chapeaute les célébrations mémorielles.

Gonflé par le succès autoproclamé des élections de mi-mandat, Donald Trump est venu rejoindre nombre de ses homologues à Paris afin de commémorer ensemble le centenaire de la Première Guerre, et aussi et surtout afin de rappeler la solidarité des Américains vis-à-vis des Européens, lorsque ceux-ci sont en danger d’extermination, incapables d’assurer leur propre sécurité. Mais les affres de l’Histoire et de la guerre restent sensibles, et le président américain, sur sa mission de «Make America Great Again», n’a pas, alors pas du tout, apprécié les propos «très insultants» d’Emmanuel Macron qui a eu la maladresse d’évoquer la création d’une armée européenne, certes un vieux dossier, à pareil moment de commémoration «Le président Macron vient de suggérer que l’Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les États-Unis, la Chine et la Russie, mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa part à l’Otan que les ÉtatsUnis subventionnent largement !» a balancé Donald Trump.

Depuis, Macron, singulièrement agacé d’avoir été mal conseillé, tente de clarifier diplomatiquement son propos. Son entourage maintient qu’il ne parlait pas d’armée européenne mais de «cyberespace», cet espace pas encore délimité sur la Toile. Il y a 100 ans, les frontières physiques, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique ont été entièrement redessinées, des colonies ont été libérées faute de pouvoir continuer à alimenter – les Européens mouraient eux-mêmes de faim.

Cette commémoration est pour Macron l’occasion de revenir au cœur de l’Histoire mondiale à un moment où celle-ci a des résonances toutes particulières. «C’est à la fin de la Première Guerre que les nations se constituent et que se forgent les prémices de l’idée européenne. Mais si on a gagné la guerre, on a raté la paix…»

Et cette question qui taraude 100 ans après. L’Europe vit-elle une situation comparable à celle de l’entre-deux guerres avec la montée en puissance des leaders nationalistes ? Sont-ils, par nature, aussi belliqueux que les anciens dirigeants de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste ? Si les scores du FN en France donnent la chair de poule, la tentative de contrôler les troupes sur les réseaux sociaux vient rappeler que les frontières à conquérir ou à protéger sont aujourd’hui virtuelles. Et c’est aussi compliquer à gérer que les Tweets de Trump à deux heures du matin…

***

 Cyberespace, blogosphere, réseaux sociaux, cyberactivistes. La mémoire est reconstituée en permanence sur la Toile. Ces créations vont exister aussi longtemps qu’Internet existera. Le monde a ainsi changé. Dans ce fracas (pas fatras !) de données, il y a toutes sortes de travaux scientifiques ou artistiques, mais aussi des œuvres de propagandistes. Le réel côtoie l’irréel. Le vrai chemin à côté du factice. Parmi les rares archives filmées de la Première Guerre mondiale, les scènes s’avèrent, assez souvent, des reconstitutions, réalisées en marge des combats et de commémorations subséquentes. Par exemple, dans le fameux documentaire La Bataille de la Somme, tourné en 1916 par Geoffrey H. Malins et John B. McDowell, nous avons de vrais soldats dans de vrais uniformes qui font semblant de mourir. En fait, les caméras, les pellicules, les journalistes n’etaient pas encore adaptés à pareil environnement d’embrasement de violence. Et il avait aussi la censure gouvernementale pour que le public ne cède pas à la panique face aux envahisseurs nazis.

En parlant d’envahisseurs et de nazis, Macron gère une autre polémique qui a éclaté sur la Toile qu’il n’a pas pu contrôler. Le président a sorti aux Invalides, haut lieu des prouesses militaires, que le notoire Marechal Petain était, durant la Première Guerre mondiale, un «grand soldat». Cette déclaration ambiguë a soulevé la colère populaire de tous ceux qui pensent que Pétain devrait surtout être connu comme un traître de la République, eu égard à son rôle funeste durant la Seconde Guerre mondiale, où il a collaboré avec les nazis. Cette polémique nous rappelle le difficile rapport à l’histoire, surtout lorsque les données sont censurées, au nom des intérêts obscurs.

QUELQUES CHIFFRES…

 • 6 millions de prisonniers.

• 20 millions de civils sous un régime d’occupation en 1915. Cette occupation, allemande, austrohongroise ou bulgare, concerne pour l’essentiel la Belgique, la France, la Pologne et la Serbie. • 10 millions de réfugiés dans toute l’Europe, dont 1,5 million de Russes blancs fuyant le bolchevisme.

 • 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins.

