[Vidéo] Débatère Boule : débat national pour aider le sport roi

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Malgré quelques absences, le plateau du débat avait fière allure vendredi dernier avec Sameer Sobha (président de la MFA), Joe Tshupula (entraîneur national), Sébastien Sirot (DTN), Sarjoo Gowreesungkur (entraîneur de club), Patrice d’Avrincourt et Ashley Mocudé (anciennes vedettes et formateurs). Cela a permis d’intéressants échanges.

Malgré quelques absences, le plateau du débat avait fière allure vendredi dernier avec Sameer Sobha (président de la MFA), Joe Tshupula (entraîneur national), Sébastien Sirot (DTN), Sarjoo Gowreesungkur (entraîneur de club), Patrice d’Avrincourt et Ashley Mocudé (anciennes vedettes et formateurs). Cela a permis d’intéressants échanges.

Les différents acteurs du football mauricien échangeant leurs points de vue.

Les différents acteurs du football mauricien échangeant leurs points de vue.

Notre football va mal, que peut-on faire pour l’aider ? En tant qu’hebdomadaire sportif mauricien, Lékip a servi de médiateur pour faire avancer la cause du ballon rond, lors d’un débat public, retransmis en live sur Facebook, vendredi dernier, à Footfive, Bagatelle. Nous avons réuni un plateau de choix composé de Samir Sobha, Joe Tshupula, Sebastien Sirot, Sarjoo Gowreesungkur, Patrice D’Avrincourt, Ashley Mocudé et Désiré Periatambee (via Internet) pour un débat passionnant entre passionnés.

L’élimination du Club M par les Comores en éliminatoires de la CAN 2019 a fait couler beaucoup d’encre et fait réagir les fans, notamment sur les réseaux sociaux. C’était un peu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase du sport-roi, qui brillait dans les années 70-80 mais qui ne fait plus du tout vibrer les jeunes en 2017.

Jason Chellen et Azmaal Hydoo ont animé et chronométré les débats.

Lékip a voulu apporté sa pierre à l’édifice et se mêler aux discussions, en donnant la parole à différents acteurs de la scène footballistique pour obtenir un débat national sur le thème ‘l’autopsie du football mauricien’, en collaboration avec 5 Plus et l’express, vendredi dernier à FootFive, Bagatelle.

La régie de LSL Digital : Atish Nagawah et Yannick Azor à pied d’oeuvre
pour le «Facebook Live».

C’est ainsi que le président de la MFA Samir Sobha, le sélectionneur national Joe Tshupula, le Directeur technique National Sébastien Sirot, l’entraîneur de la Cure Sylvester Sarjoo Gowreesungkur, le représentant des académies de foot privées Patrice d’Avrincourt et l’ancienne star de notre sport-roi Ashley Mocudé ont fait un état des lieux du football à Maurice, avant de participer à un débat passionné ou beaucoup de manquements ont été soulevés à plusieurs niveaux. Même si l’invitation avait été lancée, il manquait le ministre des sports, Stephan Toussaint ainsi que les responsables de la Mauritius Professional Football League (MPFL) à l’appel.

Catherine Fidèle, «social media coordinator» de la Sentinelle.

Ce fut l’occasion d’une discussion franche, co-animée par Azmaal Hydoo et Jason Chellen, qui a permis de crever certains abcès, notamment concernant le manque de communication de la MFA. A ce titre, le président de la MFA, Samir Sobha, a pu s’exprimer sur plusieurs sujets qui intéressent le grand public et clarifier plusieurs choses. 

Il a ainsi soutenu que la MFA manque de moyens financiers et s’est défendu sur plusieurs dossiers (match à 16h contre les Comores et portes fermées pour un match de l’ASPL 2000, la nomination de Joe Tshupula comme sélectionneur). Samir Sobha a également parlé des mesures pour améliorer le niveau des joueurs du Club M en commençant par envoyer des jeunes espoirs dans des clubs européens, à ses frais, comme pour le jeune Adèle Langue, du Cercle de Joachim, qui effectue en ce moment des essais avec le FC Tours en France, accompagné par le DTN adjoint Jonathan Bru.

L’un des meilleurs produits de la formation à la mauricienne, Désiré Periatambee, qui a connu une belle carrière professionnelle en France (d’Auxerre à Le Mans, en passant par Bastia), est également intervenu dans les débats, en direct de France, grâce aux miracles de la technologie. Ce qui a valu de vifs échanges entre les différents protagonistes, ce dernier fustigeant notamment le copinage dans les instances du football mauricien.

Patrice d’Avrincourt (au c.) aimerait que le Club M vise plus loin qu’une médaille d’or aux Jeux des îles 2019, comme la CAN 2030 par exemple.

