Réhabilité

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Cette fois il est bien sorti du purgatoire. «Ashok Jugnauth pou candidat pou prochaine élection.» C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, mercredi, lors de l’inauguration du Bypass de St- Pierre. L’homme trouvé coupable de corruption électorale par la Cour suprême et le Conseil Privé obtiendra donc une investiture travailliste à Moka-Quartier-Militaire aux prochaines législatives.
 
Le PTr donne l’impression qu’il considère désormais que ce fut une perte de temps d’avoir traîné l’ex-député devant les tribunaux. Aujourd’hui, il s’agit, pour ce parti, de revenir à l’essentiel, c’est-à-dire de se maintenir au pouvoir. C’est donc plus commode pour lui d’oublier les principes qu’il disait défendre quand il réclama l’invalidation de l’élection d’Ashok Jugnauth.
 
Cet épisode du feuilleton politique montre à quel point les politiciens ont une morale élastique. Qui se déforme selon les circonstances. C’est en fonction du camp dans lequel se trouve le délinquant qu’une vilaine action sera pardonnée et le coupable blanchi.
 
Ashok Jugnauth est sorti progressivement du trou. A Vacoas, le 1 er mai dernier, il faisait ses premiers pas sur une estrade travailliste.
 
L’ex-MSM devait alors être l’invité surprise du meeting rouge mais sa présence n’avait surpris personne. Car, il n’est pas le premier transfuge de l’histoire politique du pays.
 
Des 21 000 emplois offerts peu avant le scrutin de 1982 à la distribution de macaroni lors des dernières municipales, le folklore électoral n’a cessé de se dégrader. Cette semaine, avec la caution donnée à Ashok Jugnauth par le parti qui l’avait fait condamner, la pente s’est inclinée un peu plus.
 
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