 • 1,3 milliard d’obus tirés durant le conflit.

• 10 milliards de lettres et colis entre les combattants du front ouest et leurs familles. Le coût de la guerre représente 3 à 4 fois le montant du PIB des pays européens, qui sortiront ruinés du conflit.

Source : Le Figaro

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LaMinuteInfo: deux arrestations après l’incendie d’un camion

Dans l’actualité de ce samedi, le chauffeur et l’aide-chauffeur du camion qui a été la proie d’un incendie ce vendredi 9 novembre sont sous le coup d’une arrestation. Autres sujets qui dominent l’actualité : une sexagénaire agressée à Rose-Hill et la contestation face aux amendements de l’ICTA Act qui continue.

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Réguler sans censurer

Sous le couvert d’une volonté de combattre des commentaires «agaçants» et de protéger les «innocents» sur les réseaux sociaux, il devient de plus en plus clair que le gouvernement Lepep n’aspire, en fait, qu’à contrôler l’énorme masse d’informations qui se crée, hors de son contrôle, chaque instant sur Internet...Lepep a beau essayer mais a vite compris qu’un gouvernement d’un petit pays comme Maurice ne peut nullement forcer Facebook ou You Tube à effacer des contenus pour des raisons bancalement mauriciennes. Les réseaux sociaux sont devenus plus puissants que des pays et possèdent tous des conditions d’utilisation qui bannissent le harcèlement et la haine. On peut signaler un contenu problématique, mais ce sont les plateformes qui vont prendre ou non les décisions. Pas le PMO, encore moins Lakwizinn.

Cette détermination politicienne de Lepep de surveiller les «dérapages» des Internautes, dans un contexte électoral, ne peut que paraître suspecte. Et beaucoup sont d’avis que l’amendement, tard dans la nuit, de l’ICT Act, qui vise à censurer principalement Facebook et Youtube, viole la liberté d’expression et notre Constitution. On verra bien, le moment venu, ce que la justice dira sur cette loi que nous estimons davantage liberticide que progressiste, en raison du flou qui entoure la nature du délit d’agacement.

Sortons de notre cadre insulaire, où cela peut arriver que des cocktails Molotov soient balancés sur des cyberactivistes qui critiquent le pouvoir, et soyons reconnaissants que notre compatriote Shameem Korimbocus n’ait pas subi, à Dubaï, le même sort que le journaliste Jamal Khashoggi.

En 2016, il y a eu, à travers le monde, d’âpres débats sur les discours de haine et les fausses informations dans le sillage du Brexit et de la campagne électorale aux States. Maurice n’est donc pas le premier pays à tenter de réguler (ce terme est privilégié par les gouvernements) les réseaux sociaux. Mais l’impression qui se dégage, c’est que les autorités mauriciennes veulent surtout censurer ou intimider.

Question : si l’alliance Lepep, lors de la dernière campagne électorale, au lieu de promettre une Freedom of Information Act qui ne viendra sans doute jamais, avait promis de nettoyer les réseaux sociaux, aura-t-elle été élu ? C’est sans doute pour cela qu’il n’y a pas eu de débat national sur la question. C’est pour cela aussi que le gouvernement agit en catimini...

En Europe, divers services de police, qui demeurent indépendants des partis politiques dans leur fonctionnement, possèdent déjà un outil de vérification des informations afin de tordre le cou aux «fake news». En Italie et en Allemagne, il existe une loi qui oblige Facebook et YouTube à supprimer les contenus jugés par la justice comme étant indésirables en 24 heures, sous peine d’amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros. En France, Macron, qui inspire l’entourage de Pravind Jugnauth, souhaitait une loi pour contrer les fake news avant et pendant la période électorale. Aux Etats-Unis, les révélations sur l’ingérence russe, par le biais des réseaux sociaux, ont provoqué une prise de conscience relative à l’utilisation détournée des espaces pub par des agents russes. En Corée du Nord et la Chine, le contrôle de l’Etat est quasi total, et les réseaux sociaux américains se heurent à un rideau de fer.

Mais au fond, qui doit réguler les réseaux sociaux ? Qui décidera, par exemple, si les caricatures de Charlie Hebdo, de Deven T ou de Pov, devraient ou non être maintenues en ligne ? Certainement pas des politiciens qui essuient des critiques des citoyens face à leur manque de transparence et au népotisme. Si la police de Nobin était libre et indépendante, on aurait pu compter sur elle. Il reste donc que le judiciaire pour s’occuper de ces enjeux.

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