Le DTN Sébastien Sirot a expliqué ses projets pour la formation et a confronté sa vision à celles des responsables des académies privées regroupées sous la NGF Ligue présents, Patrice d’Avrincourt et Rodney Penny. Un débat qui ne fait que commencer et qui demandera assurément des efforts fédérateurs entre toutes les parties.

Médaillé d’or avec le Club M aux Jeux des iles 1985, Patrice d’Avrincourt a déclaré que Maurice devrait être plus ambitieux et ne plus se contenter de remporter les JIOI mais plutôt viser une qualification à la CAN 2030.

Sarjoo Gowreesungkur et Ashley Mocudé, deux figures illustres de notre football, ont également apporté leur vision des choses au débat, qui aura duré 2 heures. Les intervenants ont aussi répondu aux questions du public et des internautes. 

Fin d’autopsie : le football n’est pas mort, selon les divers protagonistes, puisqu’il suscite tant de débats et de passion chez les Mauriciens. Peut-il vraiment être réanimé ? Le chantier s’annonce immense comme chacun l’a reconnu mais des bases ont été jetées pour plus de compréhension pour mieux avancer ensemble, chacun dans son domaine. Le dialogue pour la relance du football renaît de ses cendres.

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Hans Nayna: «Sans la prison, il n’y aurait pas eu cet album»

Hans Nayna, 3e du concours.

Hans Nayna, 3e du concours.

Il n’a que 27 ans. Et pourtant, il dégage une telle maturité. Hans Nayna a terminé à la 3e place du concours «The Artist 2016» pour son album «Music for the Soul». Dans le «Central Desk» de La Sentinelle hier, il n’était pas prévu qu’il parle de sa mésaventure qui l’a conduit à la prison. Mais le jeune homme s’est lancé, à coeur ouvert, avec le sourire… Récit d’une éblouissante rencontre.

Hans, tu as été plébiscité à la 3e place du concours «The Artist 2016». Ton album «Music for the Soul» est visiblement un énorme succès. Tu t’y attendais ?
Certainement pas. J’ai choisi un positionnement difficile, loin de la musique type commerciale. Je l’ai fait en pensant que c’était pour le peuple, mais pas pour la masse. Ça fait super plaisir. Je ne réalise pas encore.

Quelle est ta touche dans cet album qui comporte des sonorités diverses, notamment une violoniste ?
La violoniste est ma femme depuis peu.

Nos félicitations…
Merci. L’album, c’est moi. C’est mon histoire. Ce par quoi je suis passé au cours de ces trois dernières années, avec Run Star, la prison, Mayotte, The Voice ratée. Les échecs, les réussites, tout y est.

Ces trois ans, tu les abo rdes avec le sourire. Tu parles de la prison et de ta mésaventure en esquissant un sourire. D’où est venue ta rédemption, ou plutôt ta «redemption song» ?
C’est l’événement le plus formateur de ma vie. Je ne regrette pas d’avoir connu la prison. Parce qu’au final, quand je regarde dans le rétroviseur, je me dis que j’ai réalisé tout ce que je devais réaliser en très peu de temps. Quand je suis sorti, tout est sorti naturellement Music for the Soul, Mo Lam. Je n’ai pas eu à creuser. C’était là, un cadeau. Ces trois mois ont fait de moi ce que je suis maintenant.

L’album aurait été différent sans ces trois mois à la prison ?
Non, il n’y aurait pas eu d’album. La première partie, financée par Damien Bathurst (NdlR, son manager), c’est l’argent de la caution. L’idée de l’album est venue quand on a récupéré l’argent de la caution. Je suis allé le rendre à Damien. Il m’a dit : «Non, c’est le financement de l’album.» Donc, sans cela, il n’y aurait pas eu d’idée d’album.

Tu parles de cela avec tant de facilité. Pourtant, je suppose que c’était difficile. Après Run Star, tu avais accordé des interviews à des confrères qui, après ton arrestation, ont tout simplement décidé de ne pas les publier. Pourquoi c’est si facile pour toi ?
C’est simple. Je souris. Et je suis content de ce qui m’arrive maintenant. Je suis content d’être 3e au concours The Artist 2016. Tout ce qui m’arrive aujourd’hui ne serait pas arrivé s’il n’y avait pas eu tout Cela.

3e place: Hans Nayna a remporté un cash prize de Rs 10 000 offert par La Sentinelle Limited et un téléphone portable de la marque Samsung offert par Cash & Carry.


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[Vidéo] L’express fait son Mannequin Challenge!

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Le dernier phénomène en vogue sur lnternet ? Le Mannequin Challenge ! En quoi consiste-t-il ? Tout simplement à se laisser filmer en restant figé dans une situation incroyable. Les Mauriciens n’ont pas hésité, eux aussi, à se prêter au jeu ! Ils sont nombreux à publier des vidéos de ce challenge sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Nous aussi, à La Sentinelle, avons voulu tester le fameux Mannequin Challenge…

Voir aussi la vidéo de Porlwi 


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Débat public: La Sentinelle questionne ce «2e miracle économique»

La Sentinelle, LSL Digital, miracle économique

Philippe Forget, Rajiv Servansigh, Georges Chung et Afsar Ibrahim, membres du panel, se sont livrés à un passionnant débat sur le devenir économique du pays.

«Un 3e boom économique est-il possible ?» C’est le thème choisi pour le coup d’envoi de la série de débats organisés par LSL Vidéo hier, samedi 4 avril, à la salle du conseil de la mairie de Port-Louis. Mené par Abdoollah Earally, responsable multimédia de La Sentinelle, le débat a réuni quatre panélistes: Philippe Forget, Georges Chung, Afsar Ebrahim et Rajiv Servansingh. L’objectif consistait à évoquer les conditions «endogènes et exogènes» nécessaires pour ce deuxième miracle économique annoncé.
 
En prélude au débat, les invités ont pu visionner un documentaire sur l’histoire économique de Maurice, réalisé par Axcel Cheney du groupe La Sentinelle: «L’apocalypse de James Meade n’a jamais eu lieu. Les crises, nous les avons toutes surmontées. Pourquoi et comment ? Maurice racontée par ses acteurs.» 
 
Concernant les conditions qui doivent être réunies pour passer à un nouveau palier de notre expansion économique, Philippe Forget s’est basé sur les chiffres de la productivité, extraits d’un article qu’il a rédigé en 2014. Selon lui, la productivité totale (la productivité main-d’œuvre et productivité capitale) de l’Inde a progressé de 5 % en moyenne durant ces six dernières années. 
 
La Chine par 9 % et Maurice a progressé par 0.1 %. «On doit être plus productif. Et on n’est pas plus productif. Le seul pays qu’on a pu battre est l’Afrique du Sud», affirme-t-il. Un deuxième tableau, qui parle de la productivité de la main-d’œuvre, résume le nombre de richesse produit par an, par employé. Maurice se trouvant derrière la Russie et la Grèce.
 
Un troisième tableau résume ce qui arrive à notre productivité nationale de l’économie totale. Selon lui, la productivité nationale est capitale si on a l’ambition d’atteindre un meilleur taux de productivité, une meilleure production nationale et un meilleur partage national. La confiance est aussi essentielle. Il faut aussi une part du rêve dans lequel il faut croire et d’autre part, mobiliser toute la nation. 
 
Pour Georges Chung, il faut amener la technologie à Maurice pour réaliser les grandes transformations de l’économie. «Le miracle peut ne pas arriver en 2016. Mais il va finir par arriver», avance l’économiste. Selon lui, le textile doit se réinventer aussi bien que l’agriculture avec ses 20 000 petits planteurs. «Il faut utiliser la technologie Intranet, Broadband, Cloud. C’est cette technologie qui va nous permettre d’augmenter par 10 %», suggère-t-il. Il confie qu’il faut également réinventer le secteur de l’offshore. «Dans chaque secteur on peut faire les choses différemment», dit-il.
 
Autre point avancé : l’innovation. «Si on peut innover dans chaque secteur basé sur la technologie, on donnera une plateforme à tous les secteurs de l’économie. Toutes ces conditions doivent être réunies si on veut avoir un miracle économique», explique-t-il.
 
Rajiv Servansingh est, quant à lui, peu convaincu de l'avènement d’un miracle économique. Selon lui, ce miracle ne va pas arriver en 2016. «On a besoin d’innovation. Il faut réunir un grand nombre de conditions pour le réaliser», affirme-t-il. Selon lui, la productivité est un facteur-clé de la croissance. «C’est la productivité et la formation qui vont nous permettre de faire un deuxième miracle économique. Nous avons tous les atouts. Je crois fermement dans le partenariat entre le secteur privé et le public», lance-t-il. Il est d’avis que la meilleure chose qui puisse arriver à Maurice est une «Afrique prospère». 
 
Pour Afsar Ebrahim, les Mauriciens ont un problème d’attitude. «On est en train de développer une culture de paresse. On doit avoir une économie 24/7. Les gens sont confortables avec ce qu’ils ont. Quand ils atteignent un seuil de revenu, ils sont contents», fait-il ressortir. 
 
A cela, Rajiv Servansingh réplique qu’il faut répondre à l’aspiration de la population, en trouvant le modèle auquel il pourra s’adapter et évoluer. Sont intervenus à l’heure des questions du public, plusieurs invités dans l’assistance, notamment, Jean Paul Arouff, rédacteur en chef de Business Mag, Jenny Pidial, CEO de Fit U Garment et Arvin Boolell du Parti travailliste.

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